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Année de l'opération :
2016Numéro d’opération :
081492Sujets :
architecture, édifice, édifice religieux, lieu de culte, église, chapelle, grotte, mort, sépulture, bâtiment militaire, fortificationNature de l'opération :
prospection inventaireTexte intégral
1Le territoire de Lano n’avait jamais été l’objet de prospections systématiques. Avec la contextualisation du site de Grotta Laninca, l’objectif principal de cette opération était donc de dresser un état des lieux sur le potentiel archéologique communal. Celui-ci comprend cinq unités. Sant’Anghjelu était une chapelle connue depuis toujours car bien visible, mais enregistrée sur la commune d’Omessa. Sa position est en fait à cheval sur les deux territoires. La Grotta Laninca avait été enregistrée au printemps 2015. San Rumeu était présente dans la mémoire collective locale mais n’avait jamais fait l’objet d’une création de fiche. Au final, seuls Cuccu et Arlandu constituent de vraies découvertes. Ce mince corpus de cinq unités ne permet qu’effleurer le schéma diachronique d’occupation du territoire communal de Lano. Seules deux à trois périodes sont en effet représentées. Les plus anciens témoignages de présence humaine remontent au Bronze final 1 (xiie s. av. J.-C.), phase d’utilisation funéraire de la Grotta Laninca. Il va de soi qu’un habitat devait être associé à cette sépulture collective. Celui-ci est peut-être à chercher sur le site de Cuccu, en situation de perchement et structuré par des terrasses en pierre sèche. Malheureusement, ce site est trop érodé et ne livre aucun vestige matériel qui pourrait attester de la contemporanéité des deux unités archéologiques. Durant la seconde phase du Moyen Âge, 2 500 ans plus tard, trois à quatre sites (si l’on considère le probable développement du village de Lano à cette époque) sont construits et utilisés : la fortification d’Arlandu et les chapelles de Sant’Anghjelu et San Rumeu. Le premier marque une emprise seigneuriale sur une zone de confins, en limite de l’ancienne piève de Vallerustie et à proximité des grandes routes du centre de la Corse. Les autres matérialisent l’ancrage religieux à proximité des chemins traditionnels menant d’un village à l’autre. Avec le village au centre, cet ensemble constitue le triptyque classique de l’organisation rurale insulaire de la fin du Moyen Âge, qui perdure durant l’époque moderne.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Carte archéologique de la commune de Lano |
| Légende | En rouge, les zones prospectées. |
| Crédits | DAO : K. Peche-Quilichini (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/22839/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 743k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Kewin Peche-Quilichini, « Commune de Lano » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Corse, mis en ligne le 01 septembre 2019, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/22839
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