Jau-Dignac et Loirac – La Chapelle
Full text
Identifiant de l'opération archéologique : 2007
Date de l'opération : 2007 (FP)
1Le site de « La Chapelle » est en cours de fouille depuis 2001. Après une interruption en 2006, une nouvelle opération, programmée pour trois ans, a débuté en 2007. La succession des phases d’occupation de cet ancien îlot des bords de l’estuaire de la Gironde est désormais bien établie.
2Un temple gallo-romain est d’abord fondé au Ier s. sur cette partie septentrionale de l’île ; il est abandonné lentement vers la fin du IVe s. Les ruines de ce temple sont réaménagées ce qui témoigne d’un grand changement dans la fonction du site. Le hiatus est évident, mais la réoccupation n’est pas fortuite et tient compte de la présence de bâtiments anciens dont on pouvait tirer parti, tant du point de vue matériel que symbolique.
3En effet, ce sont probablement les membres d’une riche famille aristocratique qui ont transformé cet espace pour en faire une nécropole patrimoniale au sein de laquelle les ruines sont converties en une petite église abritant une douzaine de sépultures assez prestigieuses. La découverte majeure de la campagne de 2007 est celle du chevet rectangulaire de l’église patrimoniale qui permet de définir sans ambiguïté la fonction de l’édifice mérovingien qualifié jusqu’alors de bâtiment funéraire (Cartron, Castex, 2006).
4Il s’agit donc d’un lieu de culte chrétien lié à la mise en place d’un espace funéraire familial. On note le changement qu’introduit ce monument dans l’utilisation de la nécropole puisque plusieurs sépultures viennent alors s’accoler au chevet, assurément perçu comme l’endroit le plus attractif pour les défunts. On notera d’ailleurs que les sépultures se répartissent autour de l’édifice sur un rayon d’environ une dizaine de mètres. Dans son ensemble, la nécropole du haut Moyen Âge regroupe pour le moment au moins 55 individus pour un peu moins de quarante sépultures.
5Deux modes d’inhumations ont été employés pour l’ensemble des sépultures. Les sarcophages situés à l’intérieur de l’édifice semblent attribuables à la première période de fonctionnement de l’église (fin VIe s. et VIIe s.), en relation directe avec sa construction : il s’agit d’abriter les sépultures des ancêtres prestigieux de la familia.On note aussi la présence de contenants en bois, plus nombreux aux abords de l’église. Ces datations suggèrent une utilisation assez longue de la nécropole jusqu’à l’époque carolingienne. D’autres datations radiocarbone sont envisagées pour affiner ce terminus.
6La présence d’un petit habitat (XIe s.-XIIe s. ?) venant s’installer sur les ruines atteste de l’intensité de l’occupation de l’îlot. La construction de la chapelle médiévale n’apparaît donc pas en continuité avec l’ancienne église qui avait alors été détruite. La présence d’anciennes sépultures a pu alors contribuer à l’édification d’un lieu de culte chrétien à cet emplacement vers le début du XIIIe s. auquel une trentaine de tombes a été associée sans grande certitude.
7 (Fig. n°1 : Plan de la nécropole et de l’église du haut Moyen Âge)
8Cartron Isabelle, Castex Dominique
Appendix
List of illustrations
![]() |
|
|---|---|
| Title | Fig. n°1 : Plan de la nécropole et de l’église du haut Moyen Âge |
| Credits | Auteur(s) : Boyer, D. ; Kawe, D.. Crédits : D. Kawe ; D. Boyer (2007) |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/7759/img-1.jpg |
| File | image/jpeg, 165k |
References
Electronic reference
Isabelle Cartron, Dominique Castex, “Jau-Dignac et Loirac – La Chapelle” [Note of archaeological project], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [Online], Nouvelle-Aquitaine, Online since 01 March 2007, connection on 15 October 2026. URL: http://journals.openedition.org/adlfi/7759; DOI: https://doi.org/10.4000/adlfi.7759
Top of pageCopyright
The text and other elements (illustrations, imported files) are “All rights reserved”, unless otherwise stated.
Top of page



