Au large de Saint-Pierre – La rade
Texte intégral
1Le Drassm a mis à profit la fin de l’année 2013 pour programmer, avec l’aide du Service à compétence nationale des Phares et Balises (direction de la mer de la Martinique), une prospection de la rade de Saint-Pierre. Cette mission avait été annoncée depuis plusieurs années.
2L’objectif était de disposer d’une documentation à jour. Cette prospection avec matériel spécialisée permettait d’envisager une vision objective des anomalies présentes sur le fond.
3Il s’agissait notamment de repositionner l’ensemble des épaves des navires victimes le 8 mai 1902 de l’éruption du volcan Montagne Pelée, mais aussi de prendre en compte des vestiges signalés ici et là par des plongeurs locaux mais jamais réellement déclarés ni localisés.
4Conduite depuis le baliseur Pointe d’Enfer, la prospection au sonar latéral a recueilli une masse de données importante en trois jours pleins (fig. 1). Les mouillages forains extrêmement nombreux n’ont pas facilité la navigation en tractant le sonar afin de couvrir la zone la plus côtière.
Fig. 1 – Patrimoine maritime de Martinique en rade de Saint-Pierre
Couverture réalisée par le Drassm au sonar latéral en décembre 2013.
Cliché : F. Leroy (Drassm), D. Dégez (Drassm).
5Le Drassm, dans le cadre de l’action de l’État en mer aux Antilles s’est ainsi doté de données de références. Pour la seule tranche d’eau comprise entre 4 m et 30 m de fond, ce sont 50 cibles qui ont été enregistrées et qui correspondent clairement à des anomalies d’origine anthropique. Plus de la moitié d’entre-elles n’ont jamais été signalées au ministère chargé de la Culture, pas plus qu’à l’autorité maritime.
6Dès lors, c’est bien leur recensement, leur identification, le potentiel scientifique de ces biens culturels maritimes qui apparaissent insuffisamment pris en compte. Certains secteurs de la rade ont été couverts jusqu’à 80 m de fond lors de cette campagne.
7Un travail de vérification de chacune de ces anomalies s’ouvre maintenant, afin de caractériser, d’inventorier, d’étudier et parfois d’identifier chacun de ces vestiges qui ne sont pas tous des épaves. Un travail de fond et de détail est maintenant à poursuivre, notamment en plongée autonome. Une déclinaison de la valorisation de ce patrimoine maritime aux Antilles devra nécessairement accompagner le projet documentaire.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Patrimoine maritime de Martinique en rade de Saint-Pierre |
| Légende | Couverture réalisée par le Drassm au sonar latéral en décembre 2013. |
| Crédits | Cliché : F. Leroy (Drassm), D. Dégez (Drassm). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/31037/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 1,5M |
Pour citer cet article
Référence électronique
Frédéric Leroy, « Au large de Saint-Pierre – La rade » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Domaine public maritime, mis en ligne le 01 septembre 2019, consulté le 08 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/31037
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