Roche-lez-Beaupré – Prés Chalot, Champs Rosiers, Jornard, Terre Rouge, La Faltan
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Année de l'opération :
2002Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1L’aménagement d’une zone d’activités est à l’origine de l’intervention sur une emprise de 6 ha, déjà impactée à l’arrivée des archéologues par les travaux de voirie et de réseaux initiés par l’aménageur en parallèle à la prescription. Le diagnostic a porté sur les parcelles non touchées par les travaux : 97 sondages ont été ouverts, représentant 3 270 m2, soit 8,75 % de cette zone. Des prospections pédestres ont complété cette approche, avec la collecte de matériel lithique attribuable au Néolithique (éclat, fragment de lamelle, lame à deux pans et retouche unilatérale en silex, hache polie à section quadrangulaire en pélite quartz).
2L’essentiel des vestiges mis en évidence sont antiques : voierie et constructions. C’est le long de la route nationale no 73, qui borde le projet d’aménagement, que la voie a pu être repérée. Coiffé d’une couche de graviers de 50 à 70 cm d’épaisseur, un niveau de dallettes calcaires disposées verticalement est cerné sur ses flancs nord et sud par des pierres taillées qui forment la bordure. Des fossés sont repérées au nord de cet aménagement. Distante de moins de 15 m de la route actuelle, cette voie correspond vraisemblablement à l’axe antique Besançon-Mandeure qui a été décrit anciennement comme traversant cette commune. Sur le secteur des travaux de lotissement qui ont occasionné des destructions, les vestiges de trois murs ont pu être repérés, délimitant un espace quadrangulaire d’environ 15 m de côté. Un fragment de meule circulaire de grand diamètre, en grès des Vosges, des fragments de tuiles et de céramiques ont en outre été récoltés.
3Par ailleurs, sur la zone non arasée, l’emplacement d’un petit bâtiment, repéré par prospection aérienne en 1976, a été l’objet d’un décapage de vérification. Les vestiges apparaissent sous la terre végétale et forment une construction carrée de 17 m de côté, flanquée au sud par trois pièces également carrées, de 5,5 m de côté. Les murs mesurent 0,80 m de largeur ; ils sont constitués d’un remplissage de blocs non taillés bloqués par des parements extérieurs et intérieurs de moellons calcaires réguliers, l’ensemble étant lié par un mortier à base de chaux. Un radier de blocs calcaires non taillés assure leur fondation. Surmonté d’une couche de limons bruns, d’une dizaine de centimètres d’épaisseur et riche en mobilier archéologique, un sol de béton de tuileau a été mis au jour aux angles de la construction. Ce dernier repose sur un niveau de limons brun ocre mêlé de fragments de tuiles. Les vestiges mobiliers se composent de tessons de céramiques, d’objets en fer (clous, couteau), en bronze (cuillères, fibules, appliques, anneaux, coupe ou bol…), de monnaies ainsi que de fragments de plomb fondu, de scories de forge, de fragments de placages en calcaire.
4Sur l’ensemble du site, à l’exception de rares éléments apparaissant dès le ier s., la plupart des céramiques appartiennent aux productions de vaisselle domestique des iie et iiie s. Une fibule et des monnaies accréditent par ailleurs ce phasage chronologique.
Pour citer cet article
Référence électronique
Luc Jaccottey, Françoise Passard-Urlacher, « Roche-lez-Beaupré – Prés Chalot, Champs Rosiers, Jornard, Terre Rouge, La Faltan » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Bourgogne-Franche-Comté, mis en ligne le 01 septembre 2019, consulté le 15 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/25603
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