Fontgombault – Les Sables de Rousselle, l’Abbaye, la Cité
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Année de l'opération :
2016Numéro d’opération :
0611407Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Le diagnostic archéologique mené dans l’enceinte de l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault comprend dix tranchées. Ces ouvertures ont été implantées sur le tracé d’un futur réseau de collecte des eaux usées et l’emprise de deux bassins de décantation réservés au domaine.
2La commune de Fontgombault est établie à l’ouest du département de l’Indre, à 7 km au nord-ouest du Blanc, des deux côtés de la Creuse. Bien que fréquenté dès la Préhistoire, l’histoire de son territoire est indissociable de celle de l’Abbaye, fondée en 1091 par Pierre de l’Étoile. L’intervention offre donc l’occasion d’enrichir la connaissance de cet ensemble architectural remarquable protégé au titre des monuments historiques. L’opération s’est déroulée en décembre 2016 afin de cibler des secteurs particuliers. Ce choix a pris en compte la présence des nombreux réseaux enterrés existants, la question de l’accessibilité aux bâtiments conventuels et les risques de déstabilisation des prochains ouvrages.
3Seize structures ont été reconnues dont deux fosses contenant des tessons céramiques antiques et des maçonneries en lien avec le complexe abbatial. Elles se concentrent au cœur du lieu-dit la Cité pour les éléments les plus anciens et au plus proche du cloître pour les vestiges médiévaux et modernes. Les quelques fragments de vases et de tegulae témoignent d’occupations gallo-romaines, perçues dans la commune, notamment dans les jardins de l’abbaye. Ils ne permettent ni de caractériser ni de localiser avec précision un habitat ou une zone d’activités antiques. La tranchée au sud du cloître a révélé deux constructions correspondant certainement à l’ancienne cuisine et au réfectoire des domestiques. Ces espaces aménagés au cours du xive s., lors de la fortification de l’abbaye semblent toujours en élévation sur le cadastre dit Napoléonien de 1812. Les maçonneries ne sont représentées dans la fenêtre décapée que par leurs fondations. Elles sont accompagnées par un probable puits, aujourd’hui comblé de blocs calcaires. Des structures indéterminées, colmatées au moyen de blocs calcaires, se retrouvent dans plusieurs tranchées, incisant les secteurs ouverts du domaine, prés et jardins. Participant possiblement à l’aménagement du domaine comme drains, agencements de berge, vestiges de fosses de plantation ou délimitations parcellaires, ces faits paraissent chronologiquement récents. L’ensemble de ces observations confirme l’impression d’un terroir faiblement occupé et figé depuis le Moyen Âge autour du domaine ecclésiastique.
Pour citer cet article
Référence électronique
Jérôme Livet, « Fontgombault – Les Sables de Rousselle, l’Abbaye, la Cité » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Centre-Val de Loire, mis en ligne le 01 janvier 2021, consulté le 11 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/46676
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