Heppe M. 2020 : Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes), aéroport Clermont-Ferrand/Auvergne, base de vie du chantier d’élargissement des pistes, rapport de diagnostic, Clermont-Ferrand, Inrap.
Aulnat – Aéroport Clermont-Ferrand Auvergne, base de vie du chantier d’élargissement des pistes
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Numéro d’opération :
038896Sujets :
voirie, voie, fossé bordier, installation hydraulique, drain, puits, habitat, habitat rural, villa, pars rustica, fosse de rejet, enclos, enclos circulaire, fosse, bâtiment agricole, silo, grenier, étable, bâtiment sur poteaux, palissade, four, four domestique, borne, sépulture, sépulture à inhumation, sépulture d'enfant, trou de poteau, fond de cabane, contenant funéraire, vase-cercueil, matériel de broyage, meule, accessoire vestimentaire, fixation de vêtement, fibule, silex, macroreste végétal, carporeste, ossement animalChronologie :
Préhistoire, Néolithique, Néolithique moyen, Néolithique final, Protohistoire, âge du Bronze, Bronze final, âge du Fer, Premier âge du Fer, Second âge du Fer, Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, Empire romain, Haut-Empire romain, époque julio-claudienne, Bas-Empire romain, Antiquité tardive, époque médiévale, Haut Moyen Âge, époque moderne, époque contemporaineNature de l'opération :
fouille préventivePlan
Haut de pageNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Lautier L. 2024 : Aulnat, Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes, aéroport Clermont-Ferrand Auvergne, base de vie du chantier d’élargissement des pistes, rapport de fouille, Clermont-Ferrand, Inrap, 3 vol.
Texte intégral
1La fouille, d’une surface de 35 373 m2, a été réalisée dans l’emprise de l’aéroport entre le 16 novembre 2020 et le 24 février 2021. Ce secteur est destiné à accueillir les équipes intervenant lors du chantier d’agrandissement et de réfaction des pistes et des voies de circulation de l’aéroport. L’intervention, extrêmement riche en données paléoenvironnementales et archéologiques, a révélé la présence de plusieurs occupations diachroniques : des vestiges se rapportant à plusieurs périodes protohistoriques, une villa et deux sépultures d’enfant dans la partie sud-est, un habitat de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge au nord-ouest. Ces installations prennent place dans un vaste réseau parcellaire fossoyé, dont certains fossés délimitent des axes de circulation gaulois, antiques et moderne.
2Les séquences sédimentaires les plus profondes, effectuées dans l’emprise ou dans des opérations voisines, illustrent la composition de cette partie de la plaine de la Limagne entre la fin du Tardiglaciaire et tout au long de l’Holocène. Les faciès les plus basaux de la séquence, formés d’argiles parfois enrichies en restes végétaux, sont caractéristiques d’un milieu saturé en eau qui date de l’Alleröd et le début du Boréal, avec des formations steppiques autour du marais, puis un couvert forestier qui se développe au cours du Boréal. Tout au long de l’Holocène, le marais perdure, avec des périodes ponctuelles d’assèchement progressif des sols et des dynamiques alluviales, qui se matérialisent par la multiplication de chenaux. Une retombée cendreuse volcanique issue du cratère du Kilian à l’extrême fin du Boréal (8468 ± 147 cal. BP) est conservée dans la séquence. Un violent incendie a entraîné la disparition de la végétation du marais et la formation d’un niveau rubéfié d’une épaisseur variable, à la transition entre le Mésolithique et le Néolithique ancien. La cause de ce vaste incendie (écobuage, feu de marais d’origine naturelle, événement cosmique…) est encore débattue. Les traces de déformations ductiles dans les séquences sédimentaires trahissent la survenue d’au moins deux crises sismiques. Enfin, la multiplicité des études archéobotaniques soulignent une ancienneté notable des activités anthropiques dans le secteur, avec des traces de céréales cultivées perçues dès le VIe millénaire et une ouverture du milieu massive dès le Bronze final et tout au long des périodes suivantes, tandis qu’à l’âge du Fer les activités pastorales aux abords immédiats des sites sont reconnues par des ascospores de champignons coprophiles.
