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2019
16 – Charente

Fléac – Rue des Chaumes, chemin de l’Étang

Opération préventive de diagnostic (2019)
Responsable d’opération : Bénédicte Moutarde

Entrées d’index

Année de l'opération :

2019

Numéro d’opération :

207034

Nature de l'opération :

opération de diagnostic
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Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Inrap

Texte intégral

1Le dépôt d’une demande de permis d’aménager pour un lotissement sur la commune de Fléac a motivé une prescription de diagnostic archéologique sur 19 890 m2. La commune de Fléac, en Charente, se situe à 5 km au nord-ouest d’Angoulême et surplombe un méandre de la Charente tandis que plusieurs villages et hameaux parsèment le territoire communal, tel que La Vallade au bord duquel se situe le projet. La commune enregistre une densité notable de sites avérés ou d’indices d’occupation. La Préhistoire est faiblement illustrée par des ramassages de surface. Le Néolithique et la Protohistoire sont fortement représentés, notamment par le biais de l’archéologie préventive. L’occupation antique quant à elle n’apparaît guère sur cette rive de la Charente, tandis que les indices d’occupation pour la période médiévale sont de loin les plus abondants.

2Les parcelles à sonder se situent entre 63 et 61 m d’altitude NGF. L’emprise s’étire du nord au sud de part et d’autre d’un vallon sec orienté ouest-est et qui décline vers le ruisseau affluent de la Charente. Les dépôts au sein du vallon sont asymétriques. Sur le versant nord, au sommet, le calcaire est subaffleurant. En bas de pente sont venues s’accumuler, sur à peine 20 cm, des colluvions qui paraissent remobiliser des formations tertiaires. La pente actuelle du versant nord du vallon correspond à peu de choses près au profil d’affleurement du calcaire. Quelques trous de plantation de vignes y ont été enregistrés. Il en est tout autrement pour le versant sud : depuis le sud de l’emprise en direction du creux du vallon au nord, le calcaire est subaffleurant sous une trentaine de centimètres de formations récentes et décline mollement. Une rupture dans le calcaire a pu être clairement topographiée. Son rebord adopte un profil quasi vertical. Cette dépression est colmatée par des argiles plastiques dont nous n’avons pas atteint la base étant donnés la densité du projet à bâtir et le faible potentiel archéologique de la séquence.

312 tranchées de diagnostic ont été ouvertes pour couvrir 7,74 % de la surface prescrite et 9,47 % de la surface réellement accessible

4Cette opération située à l’extérieur du bourg aura permis de mettre au jour 32 structures archéologiques parmi lesquelles une concentration notable de structures en creux sur le versant sud du vallon sec, ainsi que du mobilier en épandage, pouvant se rapporter à une occupation Néolithique ou à la Protohistoire ancienne. Le mobilier n’est pas assez correctement conservé et ne présente pas suffisamment d’éléments diagnostiques pour permettre une attribution chronologique précise et assurée (fig. 1). La datation d’un charbon dans le comblement d’une des structures viendrait à l’encontre de l’ambiance esquissée par l’analyse du mobilier, puisqu’elle donne en datation calibrée à 2 sigmas une fourchette valable à 95,4 % entre 361 et 177 av. J.-C. La nature exacte des fosses reste assez énigmatique puisqu’elles paraissent le fruit de creusements aléatoires, fauchés et recolmatés par les colluvions, sans que l’on puisse vraiment saisir une organisation spatiale cohérente. La commune et ses environs ont livré fort heureusement des sites étudiés ou potentiels plus probants pour ces périodes.

Fig. 1 – Échantillon du mobilier céramique collecté

Fig. 1 – Échantillon du mobilier céramique collecté

Cliché : I. Kerouanton (Inrap).

5On retiendra par ailleurs de cette opération la présence de deux structures linéaires en pierres sèches couvertes de grandes dalles calcaires se dirigeant en fond de vallon (fig. 2). Cet aménagement sans doute moderne ou contemporain complète la vision que donne déjà la lecture du cadastre napoléonien avec le lavoir de La Vallade, les bassins et canaux en fond de vallon qui démontrent une volonté de tirer parti de la topographique et de l’hydrographie en cherchant autant que possible à maîtriser et discipliner les ressources naturelles à des fins sanitaires.

Fig. 2 – Drains en pierres sèches

Fig. 2 – Drains en pierres sèches

Cliché : B. Moutarde (Inrap).

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Échantillon du mobilier céramique collecté
Crédits Cliché : I. Kerouanton (Inrap).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/227599/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 176k
Titre Fig. 2 – Drains en pierres sèches
Crédits Cliché : B. Moutarde (Inrap).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/227599/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 1,2M
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Pour citer cet article

Référence électronique

Bénédicte Moutarde, « Fléac – Rue des Chaumes, chemin de l’Étang » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 23 mars 2026, consulté le 10 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/227599

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Auteur

Bénédicte Moutarde

Inrap

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Responsable d’opération

Bénédicte Moutarde

Inrap

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Droits d’auteur

CC-BY-SA-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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