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2010
Projets collectifs de recherche

Monastères en Europe occidentale (ve-xe s.) : topographie et structures des premiers établissements en Franche-Comté et Bourgogne

Projet collectif de recherche (2010)
Responsables d'opération : Sébastien Bully et Christian Sapin

Entrées d’index

Année de l'opération :

2010

Nature de l'opération :

projet collectif de recherche
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Texte intégral

1En relation avec plusieurs programmes européens sur l’origine des monastères, nous avons souhaité proposer pour la Franche-Comté et la Bourgogne des projets complémentaires sur l’origine des monastères médiévaux et la topographie des premiers monastères.

2Le PCR s’articule autour de quatre principaux axes de recherche :

  • Axe 1 - Conditions de fondation et de développement des monastères « iro-francs » ;
  • Axe 2 - La question des cellae carolingiennes ;
  • Axe 3 - Origines et genèse du cloître ;
  • Axe 4 - Tombes saintes et culte des reliques.

3Avec ce nouveau programme, nous proposons de donner une cohérence administrative et scientifique aux diverses recherches interrégionales engagées autour des débuts du monachisme depuis plusieurs années sur les sites jurassiens et colombaniens (Saint-Claude, Saint-Lupicin, Luxeuil, etc.) d’une part, et sur Saint-Pierre de Gigny et Saint-Pierre de Baume (Jura) en parallèle avec le site de Vézelay (Yonne) d’autre part. Pour ces derniers, nous envisageons à terme la fouille de deux cloîtres d’abbayes fondés en même temps à Gigny et Vézelay vers 890, c’est-à-dire après les conciles de réformes d’Aix-la-Chapelle et Inden (815-817) et avant la fondation de Cluny (910).

4Ce projet est destiné également à s’insérer dans les programmes universitaires du PRES en préparation entre les universités de Bourgogne et de Franche-Comté. Ils pourront ainsi donner lieu à des stages de formation et à des sujets proposés aux étudiants de master et de doctorat. Le résultat des recherches pourra également faire l’objet d’une valorisation destinée au grand public à travers une mise en valeur des vestiges archéologiques (projet de Luxeuil), des publications ou des journées d’études.

5Le programme initial prévu pour la première année du projet collectif de recherche a porté principalement sur les axes 1 et 3. Le programme prévisionnel a été entièrement réalisé et a même été enrichi par l’opportunité d’engager dès cette année des prospections géophysiques sur les sites de Baume, Gigny et Annegray.

6À Annegray (Haute-Saône), la découverte d’une importante structure fossoyée demeurera hypothétique jusqu’à l’ouverture de sondages archéologiques qui permettront, seuls, de trancher pour l’une ou l’autre des interprétations : castrum, monastère, enclos protohistorique, maison-forte ? Néanmoins, entre la fouille programmée menée à Luxeuil et le potentiel archéologique décelé à Annegray, il est désormais établi que la question des origines des monastères colombaniens pourra être renouvelée par l’apport d’une archéologie confrontée aux données hagiographiques et historiques.

7Les sondages archéologiques de Gigny et de Vézelay apportent une documentation inédite sur l’état de conservation des deux carrés claustraux et confirment l’intérêt que présenterait une fouille exhaustive sur l’un ou l’autre des cloîtres. Mais à court terme (2011), il serait nécessaire de poursuivre l’étude archéologique des élévations du mur sud de l’abbatiale de Gigny tout en procédant à une fouille – de surface réduite – le long de son flanc sud, afin de mieux saisir les structures rencontrées dans le sondage (en particulier le long du transept) et leur relation stratigraphique avec les élévations. En outre, c’est à ce niveau que les prospections géophysiques à l’intérieur de l’abbatiale indiquent l’existence de maçonneries appartenant à des installations liturgiques internes ou à des phases antérieures.

8Les résultats des prospections géophysiques menées à Baume révèlent la conservation d’un vaste cloître gothique, vraisemblablement établi sur un cloître roman. À l’intérieur de l’abbatiale, ce sont au moins deux structures qui pourraient bien appartenir à un état antérieur à la construction romane ; la fouille du chœur en 2011 reposera en partie sur ces nouvelles données, conjuguées aux résultats du sondage archéologique de 2009.

Fig. 1 – Carte géophysique du cloître et de l’abbatiale

Fig. 1 – Carte géophysique du cloître et de l’abbatiale

D’après UMR SISYPHE, CEM et UMR Artehis.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Carte géophysique du cloître et de l’abbatiale
Crédits D’après UMR SISYPHE, CEM et UMR Artehis.
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/36263/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 364k
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Pour citer cet article

Référence électronique

Sébastien Bully, Christian Sapin, « Monastères en Europe occidentale (ve-xe s.) : topographie et structures des premiers établissements en Franche-Comté et Bourgogne » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Bourgogne-Franche-Comté, mis en ligne le 01 septembre 2019, consulté le 05 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/36263

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Auteurs

Sébastien Bully

CNRS

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Christian Sapin

CNRS

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Sébastien Bully

CNRS

Opération(s) dirigée(s) par cet archéologue

Christian Sapin

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Droits d’auteur

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