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AccueilRégionsCorse20122B – Haute-CorseCorte – Abri des Castelli

2012
2B – Haute-Corse

Corte – Abri des Castelli

Fouille programmée (2012)
Responsable d’opération : Sylvain Mazet

Entrées d’index

Année de l'opération :

2012

Numéro d’opération :

081246

Chronologie :

Préhistoire, Néolithique

Nature de l'opération :

fouille programmée
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Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Inrap

Texte intégral

1L’opération archéologique des Castelli ici menée a permis de mettre en évidence sur un plateau d’une des vallées du Centre-Corse un véritable territoire de haute montagne parcouru, exploité et occupé dès le Néolithique ancien.

2Des centaines de vestiges lithiques ont en effet été découverts en surface, à plus de 2 000 m d’altitude, sur la crête nord de la vallée de la Restonica, concentrés en trois gisements majeurs : un abri sous bloc ; l’abri des Castelli qui servait d’atelier de taille la roche utilisée, une rhyolite, était extraite d’un filon situé à 250 m de distance ; tandis que les Pozzi, un site de plein air, orienté plein sud, à la confluence de ruisseaux abrités des vents, devait constituer logiquement le site principal de ce territoire.

3Les travaux en profondeur menés dans les loci de l’abri des Castelli, cavité rocheuse située à 2 140 m, ont permis de dater les principales occupations néolithiques couvrant pendant deux millénaires les périodes du Néolithique ancien et du Néolithique moyen. Le premier niveau en place, du Néolithique moyen, le mieux étudié en l’état actuel des recherches, se caractérise par la présence d’un foyer appareillé, en cuvette, dont un des charbons a fourni une datation radiocarbone de 3940-3640 cal. BC. Cette structure de chauffe, associée à une structure en fosse qui pourrait avoir eu une fonction de stockage, semble participer à l’organisation de cet habitat temporaire destiné à la confection d’armatures de traits. L’hypothèse d’un atelier de réfection de flèches est également proposée du fait de la découverte en couche d’armatures présentant des traces d’impacts.

4La hampe, qui demande un investissement important pour sa fabrication, était ainsi récupérée. La nouvelle armature, produite dans la rhyolite provenant du filon ou dans des roches allochtones (obsidienne et, de façon beaucoup plus anecdotique, silex, qui font l’objet d’étude de provenance), pouvait être ligaturée et fixée éventuellement avec une glu, colle végétale produite à partir de résine de pin. C’est du moins ce que pourrait laisser supposer la présence exclusive de charbons de pin retrouvés dans le foyer de ce niveau.

5Le but de ce projet est d’appréhender les modalités d’acquisition de la rhyolite en position primaire, de comprendre la nature, la chronologie et la durée d’occupation d’un abri-sous-roche situé en haute montagne, de contribuer à la connaissance des communautés néolithiques, de définir la nature des activités humaines dans cet espace, notamment ce qui peut avoir trait aux premières formes de pastoralisme, et enfin, d’évaluer l’impact anthropique de cette occupation à travers une analyse paléoenvironnementale.

6En effet, les trois séquences stratigraphiques contenant des sédiments organiques, prélevées dans des coupes naturelles situées dans la zone humide d’I Pozzi (1 830 m) en contrebas de l’abri des Castelli, dont une des strates a été datée de 3510-3126 cal. BC, fournissent déjà, même si les études sont en cours, quelques indications quant à l’anthropisation de ce plateau de haute montagne qui constitue traditionnellement une zone d’estive. L’étude palynologique de cette zone humide pourra être complétée par celle de l’abri grâce au prélèvement, à la fin de la fouille, d’une séquence couvrant toute sa stratigraphie. Une étude anthracologique s’appuyant sur les charbons récoltés dans les sols archéologiques de l’abri, actuellement en cours, viendra compléter l’inventaire des taxons présents au Néolithique dans cette zone et parfaire ainsi la connaissance de ce secteur de haute montagne, qui constitue à l’heure actuelle une des traces d’occupation humaine les mieux documentées en Corse au-delà des 2 000 m.

Fig. 1 – Abri des Castelli

Fig. 1 – Abri des Castelli

Cliché : S. Mazet (Inrap).

Fig. 2 – Plateau d’altitude des Castelli vu du sud-ouest

Fig. 2 – Plateau d’altitude des Castelli vu du sud-ouest

Cliché : S. Mazet (Inrap).

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Abri des Castelli
Crédits Cliché : S. Mazet (Inrap).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/22908/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 1,9M
Titre Fig. 2 – Plateau d’altitude des Castelli vu du sud-ouest
Crédits Cliché : S. Mazet (Inrap).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/22908/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 1,6M
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Pour citer cet article

Référence électronique

Sylvain Mazet, « Corte – Abri des Castelli » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Corse, mis en ligne le 24 avril 2017, consulté le 17 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/22908

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Auteur

Sylvain Mazet

Inrap

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Responsable d’opération

Sylvain Mazet

Inrap

Opération(s) dirigée(s) par cet archéologue

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Droits d’auteur

Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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