3De très rares artefacts en position secondaire (meules, silex) témoignent d’une possible occupation au Néolithique moyen et final dans le proche voisinage.
L’habitat protohistorique
4Un aménagement sur poteau porteur (bâtiment, palissade ?) est daté par radiocarbone du début du Bronze final (1426-1259 av. J.-C., à 95,4 % de probabilité), alors qu’un horizon de circulation, daté par la même méthode de la fin du Bronze final (915-808 av. J.-C. à 95,4 % de probabilité), a livré des carporestes (vesce, enveloppe de blé), ce qui indique un traitement des récoltes pour cette période. L’occupation protohistorique principale s’inscrit pendant les périodes hallstattienne (Hallstatt C et D) et laténienne ancienne (La Tène A et B). Si le site principal se développe en partie centrale de l’emprise sur une superficie de 7 600 m2, la découverte de vestiges contemporains à l’emplacement des habitats antiques et médiévaux, atteste l’existence d’un habitat polynucléaire composé d’un tissu de fermes et/ou de hameaux. Les aménagements sont de nature variée : des fossés de drainage, quelques alignements de trous de poteau, orthonormés pour certains, accompagnés parfois d’effets de parois dans la répartition des artefacts, des fosses de rejet et plusieurs puisards aménagés en degrés pour faciliter l’accès à l’eau, disséminés autour d’une structure interprétée comme un fond de cabane.
5Le mobilier recueilli dans les structures et sur les horizons d’occupation souligne la polyvalence des activités, avec la transformation des fibres textiles, la mouture, et peut-être un traitement des céréales, et des lieux de consommation alimentaire. Le mobilier céramique témoigne des usages principaux présents dans un habitat : stockage, préparation, cuisson et consommation des aliments. Les restes archéobotaniques présentent un panel varié de céréales (millet, orge, avoine, blé amidonnier, blé nu), avec des témoignages de traitement des récoltes dans le contexte de la fin du Bronze final et du Hallstatt D1-début D2. Durant toute cette période protohistorique, les adventices (gaillet, brome, chénopode, renouée, rumex) confirment la forte ouverture du secteur et la proximité des champs de culture. Un bel ensemble d’une dizaine de meules et de molettes de l’âge du Fer proviennent de structures contemporaines ou ont été remployées dans des structures plus tardives et témoignent des activités de mouture sur le site. Elles sont majoritairement fabriquées en trachyandésite, dont l’origine est à rechercher dans la chaîne des Puys, et également en basalte et en arkose. L’une d’entre elles, en basalte, conserve des traces d’un outil métallique bien visibles, qui nous renseignent sur les techniques de taille des artisans. Enfin, les ossements d’animaux surlignent un panel varié d’espèces domestiques (cheval/hybrides avec l’âne, bovins, porcs, caprinés, chiens), avec une prédominance, dans cet échantillonnage, des restes de bovins.
6C’est dans ce secteur, densément peuplé jusqu’au ive s. av. J.-C., que prend naissance, dans la première moitié du siècle suivant, l’agglomération proto-urbaine d’Aulnat/Gandaillat, centre de pouvoir du bassin clermontois, qui atteint une superficie de 150 ha au moment de son abandon, à la fin du iie s. av. J.-C. Notre secteur d’étude, localisé sur ses marges, n’a livré que quelques éléments de cette période : quelques fossés drainants, un trou de poteau et deux fosses, ainsi que des tessons en positions secondaires des deux derniers siècles avant J.-C. dans les secteurs alto-médiéval et antique. L’aménagement le plus structurant de cette période est une voie de circulation d’orientation nord-est – sud-ouest délimitée, dans son état d’origine, par deux fossés bordiers distants de 7 m. Suivie sur une longueur de 160 m, elle se dirige apparemment en direction de Gandaillat. L’origine laténienne d’un autre chemin d’axe nord-nord-est – sud-sud-ouest est fortement supposée.
Fig. 1 – Vestiges protohistoriques en partie centrale de l’emprise
Levé : B. Oury ; DAO : F. Muller (Inrap).
