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1997
Projets collectifs de recherche

Édifices du haut Moyen Âge en Aquitaine

Projet collectif de recherche (1997)
Responsable d’opération : Brigitte Boissavit-Camus

Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Ministère de la Culture

Texte intégral

1Ce programme qui porte sur l’étude de quatre cas – Sainte-Quitterie d’Aire-sur-l’Adour, Saint-Seurin de Bordeaux, Saint-Martial de Limoges et Saint-Jean de Poitiers – a achevé une première tranche (1995-1997) de travaux. Au terme de ces trois années, il a paru aux membres de l’équipe que cette riche expérience n’était pas suffisamment aboutie pour qu’elle puisse encore être présentée comme exemple. Aussi une nouvelle demande, acceptée par la CIRA, a-t-elle été déposée pour 1998-2000.

2Progressivement, il est apparu que les trois objectifs définis lors de la formulation initiale du projet (scientifique, documentaire et conservatoire) étaient profondément liés entre eux et que l’on ne pouvait progresser dans l’un ou l’autre domaine de façon isolée. Il ne s’agit pas simplement de confronter des résultats ou des difficultés, mais de poser autrement les questions et d’inscrire les actions dans une cohérence commune. C’est donc le contenu des questions et des interventions sur le terrain qui est en jeu.

3L’important de cette démarche collective demeure la méthode utilisée pour la progression des études qui a permis de poser pour chaque site un cadre de travail et une sorte de schéma directeur des problématiques. L’approche globale a été privilégiée. Ici, la pluridisciplinarité n’est pas mise en œuvre à travers la présentation successive de disciplines ou de compétences techniques diverses, mais est organique au fonctionnement même du groupe, influençant directement la façon de poser les questions stratégiques et techniques sur le terrain, favorisant la progression de l’étude. Ces travaux, ainsi que le séminaire organisé avec des restaurateurs en juin 1997 sur « Étude archéologique et restauration des enduits et mortiers médiévaux et modernes », ont ainsi montré qu’un vrai projet de conservation n’est pas possible sans étude préliminaire, scientifique et sanitaire, mais qu’il reste beaucoup de chemin à faire pour rapprocher les points de vue.

4Sur le terrain, le déroulement des investigations est sensiblement identique pour les différents sites :

  • réflexion et évaluation scientifique, définition d’une trame générale ;
  • couverture photographique régulière ;
  • nettoyage fin à l’aspirateur et au scalpel, accompagnant l’établissement des relevés graphiques et le descriptif des vestiges ;
  • politique économe des sondages archéologiques (interventions destructives, légères ou très ciblées, en relation étroite avec les interrogations scientifiques) ;
  • lecture des élévations accompagnée de relevés, d’analyses de mortier ou de sondages (à ce propos aussi, une réflexion scientifique et sanitaire menée conjointement est un préalable indispensable, pour savoir par exemple si la stratigraphie verticale peut être établie à partir de l’observation des lacunes ou si une série de sondages est nécessaire et auquel cas, où, comment, combien...) ;
  • établissement de relevés (plan et élévation) au 1/20e qui servent de base commune à tous les reports d’informations, afin de permettre leur confrontation. Chaque niveau d’information fait l’objet d’un relevé qui lui est propre, superposable au relevé de base. Des détails peuvent être relevés à d’autres échelles ;
  • pendant toute la durée des travaux, visites régulières sur le site de l’ensemble des membres de l’équipe et exposé de l’état d’avancement des travaux et de la progression envisagée afin de discuter des propositions scientifiques et des stratégies d’intervention ;
  • au-delà des acquis de chaque site, la première étape de ce programme de recherches a révélé l’importance du potentiel que représentent encore ces sites anciennement fouillés ou étudiés pour l’étude de cette période, la crypte de Sainte-Quitterie d’Aire-sur-Adour étant sans doute l’exemple le plus spectaculaire.

5Les résultats ont permis de mieux appréhender les monuments :

  • dans leur contexte ; l’étude de la topographie naturelle ou historique est fondamentale pour cela ;
  • dans leur évolution historique qui met en lumière les adaptations de ces édifices aux changements architecturaux, liturgiques ou culturels ;
  • enfin dans leur évolution sanitaire. En effet, les conditions dans lesquelles évoluent ces édifices ne peuvent être délaissées ou rejetées après l’achèvement des travaux archéologiques et exploitées dans la seule perspective d’établir l’histoire récente des restaurations contemporaines. À l’instar des changements mentionnés ci-dessus, elles doivent être abordées dans la durée, comme un élément essentiel de l’évolution des constructions et des reconstructions.
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Pour citer cet article

Référence électronique

Brigitte Boissavit-Camus, « Édifices du haut Moyen Âge en Aquitaine » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 09 octobre 2025, consulté le 17 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/218986

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Auteur

Brigitte Boissavit-Camus

SDA

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Responsable d’opération

Brigitte Boissavit-Camus

SDA

Opération(s) dirigée(s) par cet archéologue

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Droits d’auteur

CC-BY-SA-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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