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Année de l'opération :
1992Chronologie :
époque médiévaleNature de l'opération :
fouille préventiveTexte intégral
1Des travaux de restauration destinés à retrouver le sol médiéval d’une salle du prieuré Saint Hippolyte de Vivoin ont mis au jour une partie d’une nécropole du Moyen Âge. Cette découverte entraîna l’interruption des travaux, puis la signature d’une convention entre le Conseil général de la Sarthe, propriétaire du prieuré et le Service régional de l’archéologie, afin qu’une fouille de sauvetage ait lieu dans la salle dite du « bâtiment central ».
2Parallèlement à la nécropole, des structures propres au prieuré ont pu être étudiées : un niveau de sol médiéval, le seuil d’une porte situé au même niveau et permettant d’accéder au cellier, une cheminée construite à la même époque puis surélevée lorsque le sol fut rehaussé au xvie s., enfin une couverture dans le mur nord, dont le rôle n’a pu être clairement défini. Toutefois, l’étude de l’ensemble de ces structures n’a pas permis de définir la fonction exacte du « bâtiment central ».
3Les 60 sépultures en pleine terre qui furent mises au jour appartiennent à l’ancien cimetière paroissial de Vivoin. Les squelettes, plus ou moins bien conservés, étaient tous en décubitus dorsal, la tête à l’ouest et les bras croisés sur l’abdomen. Plusieurs niveaux d’inhumation ont été mis en évidence, de nombreuses sépultures étant désorganisées par d’autres plus récentes. Il est à noter que la densité d’inhumations augmente à mesure que l’on progresse vers l’ouest, c’est à dire vers l’endroit où se trouvait l’ancienne église paroissiale de Vivoin, qui fut détruite en 1793.
4Un des squelettes portait sur l’abdomen deux coquilles Saint-Jacques perforées telles que l’on peut les trouver dans les sépultures des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cela conforte l’idée selon laquelle le prieuré de Vivoin, l’un des plus important prieuré manceau dépendant de Marmoutier, servait d’étape pour les pèlerins partant de Normandie vers la Galice.
5Le mobilier de céramique, ainsi que la présence de coquilles Saint Jacques fournissent des éléments de datation pour la nécropole : cette dernière est probablement contemporaine du premier prieuré de Vivoin, fondé vers 1060 et détruit au milieu du xiiie s. C’est à cette époque que le vaste prieuré gothique nouvellement construit empiéta sur l’espace occupé par le cimetière paroissial.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Sépulture de pèlerin (?) |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/41917/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 723k |
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| Titre | Fig. 2 – Plan d’ensemble des sépultures du « bâtiment central » |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/41917/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 460k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Marc Dumas, « Vivoin – Le Prieuré » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Pays de la Loire, mis en ligne le 01 décembre 2020, consulté le 13 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/41917
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