La villa antique
7Dans les premières décennies du ier s. apr. J.-C. se met en place, au sud-est de l’emprise, un ensemble de bâtiments interprété comme la pars rustica d’une villa. Cet établissement est édifié dans un terroir fortement anthropisé, drainé par de nombreux fossés aux orientations multiples, et desservi par au moins quatre axes routiers, dont deux, nous l’avons vu, ont – ou pourraient avoir – une origine laténienne. La forte amplitude chronologique du mobilier à l’emplacement de la villa entre La Tène B et l’Antiquité tardive est à noter.
8Néanmoins, l’essor du domaine ne débute qu’à partir du règne de Tibère. Le domaine connaît un abandon, ou du moins une baisse drastique de ses activités, dans le courant du iiie s. Nous ignorons tout de la morphologie des occupations antérieure et postérieure. Les éléments structurés se déploient sur une superficie minimale de 0,25 ha, mais ils se poursuivent hors emprise au sud et à l’est, où l’on peut légitimement supposer que se développe la pars urbana de l’établissement que nous n’avons que partiellement atteinte. Le décapage a mis en évidence les plans de quatre bâtiments, un probable grenier, des éléments de clôture, un puits, une aire de dépiquage et un chemin orienté nord-ouest – sud-est, restitué sur une trentaine de mètres de longueur, mais dont la poursuite pourrait être matérialisée par l’axe d’un fossé.
9Enfin, en dehors de l’emprise de la villa, deux sépultures d’enfants ont été découvertes, dont une semble en lien avec un des cheminements reconnus.
10Une dernière remarque sur la chronologie des vestiges concerne le brassage du mobilier, qui résulte des longues phases d’occupation et d’abandon. Seuls deux bâtiments se singularisent par des fourchettes chronologiques plus recentrées : le bâtiment 1, qui n’a livré que des éléments datés des iie et iiie s., et le bâtiment 3, qui pourrait être installé dès le début du ier s.
11De plus rares éléments indiquent que la palissade occidentale du site pourrait également s’inscrire au tout début du Haut-Empire. Trois éléments palissadés ont été identifiés. Deux circonscrivent l’emprise de la villa ; le troisième, placé au milieu du site, pourrait n’avoir été édifié que durant l’Antiquité tardive. La palissade occidentale, délimitée par quinze trous de poteau qui se poursuivent au sud de l’emprise, est la mieux étudiée. Des analyses de phytolithes et de phosphores, réalisées sur des sédiments prélevés de part et d’autre de cette limite, ont souligné, pour les premières, la présence uniquement à l’extérieur du site de phytolithes de glumes de céréales et de squelettes siliceux de type broyage ou déjection, tandis que les secondes confirment, pour les deux prélèvements, une accumulation de phosphore issue de végétaux ou d’activités domestiques non répétées. Ces résultats indiquent un éventuel lieu de pacage ou de circulation animalière à l’extérieur du site. La présence d’un puits dans ce même secteur peut ainsi servir à l’abreuvage des troupeaux et/ou des animaux domestiques.
