Cubjac-Auvézère-Val d’Ans – La forge d’Ans
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Année de l'opération :
2019Numéro d’opération :
027668Lieux :
France métropolitaine, Nouvelle-Aquitaine, Département de la Dordogne, Cubjac-Auvézère-Val d'AnsChronologie :
époque contemporaineNature de l'opération :
fouille programméeNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Ville de Bordeaux
Texte intégral
1Dans le cadre du PCR « Au temps des hauts fourneaux en Dordogne, Charente et Limousin » une étude du bâti du double haut-fourneau de la forge d’Ans a été entreprise. Celle-ci visait à compléter nos connaissances sur l’histoire récente de l’édifice et d’éclaircir, si possible, des contradictions constatées entre les différentes sources testimoniales datant du début du xixe s. relatives à la forge.
2La forge d’Ans a été construite en 1691 afin de répondre aux besoins en armement de l’arsenal royal de Rochefort. La forge fut l’un des établissements sidérurgiques les plus actifs du Périgord et comporta jusqu’à trois hauts-fourneaux. Elle cessa toute activité en 1870 et l’essentiel des bâtiments composant le domaine fut détruit avant 1905.
3L’analyse de l’édifice a permis de mettre en évidence que le double haut-fourneau sous son état actuel est constitué de deux édifices accolés. L’étude du massif de maçonnerie composant la base de l’édifice a en effet révélé des ruptures dans l’assemblage des maçonneries à l’intersection des deux hauts-fourneaux. Le haut-fourneau ouest semblerait être le plus ancien (il n’a pas été possible de dater cet édifice), tandis que le haut-fourneau est serait une probable construction de la première moitié du xixe s. Le revêtement extérieur des deux cheminées est issu d’un seul et même programme architectural. De gros blocs en travertin extraits très probablement sur place ont servi à leur construction. L’édification des cheminées date soit de la construction du haut-fourneau est, soit il s’agit d’une reconstruction postérieure à celle-ci.
4L’étude du bâti a mis en évidence que le double haut-fourneau présentait dès l’origine des défauts structurels ayant régulièrement engendré des mouvements de ses maçonneries. Celles-ci ont fait l’objet de réfections régulières de manière à garder l’édifice en état fonctionnel.
5L’étude a pris en considération également quelques éléments connexes au double haut-fourneau : la pile d’accès aux gueulards des cheminées, le canal d’évacuation des eaux qui entraînaient les roues à aubes du double haut-fourneau, l’aqueduc d’adduction des eaux, le seul mur subsistant d’un édifice visible sur le cadastre de 1841 et qui venait en appui contre le haut-fourneau, enfin un bâtiment abritant un générateur hydroélectrique fondé au cours de la première moitié du xxe s. et qui a détourné le système hydraulique du double haut-fourneau pour son fonctionnement.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Face nord du double haut-fourneau |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/229400/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 776k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Jérémy Bonnenfant, « Cubjac-Auvézère-Val d’Ans – La forge d’Ans » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 23 mars 2026, consulté le 15 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/229400
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