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Année de l'opération :
2019Numéro d’opération :
123691Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Hadès
Texte intégral
1Entre les mois d’octobre 2017 et janvier 2020, le castrum de Ségur a fait l’objet d’un suivi archéologique « au long cours », sous la maîtrise d’œuvre du bureau Manciulescu ACMH et associés. Préconisée par le service régional de l’Archéologie dans le cadre de travaux de sécurisation du site, cette surveillance a permis de dresser un état des lieux de l’existant et ainsi de poser les bases des futures recherches sur le castrum.
2Dans l’enclos nobiliaire, les investigations se sont concentrées sur les fronts nord et ouest, les plus riches en vestiges archéologiques. Des aménagements inédits ou incomplètement identifiés jusque-là ont ainsi pu bénéficier d’un enregistrement précis. Le nettoyage du mur d’enceinte septentrional a par exemple révélé l’existence d’une petite baie géminée d’à peine 0,50 m de large à l’ouest du logis-tour à contreforts qui cantonne l’actuelle entrée. D’un type plutôt « archaïque », cette fenêtre pourrait dater des xiie-xiiie s.
3L’ouverture d’une tranchée d’échafaudage sur la face interne de ce même mur a de plus occasionné la découverte d’une maçonnerie en quart-de-rond susceptible d’avoir été une tourelle-contrefort. Le front ouest conserve également plusieurs vestiges datant du Moyen Âge, dont une tour-porche et un logis-tour à contreforts enveloppants. Très remaniés, ces bâtiments (ainsi que le pavillon dit « de la Reine ») ont gardé leur matrice médiévale. L’enclos vicomtal abrite quant à lui les bâtiments les plus emblématiques de Ségur : la tour-maîtresse, attribuable au milieu du xiiie s., la chapelle Notre-Dame, qui paraît être une réalisation du xve s., enfin un vaste logis sur cave, principal témoin de la grande vague de reconstruction qu’a connu le site après la guerre de Cent Ans.
4En dépit des nombreux apports de ce suivi, des questions essentielles sont restées sans réponse au terme de ces trois années. Nous aimerions en savoir plus, notamment, sur la nature de l’occupation du sol à l’intérieur de l’enclos vicomtal (existait-il plusieurs turres ? La chapelle a-t-elle été construite sur les bases d’un édifice antérieur ?). Le thème de la défense et les différentes problématiques liées à la circulation mériteraient aussi d’être approfondis. Compte tenu de l’importance du site à l’échelle du Limousin, il est permis de penser que l’archéologie de programme serait une option intéressante en vue de poursuivre la dynamique de recherche engagée depuis 2017.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Le front nord de l’enclos nobiliaire de Ségur |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/228991/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 1,3M |
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| Titre | Fig. 2 – Le grand logis sur cave construit au xve s. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/228991/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 855k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Dimitri Paloumbas-Odile, « Ségur-le-Château – Château de Ségur » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 23 mars 2026, consulté le 16 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/228991
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