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Année de l'opération :
2016Numéro d’opération :
0611055Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Le projet de réaménagement de l’office de tourisme de Nohant a entraîné la prescription d’un diagnostic archéologique dans le jardin bordant l’arrière du bâtiment. La commune de Nohant-Vic se situe au sud-est du département de l’Indre, à environ 30 km de Châteauroux. L’emprise de l’opération (715 m2) se développe au centre du bourg de Nohant, à une cinquantaine de mètres au nord-ouest de l’église Sainte-Anne. La découverte dans le parc de ce dernier de sépultures antiques ou alto-médiévales, potentiellement associées à l’édifice de culte, renforce l’intérêt d’une intervention dans ce secteur. L’opération s’est déroulée en avril 2016. Les tranchées ont été ouvertes à l’emplacement du futur réseau d’assainissement. Les deux sondages, formant un T, ont été complétés par une troisième fenêtre située dans l’angle ouest du jardin, dans le but d’apprécier l’étendu des occupations.
2Le diagnostic a permis de reconnaître quinze structures médiévales et contemporaines. Les plus anciennes, deux sépultures d’immatures mises au jour au sud de l’emprise, dont l’une a été datée par radiocarbone, témoignent de l’occupation du bourg au viiie ou ixe s. Elles suggèrent, avec les découvertes fortuites de 1993, l’existence d’une zone sépulcrale très étendue, d’une organisation multipolaire des inhumations ou d’une évolution forte de la topographie funéraire. Ces tombes et un petit fossé orienté nord-ouest – sud-est paraissent marquer une limite nord. La quasi-totalité du matériel céramique ramassé au cours de l’opération appartient à la période environnant le xiie s., sans qu’il soit possible d’associer celui-ci à des faits précis. Seul un silo postérieur aux tombes a clairement été reconnu. Le bruit de fond constitué par du mobilier homogène signale toutefois de la présence, en marge du diagnostic, d’une occupation du Moyen Âge central dont l’église, nouvellement construite ou embellie de colonnes et de chapiteaux à cette date, peut être le centre. Une ou deux fosses rejetées en limite de parcelles et dans lesquelles ont été déposés des restes d’animaux, ainsi que deux fossés et quatre trous de poteau, sont rattachées à la période contemporaine. Organisés plus ou moins en parallèle du réseau parcellaire, ceux-ci ont probablement contribué à la partition des terrains. L’opération conduit finalement à s’interroger sur l’organisation sépulcrale dans le bourg de Nohant, depuis les premières sépultures au moins alto-médiévales jusqu’au xixe s., et l’interaction entre ces tombes, l’église Sainte-Anne et le château, futur domaine de George Sand.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Localisation des aires funéraires |
| Crédits | DAO : D. Godignon (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/46716/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 411k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Jérôme Livet, « Nohant-Vic – Nohant » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Centre-Val de Loire, mis en ligne le 01 janvier 2021, consulté le 12 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/46716
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