Bellengreville – IFA2
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Année de l'opération :
2017Numéro d’opération :
163942Nature de l'opération :
fouille préventiveNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1La fouille a été réalisée dans la commune de Bellengreville, avant l’installation d’un transformateur électrique en bout de ligne reliant l’Angleterre à la France (entreprise RTE). Elle porte sur une surface de 3 998 m2 qui se compose d’une fraction d’une grande parcelle occupée entre 1995 et 2010 par une pépinière. La période néolithique était attendue avec la découverte au diagnostic de quatre structures accolées et des trous de poteaux. Le décapage et la fouille ont permis la mise en évidence d’un locus apparemment complet dans l’emprise, regroupant sept fosses (silos ?), un Schlitzgrube, treize trous de poteaux et trois chablis autour d’un petit bâtiment sur huit poteaux.
2Le mobilier est assez discret dans l’ensemble des structures, à l’exception des quatre fosses découvertes en diagnostic (st. d3, d4, d5 et d8) et plus particulièrement la d3 qui regroupe la très grande majorité du mobilier recueilli. Celui-ci est composé de faune en très bon état de conservation, dont une pioche en bois de cerf et un andouiller perforé, de cinq individus céramiques reconstituables et d’un assemblage lithique cohérent. Le mobilier et les datations radiocarbones suggèrent l’appartenance du locus au Néolithique moyen II, entre le 41e et le 40e s. avant notre ère. L’ensemble correspond à une petite occupation homogène rarement mise en évidence sous cette forme au niveau régional ou interrégional.
3En dehors des structures néolithiques, sept cratères de bombes de 7 à 9 m de diamètre ont été identifiés, faisant partie d’un ensemble beaucoup plus vaste de centaines de bombes qui ont été larguées par les armées alliées en 1944. Il est possible que certaines bombes soient tombées sur des structures néolithiques, les détruisant totalement. Une carrière moderne ou contemporaine est également installée en limite nord-ouest de l’emprise. Enfin, l’installation de la pépinière a entraîné la réalisation de deux chemins et la plantation d’une rangée d’arbres, qui n’ont pas perturbé les vestiges de l’occupation néolithique.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Céramiques issues de la structure d3 |
| Crédits | DAO : E. Ghesquière (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/72648/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 172k |
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| Titre | Fig. 2 – Andouiller de bois de cerf retouché (pic ?) |
| Crédits | DAO : E. Ghesquière (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/72648/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 553k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Emmanuel Ghesquière, David Giazzon et Lamys Hachem, « Bellengreville – IFA2 » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 02 juin 2021, consulté le 17 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/72648
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