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Année de l'opération :
2009Numéro d’opération :
0608318Lieux :
France métropolitaine, Centre-Val de Loire, Département d'Indre-et-Loire, Saint-Germain-sur-Vienne, Luynes (Indre-et-Loire), Candes-Saint-Martin, Langeais, Cinq-Mars-la-PileNature de l'opération :
prospection thématiqueTexte intégral
1En octobre 2006, deux chercheurs locaux publient un frontal découvert sur un banc de sable de la Vienne au lieu-dit Rassay sur la commune de Saint-Germain-sur-Vienne. Ce frontal est déterminé comme appartenant à Neandertal (Symbioses no 16 Oct. 2006). Les mêmes prospecteurs découvrent, quelques semaines plus tard, à quelques dizaines de mètres du précédent, un autre grand fragment crânien humain d’un aspect très différent du précédent. Ces deux pièces sont découvertes en surface, elles ont été déposées là par la rivière. La proximité de ces deux pièces est due au hasard des dépôts de matériaux au niveau des bancs de sable.
2Le programme de travail prévoyait : un diagnostic et la datation de ces deux pièces, l’étude sédimentologique de l’environnement de ces deux découvertes et la prospection des cavités présentes sur la rive gauche de la Vienne à proximité du lieu de découverte.
Diagnostic
3Les deux pièces sont montrées à B. Maureille (Laboratoire PACEA, Bordeaux) qui ne se prononce pas, mais préfère que des datations soient effectuées sur les deux pièces avant de conclure.
Datation
4La recherche du collagène sur chacune des deux pièces ne permet la datation que de la première (le frontal). La datation obtenue à la demande de D. Henry-Gambier (Laboratoire PACEA, Bordeaux) est de 2560 ± 30 BP (GrA-40164).
5Le second fragment mesure 14 cm de longueur, 9 cm de largeur et 6 mm d’épaisseur. Son aspect est complètement différent de celui du premier fragment, il semble plus fortement fossilisé et ne contient pas de collagène permettant une datation. Son aspect laisse penser à une certaine ancienneté mais la découverte en dehors de tout contexte (trouvé à la surface d’un banc de sable de la Vienne) limite son intérêt. Une autre méthode de datation que celle du radiocarbone pourrait être utile cependant.
Étude sédimentaire
6Le contexte sédimentaire proche a été étudié par Vincent Ollive (Complément au rapport de prospection thématique 2008). Deux sondages aussi profonds que possible (3 m) ont permis d’observer la présence de fragments d’ardoises et de céramique dès la base des sondages attestant d’une mise en place de ces dépôts au plus tôt après le xiie s.
Prospection inventaire des cavités
7La prospection-inventaire géologique avec recherche des cavités a été faite en deux temps, d’une part par deux élèves-ingénieurs de l’institut polytechnique la Salle Beauvais dans le cadre de leur stage de 3e année d’études (R. Desforges et N. L. Merlu) et d’autre part par deux étudiantes en Histoire et Archéologie de l’université de Tours dans le cadre de leur stage de fin d’année (J. Cornuet et C. Lévi).
8La zone prospectée par la première équipe a concerné une zone centrée sur la vallée de la Loire entre Luynes et Candes-Saint-Martin (confluent de la Vienne et de la Loire). Il s’agissait de rechercher les gîtes à silex, tandis que pour la zone prospectée par la seconde équipe, il s’agissait d’explorer la rive gauche de la Vienne ainsi que les vallons tributaires en amont et en aval de Saint-Germain-sur-Vienne, lieu de découverte des deux fragments de crânes.
9La première prospection a mis en évidence 8 zones d’affleurements de silex (rapport SRA 2009) tandis que la seconde a permis la visite d’un grand nombre de cavités essentiellement artificielles : pour la plupart, ce sont d’anciennes carrières d’extraction de la craie tuffeau.
10À retenir cependant deux entrées qui pourraient correspondre à des cavités du type de celle de La Roche-Cotard :
- une entrée dans la vallée de la Roumer, à l’ouest de Langeais
- une entrée dans la propriété de Chemilly à Langeais. L’entrée de la cavité se trouve sur la commune de Cinq-Mars-la-Pile.
11Ces deux sites mériteraient une exploration mais l’un et l’autre nécessitent un dégagement pour une pénétration dans les éventuelles cavités. Il s’agit bien, en tout cas, de cavités naturelles.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Cartographie des cavités inventoriées dans le secteur de Saint-Germain-sur-Vienne |
| Crédits | DAO : C. Lévi, J. Cornuet. |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/37541/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 791k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Jean-Claude Marquet, « Néandertal en Touraine » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Centre-Val de Loire, mis en ligne le 08 septembre 2020, consulté le 08 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/37541
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