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Année de l'opération :
1997Nature de l'opération :
opération de diagnosticTexte intégral
1La cavité sépulcrale se développe selon un axe est-ouest, et s’ouvre dans une faille étroite affectant une falaise de cipolins.
2Certains dépôts sont scellés par de la calcite. Cette grotte abrite une sépulture collective secondaire, attribuable au Chalcolithique ou au Bronze ancien.
3Du point de vue paléoanthropologique, les restes de plus d’une quinzaine d’individus ont été identifiés. Il s’agit de sujets adultes et, principalement, immatures ; ces derniers se répartissent dans différentes classes d’âge, à l’exclusion des périnataux.
4Les différentes régions du squelette sont représentées, à l’exception des extrémités supérieures et inférieures. En ce qui concerne la tête osseuse, plusieurs calottes crâniennes, très incomplètes et érodées, ont été identifiées ; leur âge ne peut être précisé. À ceci s’ajoutent deux crânes presque intacts, appartenant à des individus immatures.
5Les restes osseux sont très altérés et souvent recouverts par un épais dépôt calcitique. Le mauvais état de conservation de ces vestiges ne permet pas d’étude morphométrique poussée. Quelques données ont néanmoins été obtenues sur des restes céphaliques et une estimation de la stature a été faite sur un fémur. Les manifestations paléopathologiques principales sont des hypoplasies de l’émail dentaire.
6Le matériel archéologique est peu abondant mais diversifié ; l’absence de céramique est à souligner. Le mobilier métallique comporte trois éléments. Le premier est une « pointe », peut-être en bronze, dont la nature intrusive dans la couche supérieure du gisement ne peut être écartée. On note, de plus, la présence d’une alène losangique à section quadrangulaire et d’une aiguille à chas, toutes deux vraisemblablement en cuivre.
7La parure est représentée par une pendeloque en défense de suidé. De menus fragments d’émail suggèrent l’existence d’une seconde pendeloque. Par ailleurs, trois canines supérieures de suidé ont été récoltées.
8Enfin, quatre boutons coniques à perforation en V ont été découverts (fig. 1). L’un est en roche verte (serpentine ?), l’autre en céramique et les deux derniers en os. La mise au jour de ce type de boutons constitue une donnée nouvelle pour la Protohistoire de la Corse.
9Ce site se caractérise donc par son implantation dans une cavité naturelle discrète, des pratiques funéraires complexes (sépulture secondaire et regroupements d’ossements) et la présence d’un mobilier archéologique comprenant des éléments inédits dans le cadre insulaire.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Boutons coniques à perforations en V |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/23349/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 182k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Hélène David, « Sisco – La grotte de la carrière San Michele » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Corse, mis en ligne le 01 septembre 2019, consulté le 12 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/23349
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