L’habitat littoral dans l’Antiquité dans le nord-est du Cotentin
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Année de l'opération :
2007Lieux :
France métropolitaine, Normandie, Département de la Manche, Gatteville-le-Phare, Barfleur, Montfarville, Réville, Saint-Vaast-la-Hougue, Quettehou, MorsalinesNature de l'opération :
prospection inventaireTexte intégral
1La prospection-inventaire réalisée en décembre 2007 dans les communes de Gatteville-le-Phare, Barfleur, Montfarville, Réville, Saint-Vaast-la-Hougue, Quettehou et Morsalines, avait pour objectif d’étudier l’occupation des sols sur les terrains situés en bordure de littoral (à l’exclusion du littoral même). Cette étude avait valeur de test et a été réalisée dans le cadre d’une recherche plus large sur l’occupation des espaces côtiers dans l’Antiquité dans la province de Lyonnaise (du nord de la Loire à la Seine-Maritime). La réalisation d’une telle opération dans le nord-est du Cotentin est directement liée à la méthode utilisée : prospection systématique (équipe de quatre personnes suivant le même axe, espacées de 10 m, avec deux passages sur la même parcelle, collecte et comptage du mobilier). Ce type d’investigation nécessite une grande quantité de parcelles labourées en bord de mer. L’analyse des données environnementales sur l’utilisation actuelle des sols (notamment la base de données Corine Land Cover) a permis de privilégier très largement l’espace côtier situé entre Gatteville-le-Phare et Morsalines. Cependant, les méthodes de labours utilisées par les agriculteurs, liées à la faible profondeur et la dureté du substrat granitique, ont eu pour conséquences ces dernières années la disparition et le broyage des artefacts anciens en céramique. Les matières les plus résistantes (faïence, verre, silex) sont abondamment représentées. Une sur-représentation du mobilier « hors-site » moderne et contemporain a été observée. Plusieurs concentrations de microfragments de terre cuite rouge « boulettes » ont été repérées mais s’avèrent indatables. Sur l’une d’entre-elles, à Réville, un tesson de poterie sigillée a été trouvé, permettant de supposer la présence d’un site antique. Cette prospection pose un problème méthodologique récurrent, notamment dans les milieux schisteux en Bretagne, concernant la définition même de site. La présence de deux fragments de tegulae non broyés peut-elle être un indice de site ?
Pour citer cet article
Référence électronique
Cyril Driard, « L’habitat littoral dans l’Antiquité dans le nord-est du Cotentin » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 01 mars 2007, consulté le 16 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/7401 ; DOI : https://doi.org/10.4000/adlfi.7401
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