Vermand – Rue Charles-de-Gaulle (parcelles F et G)
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Année de l'opération :
2008Nature de l'opération :
opération de diagnosticNotes de la rédaction
Organisme porteur de l’opération : Inrap
Texte intégral
1Le diagnostic a été motivé par la construction de deux pavillons. La parcelle a été divisée en huit lots identifiés de A à H. Chacun a fait l’objet d’un arrêté de prescription spécifique. Cette notice concerne l’étude des lots F et G. La surface porte sur une superficie cumulée de 2 134 m2 (respectivement 1 037 m2 et 1 037 m2).
2Les deux parcelles montrent une organisation cohérente des vestiges archéologiques présents. On retrouve dans chaque tranchée une vaste dépression linéaire (st1), peut-être un fossé, ayant piégé une grande quantité de mobilier céramique et des monnaies. L’actuelle rue Charles De Gaulle bordant l’emprise correspond à une portion de la voie romaine reliant Amiens et Saint-Quentin, il est probable que la structure 1 reconnue dans le diagnostic et la chaussée sont en relation mais les conditions d’intervention n’ont pas permis de lier stratigraphiquement les deux phénomènes.
3Les autres structures sont rassemblées sur une bande de 15 m à 20 m de largeur. Les quatre tranchées ont démontré que passé cette distance, les terrains sont vierges de toute occupation. Il s’agit de quelques fosses éparses, de fossés d’enclos, de bâtiments et d’une sépulture à inhumation sans mobilier. Nous sommes géographiquement éloignés d’environ 200 m du site connu au lieu-dit Le Calvaire qui s’étend plus vers le nord. Les vestiges reconnus rue Charles-de-Gaulle sur les deux lots diagnostiqués, correspondent davantage à une petite occupation bordant la voie romaine au moins dans le portion que nous avons observée. Il convient de souligner que toutes les structures ne sont pas strictement contemporaines. Le fossé Tr2-St5 semble recoupé par la structure 1. De la même manière, les fondations (Tr1-St3, Tr2-St6, Tr3-St3) et le bâtiment (Tr3-St2) recoupent la structure 1. La détermination de la céramique démontre une première phase d’occupation à la fin du ier s. et au début du iie s. et une seconde phase plus récente datée de la fin du iie et du début du iiie s. C’est plutôt à ce second stade que se rattachent les bâtiments.
4La construction du collège en 1969 avait permis la découverte de fours de potier antiques. Dans une parcelle adjacente, l’Association archéologique du Vermandois a recueilli le mobilier issu d’une tessonnière composé de céramique grise ou noire typique de la région. Sur le secteur qui nous intéresse aujourd’hui, rien de tel n’a été reconnu. Cette activité semble se cantonner à l’est de la voie romaine. L’officine est remplacée au ive s. par une nécropole. La sépulture reconnue dans le diagnostic, même si l’absence de dépôt n’a pas permis de la dater, pourrait correspondre à cette époque. Sa présence permettrait de situer l’extension maximale du cimetière vers l’ouest.
Table des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Implantations des vestiges |
| Crédits | DAO : É. Mariette (Inrap). |
| URL | http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/83244/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 331k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Laurent Duvette, « Vermand – Rue Charles-de-Gaulle (parcelles F et G) » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Hauts-de-France, mis en ligne le 06 juillet 2021, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/83244
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