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Année de l'opération :
2019Numéro d’opération :
207196Sujets :
édifice religieux, église, sépulture, sépulture à inhumation, cimetière, contenant funéraire, sarcophageNature de l'opération :
fouille préventiveNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Cette intervention est liée au réaménagement de plusieurs rues du bourg de Moulidars, notamment aux abords de l’église. Elle fait suite à un diagnostic réalisé au mois de mai 2017, ayant concerné les abords de l’église ainsi qu’une vaste parcelle aux abords du bourg. Les trois sondages implantés à proximité de l’église avaient alors permis de constater la présence du cimetière paroissial et surtout la très faible profondeur d’apparition des sépultures.
2Ce suivi de travaux, concernant une emprise prescrite d’environ 60 m2 et 10 m linéaires, sur une profondeur maximale d’environ 0,40 m, a été mené par deux agents de l’Inrap du 18 au 29 novembre 2019.
3Les zones fouillées sont liées aux profondeurs des terrassements effectués par la société Colas en fonction des aménagements à réaliser. Dès leur commencement, les terrassements ont été effectués sous surveillance archéologique. Les structures impactées par les travaux ont ensuite été étudiées en fonction des contraintes du chantier d’aménagement. Ainsi, le secteur situé en avant du porche de l’église Saint-Hippolyte a été géré en priorité de manière à gêner le moins possible la progression des travaux contrainte par l’organisation topographique du bourg de Moulidars.
4Ponctuellement, des sondages manuels de dimensions restreintes ont été effectués de manière à documenter certains questionnements. L’un de ces sondages a permis de confirmer que le bras nord de l’église est postérieur à la nef.
5Ce sont un peu plus de vingt sépultures qui ont été perçues, et pour partie fouillées, à l’ouest et surtout au nord de l’église. Ces sépultures, apparaissant parfois directement sous le goudron, sont aussi bien en pleine terre, en coffres ou encore en sarcophage. Certains coffres sont composés d’éléments architecturaux en remploi. Les sarcophages qui ont été observés correspondent également à des éléments de récupération. En effet, si certains d’entre eux sont attribuables au haut Moyen Âge, leur mise en place est postérieure à la construction de l’église romane. Il est donc probable qu’une nécropole du haut Moyen Âge se soit trouvée à proximité. Enfin, parmi ces éléments en remploi, il faut souligner la présence d’une dalle gravée participant à la couverture d’un sarcophage. Cette dalle, présentant une croix « grecque » dans un cercle, a été trouvée retournée avec son décor contre terre montrant clairement qu’elle ne se trouvait pas dans sa position originelle. La sépulture qu’elle venait recouvrir a fait l’objet d’une datation 14C permettant de l’attribuer à une période comprise entre 1032 et 1177 (fig. 1).
6En avant de la façade occidentale de l’église, outre quelques sépultures en pleine terre, ce sont les fondations de murs qui ont été mises au jour. Celles-ci participent d’un parvis rectangulaire doté d’une ouverture dans l’axe du porche de l’église dont la façade ne conserve pas de trace de fixation d’un ballet.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Sépulture 16 |
| Crédits | Cliché : M. Gobron (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/227683/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 2,1M |
Pour citer cet article
Référence électronique
Adrien Montigny, « Moulidars – Le Bourg » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 23 mars 2026, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/227683
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