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2018
41 – Loir-et-Cher

Pontlevoy – Chevrière, boulevard des Tilleuls

Opération préventive de diagnostic (2018)
Responsable d’opération : Sylvia Jouanneau-Bigot

Entrées d’index

Année de l'opération :

2018

Numéro d’opération :

0611790

Nature de l'opération :

opération de diagnostic
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Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Inrap

Texte intégral

1L’opération de diagnostic archéologique au lieu-dit Chevrière (boulevard des Tilleuls) à Pontlevoy (Loir-et-Cher) est située en périphérie sud-ouest de la commune et couvre un peu plus de 2 ha. Elle a permis la découverte de vestiges de différentes périodes.

2Pour la Préhistoire (période 1), le corpus de silex taillés qui a été mis au jour est peu caractéristique et est rattaché au Paléolithique supérieur ou au Néolithique. Il ne semble pas participer d’une véritable occupation. À la Protohistoire (période 2), une première occupation rattachée à La Tène finale a été découverte. Deux portions d’enclos fossoyés orientés 10°O ont été identifiées. Leur fonctionnement pourrait être synchrone. Un bâtiment au plan ramassé sur quatre poteaux massifs a été mis au jour à l’extérieur de l’enclos sud. Ce type d’architecture en bois évoque soit une construction sur plateforme, ou une structure porteuse d’un bâtiment aux parois rejetées.

3Au Haut-Empire (période 3), trois phases ont été distinguées. Entre le ier s. et le premier tiers iie s., une large moitié nord de l’emprise prescrite est investie. L’orientation préférentielle laténienne est conservée. Des portions de fossés et de clôtures maçonnées semblent diviser l’espace. Un grenier maçonné sur murets internes formant un vide sanitaire a été installé sur le côté est du grand enclos laténien nord. Un four à chaux a été identifié à 20 m au sud du grenier maçonné. Les données mobilières rattachées à cette phase sont classiques des assemblages domestiques. La phase suivante rassemble les faits archéologiques mal datés du Haut-Empire, mais semble-t-il en continuité avec la phase précédente. Des fossés divisent l’espace toujours en suivant le même axe préférentiel. À cheval sur le mur de clôture, une tour-porche quadrangulaire au plan en « mâchoire » a été mise au jour. Cet édifice marque, sans doute de façon ostentatoire, la transition entre des espaces : résidentiel (hors emprise ?) et agricole (le grenier maçonné notamment). Contigu au côté nord-ouest du mur de clôture et à proximité du porche, un bac à chaux a été découvert.

4Entre la deuxième moitié du iie s. et la fin du iiie s., le mobilier est peu abondant pour déterminer les caractéristiques de l’occupation. Deux portions d’enclos fossoyés ont été identifiées, la première est installée sur l’angle nord-ouest du grenier maçonné et la seconde enserrent des zones de bâtiments sur poteaux. À l’extrémité méridionale du diagnostic, un cellier et un vaste creusement aménagé, puis comblé avec des éléments de démolition d’édifices ont été découverts. La céramique rattachée à cette phase est caractéristique de rejets domestiques. Du verre est également à signaler dans le comblement du cellier sous la forme de vaisselle à verser. L’analyse de l’instrumentum, permet de placer la population du Haut-Empire dans une sphère relativement aisée.

5Le ive s. (période 4) est illustré en périphérie sud du diagnostic par un vaste creusement suivi d’un sol aménagé lié à un vestige de maçonnerie et interprété comme de l’assainissement ou une aire de battage. Il est comblé au ive s. à l’aide de matériaux de démolition issus probablement de bâtiments environnants. À partir de cette période, le site de Pontlevoy semble désaffecté peu à peu. L’influence de l’abbaye bénédictine de Notre-Dame-des-Blanches toute proche dès l’époque médiévale, a sans doute conditionné, par la suite, la topographie de Pontlevoy. La période 5 regroupe les vestiges des époques moderne et contemporaine et non datés. Ils sont généralement peu documentés et correspondent notamment à une carrière de calcaire et des tronçons de fossés dont les tracés sont dessinés sur le cadastre napoléonien de 1810.

6Le site de Pontlevoy correspond probablement à un établissement à vocation essentiellement agropastorale, bien que des activités artisanales soient attestées. Il s’intègre au corpus des établissements ruraux laténiens et antiques dont de nombreux exemples sont connus en région Centre-Val de Loire.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Sylvia Jouanneau-Bigot, « Pontlevoy – Chevrière, boulevard des Tilleuls » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Centre-Val de Loire, mis en ligne le 26 janvier 2021, consulté le 13 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/51356

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Auteur

Sylvia Jouanneau-Bigot

Inrap

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Responsable d’opération

Sylvia Jouanneau-Bigot

Inrap

Opération(s) dirigée(s) par cet archéologue

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Droits d’auteur

Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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