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AccueilRégionsPays de la Loire200144 – Loire-AtlantiqueSaint-Michel-Chef-Chef – Gâtineaux

2001
44 – Loire-Atlantique

Saint-Michel-Chef-Chef – Gâtineaux

Fouille programmée (2001)
Responsable d’opération : Jean-Noël Guyodo

Entrées d’index

Année de l'opération :

2001

Chronologie :

Préhistoire, Néolithique

Nature de l'opération :

fouille programmée
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Texte intégral

1Situé à 2 km à l’est du littoral atlantique, l’habitat néolithique de Gâtineaux (Saint-Michel-Chef-Chef, Loire-Atlantique) se situait à la confluence de deux rus avant la mise en eau de la vallée actuellement ennoyée par l’étang artificiel des Gâtineaux. L’éperon naturel est presque orienté ouest-est, avec un pendage général du terrain vers l’ouest.

2La zone décapée lors des quatre campagnes 1998-2001 – pour un total de 800 m2 – a permis de mettre en évidence de nombreuses structures (fossés, trous de poteaux, etc.) creusées dans le socle micaschisteux porphyroïque. En revanche, le sol d’habitat a été détruit par l’exploitation agricole moderne. Bien que le système fossoyé semble complexe, notamment du fait de l’orientation divergente de certains fossés, l’étude du mobilier piégé dans les structures, étayée par une série de datation par le radiocarbone, suggère trois périodes d’occupation.

Fig. 1 – Saint-Michel-Chef-Chef : Gâtineaux

Fig. 1 – Saint-Michel-Chef-Chef : Gâtineaux

DAO : J.-N. Guyodo (CNRS).

Occupation primaire du Néolithique moyen

3Un fossé interrompu (str. 5, 84, 121) de 0,50 m à 0,80 m de large pour 0,40 m de profondeur et orienté nord-nord-ouest – sud-sud-est a été suivi sur près de 42 m de longueur. L’hypothèse d’une tranchée de palissade (enceinte palissadée ? paroi de construction ?) creusée puis rapidement rebouchée suite à l’introduction de poteaux de bois calés est la plus tentante. Ce fossé témoigne de cette première phase d’occupation attribuable à un Néolithique moyen II par le style céramique (bouteille à paroi fine et polie) et le radiocarbone (5120 ± 95 BP, Tucson 10111 soit 4220 à 3674 av. J.-C. Cal.). Bien que de part et d’autre de ce fossé s’organisent des séries de trous de poteaux de faibles profondeurs (0,20 m à 0,50 m), l’organisation même du site reste pour cette période très hypothétique.

Occupation dense au Néolithique récent (Groh-Collé)

4La deuxième phase d’occupation, révélée notamment par de larges fossés de même orientation, signale la présence d’une infrastructure plus massive au nord-est de la parcelle. L’éperon est désormais barré dans un axe nord-sud par des fossés ouverts ou comportant une superstructure pierreuse interne (fossé 1). Une entrée est signalée par un système d’interruption de fossés avec rétrécissement ou probable chicane. Le caractère défensif de ce type de « camp » est loin d’être affirmé puisque les deux ruisseaux de fond de vallée confluant à l’est de l’éperon – avant la mise en eau du barrage – ne semblent pas physiquement infranchissables.

5Plusieurs fosses de faibles profondeurs (str. 3, 13, 21), situées en bordure orientale du fossé 1, sont très probablement en rapport avec des activités domestiques comme en témoignent entre autres la présence d’un foyer central (str. 3) et d’un lot de graines de prunelles (str. 21).

6Au sein des niveaux de comblement des fossés, des bols et écuelles à parois fines et un traitement de surface peu poussé (lissage) côtoient des vases biconiques à fonds plats et une rupture de pente haute non carénée. Ces éléments ne sont pas sans rappeler les formes découvertes à Champ-Durand (Vendée), Machecoul (Loire-Atlantique) et Taizé (Deux-Sèvres). Hormis l’absence de décor de lignes parallèles incisées, certains éléments se rapprochent fortement du style armoricain de Groh-Collé, associés à des vases à lignes uniques de perforations sous le bord. Deux datations par le radiocarbone sur charbons de bois ont été effectuées en 1998 : la première pour le fond de la structure 1, 4755 ± 125 BP (Tucson 10110) soit 3793 à 3101 av. J.-C. Cal., et la seconde pour le comblement médian du même fossé, 4600 ± 145 BP (Tucson 10109) soit 3667 à 2897 av. J.-C. Cal.

Occupation du Néolithique final (Kerugou)

7Dans un dernier temps, des recreusements de fossés du Néolithique récent sont à noter. Ces nouvelles structures reprennent intégralement les tracés précédents, tout en débordant de quelques mètres leurs extrémités. Les céramiques d’un de ces fossés (str. 53) sont à fonds plats, parfois débordants, et à parois épaisses. Des perforations localisées sous le bord de plusieurs vases de stockage de grandes dimensions s’organisent en lignes uniques. Les caractères de la production céramique évoquent des influences de type Taizé et surtout Kerugou.

8Enfin, d’autres structures éparses (trous de poteaux, fosses) sont aussi à signaler mais leur attribution à une de ces périodes reste problématique faute de mobilier caractéristique dans les comblements.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Saint-Michel-Chef-Chef : Gâtineaux
Crédits DAO : J.-N. Guyodo (CNRS).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/35700/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 785k
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Pour citer cet article

Référence électronique

Jean-Noël Guyodo, « Saint-Michel-Chef-Chef – Gâtineaux » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Pays de la Loire, mis en ligne le 28 septembre 2020, consulté le 15 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/35700

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Auteur

Jean-Noël Guyodo

CNRS

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Responsable d’opération

Jean-Noël Guyodo

CNRS

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Droits d’auteur

Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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