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Année de l'opération :
2016Numéro d’opération :
081442Sujets :
métal, cuivre, acquisition de ressource naturelle, mine, technologie, technologie du métal, métallurgie, bronzeLieux :
France métropolitaine, Corse, Département de la Haute-Corse, Érone, Focicchia, Pietralba, Rusio, SermanoChronologie :
Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, époque moderne, époque contemporaineNature de l'opération :
prospection thématiqueNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Arkemine
Texte intégral
1La prospection thématique sur les mines de cuivre du Centre Corse, initiée en 2015, a été poursuivie afin de mener des investigations complémentaires sur les sites de Focicchia, Rusio, Erone, Sant’Alesio, et Pietralba. En effet, la lecture des sources archivistiques a permis de repérer différents travaux qui n’avaient pas été identifiés lors de la première approche de terrain. Dans le cadre de cette nouvelle opération, il s’agissait de retrouver ces ouvrages miniers afin de les étudier dans l’optique de constituer des relevés quasi-exhaustifs de l’ensemble des structures encore accessibles.
2À Focicchia, la mission a consisté à explorer la falaise se situant à l’aplomb de la mine, déjà inventoriée, afin d’y repérer des traces d’extraction qui auraient pu témoigner de travaux antérieurs au xixe s. Malheureusement aucun indice n’a pu être relevé. En revanche, aux alentours immédiats de la mine, une occupation antique a tout de même pu être identifiée par la présence de nombreux tessons de céramique d’importation.
3Sur le secteur de Rusio et Erone, ce sont de nouveaux travaux miniers qui ont été étudiés. Ces derniers correspondent, pour la plupart d’entre eux, aux descriptions mentionnées dans les sources écrites du xixe s. Des travaux de recherche plus ou moins développés sont encore visibles : porches de galeries effondrés, tranchées à ciel ouvert, haldes et petits grattages.
4Au lieu-dit Sant’Alesio (commune de Sermano), des ouvrages miniers situés à quelques dizaines de mètres de la chapelle éponyme ont aussi été prospectés. Ces vestiges se composent de plusieurs attaques sur un affleurement pyriteux. Certaines d’entre elles pourraient avoir été entreprises avant le xviie s. puisqu’elles n’ont pas été effectuées à l’explosif.
5Le dernier site examiné est celui de Pietralba, où le gisement de chalcopyrite largement exploré au cours du xixe s., marque encore très nettement le paysage. Une partie des ouvrages souterrains (puits, travers-bancs et chantiers d’extraction) a pu être topographiée et mise en relation avec les vestiges de surface (têtes de puits, haldes et bâtiments d’assistance ; fig. 1).
6Pour mener à bien l’examen des vestiges, l’étude des sources archivistiques de la période contemporaine se poursuit afin d’avoir un regard exhaustif sur les activités minières de l’île.
Table des illustrations
| Titre | Fig. 1 – Chantier d’extraction de la mine de Pietralba |
|---|---|
| Crédits | Cliché : F. Leleu (Arkemine). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/22807/img-1.JPG |
| Fichier | image/jpeg, 1,8M |
Pour citer cet article
Référence électronique
Florian Leleu, « Les mines de cuivre du Centre Corse » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Corse, mis en ligne le 01 septembre 2019, consulté le 09 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/22807
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