Issoudun – 73 rue Haute-Saint-Paterne
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Année de l'opération :
2016Numéro d’opération :
0611221Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Le diagnostic réalisé rue Haute-Saint-Paterne a mis en évidence deux occupations protohistoriques. Ces deux entités sont présentes sur le bord est d’un éperon dominant la vallée de la Théols. La première occupation, matérialisée par une palissade double, reconnue sur une longueur de plus de 30 m est attribuable au Bronze final IIIb. À l’intérieur de l’aire enclose, soit vers l’ouest, ont été mises au jour des structures en creux de type fosse et fossé fonctionnant avec deux fours creusés dans le sédiment calcaire en place.
2Le site d’Issoudun participe du phénomène de regroupement, enfermement initié dès le Néolithique avec les enceintes fossoyées et préfigurant le mouvement européen que sont les établissements aristocratiques du Hallstatt final. La double palissade d’Issoudun permet d’identifier ce site comme un site fortifié de hauteur dont l’occupation se poursuit au Hallstatt comme le révèle la datation 14C réalisée sur les résidus de combustion d’un des fours. À titre de comparaison, une des premières occupations de l’éperon barré du Camp Allaric à Aslonnes (Vienne) est attribuée au Bronze final IIIb. La céramique d’Issoudun est comparable à celle du Camp Allaric au niveau des décors peint à l’hématite.
3Une autre comparaison, plus architecturale celle-ci, peut être faite avec le site du Châtelet à Boulancourt (Seine-et-Marne). En effet la fouille de cet ensemble a permis de mettre en évidence une double rangée de poteaux espacés de 2 m et interprétée comme le cœur d’un rempart daté du Bronze final IIIb.
4Le site d’Issoudun est d’un intérêt majeur pour la compréhension de la genèse des fortifications des sites de hauteur aux Âges des métaux. L’érection de systèmes défensifs à la fin de l’âge du Bronze permettait de contrôler les voies d’échanges et les ressources locales. L’éperon barré du site de la rue Haute Saint-Paterne, dominant la vallée ainsi qu’un méandre de la Théols, participe de cette volonté.
Pour citer cet article
Référence électronique
Céline Landreau, « Issoudun – 73 rue Haute-Saint-Paterne » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Centre-Val de Loire, mis en ligne le 01 janvier 2021, consulté le 10 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/46686
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