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Année de l'opération :
2009Nature de l'opération :
opération de diagnosticTexte intégral
1Ce diagnostic archéologique a été mené sur 9,6 ha de prairies bocagères, en périphérie nord du bourg ; l’emprise du projet s’étend de part et d’autre d’un talweg assez marqué (de 65 m à 52 m NGF) drainant les écoulements vers un étang creusé récemment, dans la vallée du ruisseau de la Girouardière. La totalité des indices archéologiques mis au jour est répartie sur plus d’1 ha à l’extrémité sud de la Zac, sur un replat en sommet de versant (de 65 m à 63 m NGF). Le site identifié, en très grande partie sinon intégralement sur l’emprise, est principalement composé de deux enclos fossoyés successifs superposés.
2Le premier de ces enclos semble adopter une forme trapézoïdale, mais pourrait être plus complexe avec des extensions (parcellaire associé ?), dédoublement de l’enceinte et/ou chemin d’accès sur son côté sud-est ; sa grande base identifiée, d’axe est-ouest, mesure environ 120 m, sa petite base 70 m, pour une hauteur de 75 m (soit un peu plus de 7 000 m2). Le second est carré et couvre une superficie d’environ 7 400 m2. Il est orienté nord-sud et est-ouest. Sur ses deux côtés sud et ouest (qui semblent reprendre le tracé de l’enclos initial), la largeur des fossés est comprise entre 3,50 m à 4 m (pour 2 m de profondeur) ; elle est de 2,50 m à 3 m sur les côtés nord et est (pour 1,20 m de profondeur). Une interruption qui pourrait être une entrée a été mise en évidence dans l’angle sud-est, au niveau d’une possible connexion entre les tracés des deux enclos.
3À l’intérieur de ces deux enceintes, la densité des structures est élevée : trous de poteaux, mais aussi au moins un bâtiment sur solins de pierres sèches, tranchées étroites (sablières basses ?), « empierrements » indéterminés et niveaux de remblais-démolitions. Le mobilier récolté est abondant et varié, et permet d’identifier une occupation a priori continue de La Tène finale (fin du iie s. avant notre ère) au ier s. de notre ère. Les phases gauloises (états 1 et 2 des enclos) sont caractérisées par l’association d’amphores (Dressel 1-Pascual) et de plaques foyères en terre cuite. Pour la période romaine (continuité de l’occupation de l’enclos 2), on peut observer, au sein de même couches de colmatage de fossés, des lots associant céramiques modelées, céramiques tournées, dolia, amphores, cruches, sigillées, parois fines, verre ; la présence de fragments de tuiles de type tegulae et imbrices conforte l’hypothèse de bâtiments tout ou partie maçonnés.
4La fonction de ce site reste indéterminée, mais il semble que l’on puisse exclure a priori la ferme indigène fréquemment rencontrée en fouilles. Si c’est un habitat, il s’agit très probablement d’une résidence « aristocratique » (ou pour le moins très aisée). Il est à noter dans ce cas, l’absence d’indices repérés permettant d’envisager, au cours du ier s. de notre ère, une évolution de l’organisation de l’enclos sur le modèle de la cour de villa classique. Toutefois, l’abondance du mobilier, l’ampleur des fossés, la forme carrée et l’orientation pourraient aussi suggérer une fonction particulière, religieuse, ou autre.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Plan général des enclos gaulois et gallo-romains |
| Crédits | DAO : E. Péan (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/36792/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 1,1M |
Pour citer cet article
Référence électronique
Nicolas Pétorin, « Aubigny – Zac de la Belle Étoile 1 » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Pays de la Loire, mis en ligne le 20 septembre 2020, consulté le 10 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/36792
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