Le Néolithique de la Martinique dans son contexte antillais
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Année de l'opération :
2001Nature de l'opération :
projet collectif de rechercheNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Université des Antilles et de la Guyane
Texte intégral
1L’année 2001, après une année 2000 durant laquelle l’activité avait été réduite, a permis le démarrage véritable des travaux concernant deux de nos objectifs prioritaires : Les études paléoenvironnementales et l’exploitation des données issues de la fouille du site de Dizac au Diamant.
2Par ailleurs, cette année a été marquée par la sortie des premières publications issue de notre PCR et par la présentation dans différents congrès de travaux réalisés par notre équipe de recherche. Enfin, la base de donnée bibliographique à laquelle nous travaillons depuis plusieurs années a été mise en ligne. Cet outil est maintenant à la disposition de l’ensemble de la communauté scientifique. Ce travail a été rendu possible par l’arrivée dans notre équipe de M. Guillaume, archéologue et informaticien.
3Comme on peut le voir, notre projet collectif de recherche qui en est à sa septième année d’existence est entré (en parallèle de la poursuite des recherches) véritablement dans la phase de diffusion des résultats. Les prochaines années devraient connaître une accélération de cette politique de publication (articles, ouvrages monographiques).
Résultats significatifs
4Le lancement des analyses paléoenvironnementales nous a permis d’obtenir un premier ensemble d’informations concernant le gisement de Vivé au Lorrain grâce à l’étude anthracologique réalisée par C. Tardy. Ainsi, le village saladoïde ancien de Vivé était situé au sein d’une forêt tropicale mésophytique. Cependant, un certain nombre de taxons identifiés témoignent aussi de la proximité de formations marécageuses et ripicoles. Enfin, d’autres espèces nous montre que les amérindiens ont su exploiter la diversité des ressources présentes dans l’île. Ainsi, l’échantillon comprend un certain nombre d’éléments associés à la grande forêt tropicale hygrophile (Ilex, Gommiers blancs), ainsi que des espèces plus xérophytiques (Guaiacum officinale).
5L’étude préliminaire des restes conchyliens provenant du site de Dizac au Diamant a permis de confirmer le caractère exceptionnel de cette collection. Les premiers résultats semblent montrer une modification des espèces consommées et des environnements exploités durant l’occupation. Ces changements pourraient être en relation avec une surexploitation des espèces de « premier choix » essentiellement les donax. Des analyses plus fines permettront prochainement d’affiner notre compréhension de ce phénomène. Enfin, au-delà de leur intérêt alimentaire les coquilles de Dizac ont servi de support pour la réalisation d’artefacts d’une grande diversité.
Perspectives
6L’année 2002 devrait être marquée par l’achèvement des analyses concernant l’occupation saladoïde ancienne de l’île, le développement des études paléoenvironnementales et la poursuite des recherches liées à la préparation de la publication monographique des fouilles de Dizac. Ces études devraient concerner principalement les restes de vertébrés et la production céramique. L’ensemble des résultats ici obtenus fera l’objet de communications au cours du XXe Congrès de l’Association internationale d’archéologie de la Caraïbe qui se tiendra au mois de juillet en République Dominicaine.
Pour citer cet article
Référence électronique
Benoît Bérard, « Le Néolithique de la Martinique dans son contexte antillais » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Espace Caraïbes, mis en ligne le 01 septembre 2019, consulté le 14 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/30780
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