12Deux bâtiments sont composés d’une architecture composite, formée de solins en pierres, fragments de céramiques et éléments de terre cuite complétés de trous de poteau. D’une orientation identique, ils sont impactés par le creusement d’un fossé médiéval, qui a tronqué une partie de leurs aménagements, rendant leur lecture et leur restitution plus difficiles. Au sud du fossé, le bâtiment 1, d’une superficie de 80 m2, est un édifice en L, délimité par deux murs de solin, possiblement associés à une galerie couverte par des tuiles, dont subsiste un effondrement partiel. Une interruption entre les murs, large de 1 m, est marquée par deux piédroits en calcaire. Au nord du fossé, le bâtiment 2 a une superficie restituée de 40 m2. À l’est de ce dernier, à une distance de 8 m, cinq trous de poteau (le sixième a disparu au moment de l’installation du fossé médiéval) délimitent un bâtiment rectangulaire de 12 m2, qui est interprété comme un grenier à plate-forme surélevée. Au sud-est, un autre bâtiment sur poteaux porteur (bâtiments 3) a des dimensions plus importantes (65 m2) et se poursuit hors emprise. Son sol interne est formé d’un remblai de nivellement et à l’intérieur quatre fragments de tegulae posés à plat correspondent peut-être à l’aménagement d’une plaque foyère sommaire. Le mobilier confirme son phasage ancien dès la création de l’établissement domanial. Dans ce même secteur, l’observation d’un trou de poteau dans la berme pourrait indiquer l’existence d’un autre bâtiment au sud de l’emprise. Enfin, le dernier bâtiment (bâtiment 4), dont seule la limite nord a été décapée, diffère dans ses dimensions et dans le soin apporté à son architecture. Nous émettons l’hypothèse qu’il puisse correspondre à une partie du bâtiment résidentiel. D’une largeur totale de 14 m, il se compose d’un mur massif de blocs de calcaire, conservé sur une hauteur de 0,60 m, long de 8,50 m, dont la largeur minimale est de 1,85 m, et accolé à une pièce quadrangulaire de 5,50 m de large pour une profondeur minimale de 3 m.
13Cet édifice est bordé à l’est par un axe de circulation d’orientation nord-ouest – sud-est, qui dessert le reste de l’établissement, et qui se poursuit hors emprise, après avoir longé les bâtiments 1 et 2. Sa chaussée est particulièrement bien soignée au contact du bâtiment 4, avec une accumulation de petits blocs de calcaires qui conserve les traces de deux ornières en partie centrale. Deux bornes en calcaire limitent son emprise occidentale.
14À l’ouest de cette voie, un empierrement, légèrement bombé, de forme subcirculaire de 12 m de large pour une longueur minimale de 7 m, constitué de blocs de calcaire et d’éléments de terre cuite, est interprété grâce à différentes analyses (micromorphologie, phytolithes, phosphores) comme une aire de battage.
15Aux marges de l’habitat, à moins d’une trentaine de mètres de la palissade occidentale, deux sépultures d’enfant ont été installées. La première, placée le long d’un fossé dans un vase ovale protégé par des fragments de tuiles, est celle d’un nourrisson décédé lors de la naissance ou dans les jours qui l’ont suivie. La seconde est creusée perpendiculairement au fossé bordier d’une voie qui semble antérieure. La fosse sépulcrale accueille le corps d’un enfant de 1 an, déposé entre les années 15 et 40 apr. J.-C. dans un coffre en bois orné de poignets et d’un système de serrure. Cette inhumation se distingue par l’abondance du mobilier funéraire (vingt céramiques issues majoritairement de vaisselle de service contenant diverses préparations à base de plante, d’huile ou de lait, deux balsamaires en verre, dix pièces de porc, de volaille et de mouton, un jeune chien avec son collier et sa laisse, un cerceau en fer, une fibule, une dent de lait appartenant à un autre enfant déposée dans un coquillage, des rameaux de pins). Elle reste, à ce jour, la plus richement dotée de la cité arverne, aussi bien du point de vue de quantitatif que qualitatif, et suggère l’appartenance de cet enfant à une famille de rang privilégié.
Fig. 3 – Relevé en plan des vestiges antiques dans l’emprise de la fouille
Levé : B. Oury ; DAO : F. Muller (Inrap).
L’occupation tardo-antique et alto-médiévale
16Le décapage de l’angle nord-ouest de l’emprise a mis en évidence, dans un secteur ponctuellement occupé aux époques hallstattienne, laténienne et alto-impériale, des indices d’une occupation tardo-antique (ive-vie s.), qui prennent la forme de mobilier céramique, métallique, monétaire. Des structures contemporaines sont également attestées : un fossé et un bâtiment (bâtiment 1) d’une superficie minimale de 41 m2 et une palissade. Les fossés bordiers de la voie antique d’axe nord-ouest – sud-est sont comblés par des rejets massifs de faune.
