Au large de Bonifacio – Relevé des structures immergées de Piantarella
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Année de l'opération :
2018Numéro d’opération :
3357Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Ministère de la Culture
Texte intégral
1Suite à l’opération de sondage d’une semaine organisée en 2017, une campagne a été organisée conjointement et avec la même équipe que celle de l’expertise des structures immergées de Cavallo conduite par L. Borel (Architecte CNRS, CCJ). Les deux missions se sont déroulées entre le 17 et le 24 octobre 2018 ; trois jours ont été consacrés au site de Piantarella. La mission avait pour but d’effectuer une série de vérifications dans la structure de la plage de Piantarella relevée en 2017, où nous avions remarqué, dans les images prises avec le drone, une possible ouverture entre la « digue » parallèle à la plage et l’esplanade, mais cette ouverture n’avait pas pu être précisée ni documentée. Nous voulions également mieux comprendre les limites sud de l’esplanade (secteur 2), notamment si le niveau de moellons se poursuivait sous le sable. Nous voulions aussi contrôler les dimensions et préciser les contours de la structure perpendiculaire (secteur 3) à la « digue » parallèle à la plage (secteur 1), cette zone étant couverte par une épaisse couche de posidonies mortes lors du relevé en 2017.
2Les fortes tempêtes dans les jours précédant notre arrivée ont dégagé les posidonies mortes et une épaisse couche de sable sur l’extrémité méridionale de la « digue » (secteur 1) et sur l’esplanade (secteur 2), tout particulièrement entre les structures et la plage qui avait pratiquement disparu. Lors des plongées, nous avons pu vérifier que la surface de moellons était beaucoup plus étendue que ce que nous avions vu l’an dernier. La prise de vue aérienne (fig. 1) a montré que ce lit de moellons s’étend jusqu’au cordon au moins, en correspondance de la grande esplanade. Le décapage du sable qui recouvrait la partie submergée de la structure en direction du cordon a confirmé que le niveau de petits blocs se poursuit dans cette zone (fig. 2). En parallèle, le nettoyage des sédiments, qui couvraient superficiellement la structure à l’emplacement de l’ouverture présumée, a montré qu’il n’y avait pas de solution de continuité entre la digue et l’esplanade.
Fig. 1 – Orthophotographie de la structure de la plage de Piantarella
Cliché : E. Berry (Drassm) ; traitement : L. Borel (CCJ).
3Nous avons procédé à des levés altimétriques selon des sections transversales réparties tout au long de la structure, qui ont montré l’absence de rupture dans les cotes altimétriques, confirmant ainsi que la digue est continue sur toute la longueur conservée.
4Un possible second appendice a été entrevu à environ 11,5 m au nord du secteur 3, sur la façade ouest de la digue. Il mesure environ 1,50 m de largeur par 4 m de longueur, mais sa trace est très ténue et sa présence demande à être confirmée.
5Dans le secteur 2, nous avons voulu vérifier la présence du diverticule repéré l’an dernier au sud de l’esplanade, qui n’apparaissait pas sur la prise de vue réalisée par drone cette année. Nous n’avons pu effectuer le sondage prévu sur le côté méridional en raison des conditions météo, mais un nettoyage à la main semble indiquer que le niveau de moellons se poursuit sous le sable, au moins à proximité de la construction.
6La fonction de cet ensemble doit encore être précisée. À l’issue de la campagne 2017, les données altimétriques sur la structure et celles sur le niveau de la mer semblaient en contradiction avec une fonction de brise-lames protégeant une lagune qui aurait été utilisée comme bassin portuaire ou pour une autre forme d’exploitation productive (vivier ?). Les analyses réalisées par M. Ghilardi sur les carottes effectuées dans l’étang rouvrent cependant la question, puisqu’il a constaté un important hiatus de la sédimentation vers 1 m de profondeur. On pourrait alors envisager un dragage d’époque romaine destiné à maintenir une hauteur d’eau suffisante pour la circulation des embarcations.
7Il convient maintenant de s’assurer de l’extension de l’amas de pierre entre la mer et le cordon, d’une part vers l’ouest en correspondance de la grande esplanade, d’autre part vers le nord où une petite avancée de pierres perpendiculaire à la digue a été repérée en 2017 (secteur 3), et peut-être une seconde en 2018.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Orthophotographie de la structure de la plage de Piantarella |
| Crédits | Cliché : E. Berry (Drassm) ; traitement : L. Borel (CCJ). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/224798/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 325k |
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| Titre | Fig. 2 – Fouille du niveau de moellons entre la structure et la plage |
| Crédits | Cliché : E. Berry (Drassm). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/224798/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 1,8M |
Pour citer cet article
Référence électronique
Franca Cibecchini, Marie-Brigitte Carre et Laurent Borel, « Au large de Bonifacio – Relevé des structures immergées de Piantarella » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Domaine public maritime, mis en ligne le 05 février 2026, consulté le 07 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/224798
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