Saint-Lupicin – Parvis et abords de l’église romane
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Année de l'opération :
1996Lieux :
France métropolitaine, Bourgogne-Franche-Comté, Département du Jura, Coteaux du Lizon, Saint-LupicinNature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Afan
Texte intégral
1Un projet de la municipalité de réaménager le parvis de l’église médiévale et ses abords a imposé une intervention d’évaluation archéologique du 16 septembre au 2 octobre 1996. Cinq tranchées de sondages ont été ouvertes : deux sur le parvis, trois sur le flanc nord de l’édifice, perpendiculairement à la nef.
2Saint-Lupicin – Lauconne – est la seconde fondation monastique des Pères du Jura, autour des années 445 selon les indications livrées par la Vita Patrum Jurenssium. Un « faux » diplôme de Charlemagne des années 790 cite encore « le petit monastère où est inhumé le bienheureux Lupicin ». L’église Notre-Dame – priorale et paroissiale – de la fin du xie-début du xiie s., est le plus ancien témoignage de l’histoire locale ; l’ancien prieuré attenant est une construction plus récente de la deuxième moitié du xve s. C’est en 1811 que la décision est prise de déplacer le cimetière paroissial environnant Notre-Dame.
3Le diagnostic révèle une densité d’inhumations importante autour de l’église, malgré la faible puissance de terre et de nombreuses perturbations, et plus particulièrement sous le parvis ; quarante-six individus ont été identifiés pour l’ensemble des sondages. Ces sépultures s’inscrivent dans une large fourchette chronologique allant du haut Moyen Âge à l’époque moderne. Les modes d’inhumations majoritairement représentés sont les fosses en pleine terre, semi-rupestres et en cercueils pour l’ensemble du Moyen Âge et de l’époque moderne. De multiples épingles évoquent l’utilisation de linceuls ; le mobilier funéraire est par ailleurs totalement absent à l’exception de quelques perles en pâte de verre pour trois tombes. Quatre tombes – partiellement fouillées – se distinguent de l’ensemble par leurs structures maçonnées. Parmi celles-ci, deux sont de plan approximativement trapézoïdal, constituées de dalles épaisses équarries posées de champ, avec une loge céphalique pour l’une d’elles. Les dernières sont de plan grossièrement ovoïde, d’orientation nord-sud, formées d’une murette de petites laves irrégulières. Elles se situent selon des critères chrono-typologiques entre le ixe et le xiiie s. pour le premier groupe et les viie-ixe s. pour le second. Ces datations doivent être reçues prudemment en l’absence de chrono-typologie « jurassienne » ; les référentiels existants traduisent souvent en effet des solutions extra-régionales.
4La topographie ancienne du site est également documentée par la découverte d’un pavage moderne – voie ? – et d’un segment du mur de clôture du cimetière couvrant une sépulture et attestant ainsi d’un rétrécissement de cet espace dans son dernier état.
5On notera enfin qu’il n’a pas été possible de distinguer les inhumations monastiques – possibles – des paroissiales certifiées ; par ailleurs, les plus anciennes tombes reconnues ne semblent répondre que tardivement à une fondation pourtant précoce.
6La densité, comme l’intérêt des vestiges a entraîné la révision du projet initial.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Coffre maçonné avec loge céphalique |
| Crédits | Cliché : P. Haut (Afan). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/26459/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 901k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Sébastien Bully, Philippe Haut, « Saint-Lupicin – Parvis et abords de l’église romane » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Bourgogne-Franche-Comté, mis en ligne le 01 septembre 2019, consulté le 14 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/26459
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