Argenton-sur-Creuse – Rue Jean-Jacques-Rousseau
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Année de l'opération :
2016Numéro d’opération :
0611226Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1La commune d’Argenton-sur-Creuse est établie au sud du département de l’Indre, à 30 km de Châteauroux. Le quartier Saint-Étienne se situe à l’ouest de la ville, sur un replat de la rive droite de la Creuse, à une soixantaine de mètres du cours d’eau. Le diagnostic à l’intérieur de l’ancienne église saint Étienne s’est déroulé en septembre 2016. Elle a été limitée aux futurs aménagements, c’est-à-dire l’emprise des huit IPN de la structure porteuse, d’1 m2 environ chacune, et celle de l’ascenseur, estimée à 4 m2. L’objectif principal consistait à évaluer l’épaisseur des remblais et à apprécier le niveau d’apparition des vestiges en place. Les parois de l’église devaient, par ailleurs, être piquetées sur une hauteur de 2 m, autorisant leur observation.
2Devant l’accumulation importante des remblais sur lequel repose le sol de l’édifice et les problèmes techniques induits, seuls deux sondages ont pu être réalisés. Le premier est localisé autour du pilier sud qui soutient l’arc triomphal de l’église. Il empiète à la fois sur la nef et le chœur, tout en se calant contre l’extrémité du mur gouttereau et le départ de l’abside. La seconde ouverture a été implantée contre le mur gouttereau nord, à 5 m du portail occidental. Elle correspond aux deux tiers de l’emprise de l’ascenseur. Ces deux sondages respectivement de 5,24 et 1,60 m2 ont été complétés d’une couverture orthophotographique des maçonneries de la nef, sur plus de 22 m linéaire et une hauteur variant entre 1 et 2,30 m.
3L’origine de l’église demeure inconnue. L’hypothèse d’une création gallo-romaine du bâtiment, en lien avec la nécropole du ier s. qui se développe sous le parvis et en périphérie de la ville d’Argentomagus, n’est pas confirmée par le diagnostic. La partie supérieure de la fondation médiévale du mur gouttereau nord a, par contre, été reconnue dans l’excavation occidentale à 1,20 m sous le sol actuel mais à seulement 0,30 m au-dessus du trottoir bordant l’extérieur du bâtiment. Elle est surmontée d’une porte aujourd’hui murée, caractérisant un niveau de circulation certainement médiéval. Ce dernier est matérialisé dans le sondage oriental par un dallage de pierres posées sur un radier de petits cailloutis. Au moins deux autres ouvertures fermées affectent également la maçonnerie. Leur niveau de seuil ou d’appui n’a, toutefois, pu être atteint. Le mur gouttereau opposé présente, à l’inverse, une homogénéité générale de construction ; sans aucune modification structurelle (hormis une baie récente). Le sol supposé est perturbé par l’installation de sépultures. Le contexte sépulcral et la découverte, dans l’une des tombes, d’épingles en alliage cuivreux, incitent à rapprocher ces inhumations de la fin du Moyen Âge ou de la période moderne. Les niveaux archéologiques sont recouverts par 1,40 m de remblais résultants de la reconstruction (1810) puis de la transformation de l’arrière de l’église tout au long du xixe s. Des exhaussements des sols étaient, en effet, nécessaires pour minimiser les dégâts générés de tous temps par les crues de la Creuse.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Orthophotographie du mur goutteraux nord |
| Crédits | Clichés et DAO : J. Tricoire (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/46656/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 565k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Jérôme Livet, « Argenton-sur-Creuse – Rue Jean-Jacques-Rousseau » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Centre-Val de Loire, mis en ligne le 01 janvier 2021, consulté le 12 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/46656
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