Laüt L. 1992 : L’habitat rural antique dans le Vic-Bilh. Prospection dans les cantons de Garlin, Lembeye, Thèze, dans les Pyrénées Atlantiques, Aquitania, 10, p. 195-210.
Portet – Bious, Lamarrigue
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Année de l'opération :
2019Numéro d’opération :
027650Sujets :
habitat, habitat rural, villa, monnaie, monnaie romaine, accessoire vestimentaire, fixation de vêtement, agrafe, fibule, vaisselleChronologie :
Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, Empire romain, Haut-Empire romain, Bas-Empire romainNature de l'opération :
prospection au détecteur de métauxPlan
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Focus sur un site du Vic Bilh
1L’opération de prospections entreprise entre 2019 et 2020 sur le canton de Garlin, à l’extrémité nord-est des Pyrénées-Atlantiques, visait dans la mesure du possible à compléter l’important travail d’interprétation archéologique conduit il y a 30 ans sur le Vic-Bilh par L. Laüt (1992). Ce projet ciblait la commune de Portet, et plus particulièrement le lieu-dit Bious car il avait révélé des vestiges antiques sur une emprise conséquente de près de 16 ha, ce qui laissait supposer la présence à cet emplacement d’un hameau rural.
Une prospection étendue autour d’un établissement antique
2Le programme a consisté en une prospection visuelle et électromagnétique minutieuse. Il s’est focalisé sur les parcelles mitoyennes d’un bois. Celui-ci, qui recouvre la majorité de l’emprise antique, a, si l’on se réfère à la carte de Cassini, accueilli un hameau et, selon la tradition orale, abrité un bâtiment religieux, arasé de nos jours.
3Le résultat de l’opération a permis de constituer un inventaire conséquent, composé principalement d’un lot de 47 monnaies, dont 59 % attribuables à la période antique, et de quelques artefacts de vie quotidienne (fibules, vaisselle, céramique, etc.). À l’extrémité sud-est, la présence d’une activité métallurgique semblant importante est confirmée et pourrait être associée à un marqueur du Haut-Empire.
Une structure antique à délimiter
4Les nombreux mobiliers exhumés ont permis d’éclairer notre connaissance du site. La prudence nous amène cependant à rappeler que ces artefacts, récupérés en zone bouleversée, ne peuvent donc pas être rattachés à un contexte stratigraphique, ce qui limite l’assurance de l’interprétation proposée.
5Les indicateurs, en l’état actuel des connaissances, tendent à démontrer une fréquentation permanente du lieu à partir du ier s. apr. J.-C., potentiellement durant la période julio-claudienne, et jusqu’à la fin du ive, voire le début du ve s. apr. J.-C.
6L’existence d’une possible villa, établie selon le schéma classique d’implantation des habitats antiques en Gaule, se confirme. En revanche, son intégration dans un ensemble plus étendu de type hameau rural n’est pas corroborée à l’heure actuelle par le mobilier étudié. Cette hypothèse reste plausible mais nécessite d’approfondir l’analyse de l’organisation architecturale qui s’étend dans la zone boisée, jusqu’à ce jour dépourvue de sondages. En outre, la perspective d’une exploitation qui aurait fleuri grâce à la proximité d’une voie routière présumée, reliant Atura à Oppidum Novum, mérite d’être examinée avec attention.
Pour citer cet article
Référence électronique
Cyrille d’Herbillié, « Portet – Bious, Lamarrigue » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Nouvelle-Aquitaine, mis en ligne le 31 mars 2026, consulté le 17 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/230871
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