Bordeaux – Tombeau présumé de Michel de Montaigne
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Année de l'opération :
2019Numéro d’opération :
027754Chronologie :
époque moderneNature de l'opération :
fouille programméeNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Bordeaux Métropole
Texte intégral
1À la suite de la « redécouverte » du tombeau présumé de Michel de Montaigne dans les sous-sols du musée d’Aquitaine à Bordeaux en 2018, une demande d’opération de fouille programmée a été déposée auprès du service régional d’Archéologie de Nouvelle-Aquitaine. Michel de Montaigne, décédé en son château du Périgord, a été inhumé sur place puis, quelques mois après, ses restes ont été déplacés et installés dans la chapelle du couvent des Feuillants à Bordeaux, aujourd’hui disparu, mais à l’emplacement duquel est installé le musée d’Aquitaine. Au xixe s., la destruction de la chapelle a entraîné quelques déplacements puis un nouveau tombeau a été édifié dans les sous-sols du palais des Facultés construit à la place.
2La première étape de l’opération a consisté en la numérisation de l’extérieur du tombeau, constitué de deux chambres superposées. La chambre supérieure a été ouverte et a permis de confirmer la présence d’un cercueil en bois déjà entraperçu lors des premières investigations en 2018, accompagné d’un cylindre en plomb. L’ensemble a pu être sorti sans dommage. Le cercueil et son couvercle portent les inscriptions « Michel de Montaigne » et « 24 : 12 : 80 ». Cette date correspond au moment où la chapelle du couvent des Feuillants a été vidée de ses défunts occupants, transférés provisoirement au cimetière de la Chartreuse à Bordeaux.
3Le couvercle du cercueil a été ouvert et a laissé apparaître un contenant en plomb assez bien conservé, les seuls dommages étant observables au niveau de la partie centrale. Les lacunes ont d’ailleurs permis la visualisation de plusieurs ossements en logique anatomique. La présence de ce contenant, dans un état convenable, est apparue comme une surprise en raison des descriptions de la fin du xixe s., où il était décrit comme extrêmement abîmé, les ossements tous mélangés. Le cercueil en bois a donc été refermé afin d’éviter toute contamination et dégradation et pour laisser le temps de mettre en place une équipe élargie de spécialistes pour la suite de l’opération. Parallèlement, le cylindre en plomb a été ouvert, il a laissé apparaître un flacon en verre contenant sans doute le procès-verbal de réinhumation si l’on en croit les sources écrites. La chambre inférieure a également été ouverte, elle a livré un crâne et une mandibule dont l’appartenance à un seul individu n’est pas avérée. Ils reposent en position secondaire.
4Les premiers résultats de cette opération apparaissent donc prometteurs et amènent maintenant à de nouvelles questions, comme la présence d’un éventuel embaumement du sujet inhumé dans le contenant en plomb, ou l’identification des restes mis au jour dans la chambre inférieure par exemple. Une seconde phase de fouille, au sein d’un projet collectif de recherche, sera menée en 2020.
Pour citer cet article
Référence électronique
Hélène Réveillas, « Bordeaux – Tombeau présumé de Michel de Montaigne » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 23 mars 2026, consulté le 10 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/229943
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