17Entre le vie et le viie s., toujours dans l’angle nord-ouest de l’emprise, sont édifiées neuf nouvelles habitations sur poteaux porteurs, dont un grenier et plusieurs unités domestiques ou bâtiments techniques, accompagnés de 16 fosses, 1 silo et 4 puits, dont le nombre pourrait indiquer une population importante.
18Sur une superficie minimale d’un demi-hectare, les structures d’habitat se répartissent en deux secteurs. À l’ouest, cinq fossés orthonormés organisent l’espace, tandis que le regroupement de plusieurs tranchées étroites, à l’est, indiquerait une zone dédiée à la stabulation.
19Un changement semble intervenir dans le courant du viie s. sur le site, changement qui perdure jusqu’au viiie s. Un réseau dense de fossés est aménagé et scinde la zone en différents espaces. Les bâtiments préalablement implantés sont recoupés par ces structures linéaires, ce qui implique un déplacement probable des cellules d’habitat plus à l’ouest ou au nord, hors emprise. Dans le comblement de l’un de ces fossés est installé un four piriforme à vocation probablement domestique. L’ultime phase de remaniements voit l’installation, au centre de l’emprise, d’un vaste enclos ovoïde fossoyé de près de 900 m2, tandis qu’un second enclos contemporain est aménagé dans le quart nord-est du secteur.
20L’étude de la faune dans ce secteur alto-médiéval discrimine des gestions différenciées des déchets osseux, avec une forte proportion des rejets domestiques dans le secteur des habitations et des rejets d’activités de boucherie s’exerçant sur les bovins et, dans une moindre mesure, sur les chevaux, dans les fossés.
21Une analyse micromorphologique à l’emplacement d’un bâtiment (bâtiment 5) met en évidence un rehaussement des sols en terre battue par un horizon de prairies à herbacées. Ce constat, couplé aux données archéozoologiques et à la morphologie des grands enclos, permet d’interpréter ces structures comme des lieux de parcage/stabulation, peut-être temporaires et en lien avec des activités centrées sur la boucherie.
Fig. 4 – Localisation des vestiges de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge sur la totalité de l’emprise
Levé : B. Oury ; DAO : F. Muller (Inrap).
Les transformations modernes et contemporaines
22Plusieurs éléments témoignent de la poursuite de la mise en valeur de ce secteur de plaine aux périodes moderne et contemporaine, à travers la réactivation du drainage de la plaine, l’installation de bâtiments de nature indéterminée, et la création, à l’emplacement d’un fossé médiéval comblé, d’un chemin d’axe est-ouest figurant sur le cadastre napoléonien. Sur son parcours, s’embranche perpendiculairement un double fossé correspondant à une limite parcellaire. À leur jonction, un élément maçonné massif est interprété comme un ouvrage de franchissement.
23Enfin, le long de ce chemin, sept bornes de pierre ou éléments de calage, placés de part et d’autre de la chaussée dans les fossés bordiers ou à proximité, n’ont pas servi uniquement de jalons routiers. Certains de ces repères sont également liés à la fixation de limites de propriétés, ce qui témoigne d’un paysage agricole fortement borné à la fin du xviiie s. et au début du xixe s.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Vestiges protohistoriques en partie centrale de l’emprise |
| Crédits | Levé : B. Oury ; DAO : F. Muller (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/217686/img-1.jpg |
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| Titre | Fig. 2 – Vue zénithale de la sépulture SP1160 |
| Crédits | Cliché : D. Gliksman (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/217686/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 2,3M |
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| Titre | Fig. 3 – Relevé en plan des vestiges antiques dans l’emprise de la fouille |
| Crédits | Levé : B. Oury ; DAO : F. Muller (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/217686/img-3.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 943k |
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| Titre | Fig. 4 – Localisation des vestiges de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge sur la totalité de l’emprise |
| Crédits | Levé : B. Oury ; DAO : F. Muller (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/217686/img-4.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 760k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Laurence Lautier, « Aulnat – Aéroport Clermont-Ferrand Auvergne, base de vie du chantier d’élargissement des pistes » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Auvergne-Rhône-Alpes, mis en ligne le 17 septembre 2025, consulté le 23 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/217686
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