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HomeExcavations districtsHauts-de-France199902 – AisneSaint-Quentin – Le Bois de Cambronne

1999
02 – Aisne

Saint-Quentin – Le Bois de Cambronne

Fouille préventive (1999)
Archaeological project director: Patrick Lemaire

Editor's notes

Organisme porteur de l’opération : Afan

Full text

1L’aménagement d’une plate-forme logistique EDF (dans l’emprise du futur parc d’activité A26/A29) est à l’origine de l’intervention. Le site archéologique s’étend sur le haut de versant d’un promontoire fortement saillant, de part et d’autre d’un talweg en partie colmaté. Les formations géologiques (limons et sable) sont recouvertes par une épaisseur de terre végétale comprise entre 0,35 m (haut du site) et 0,20 m (bas du site). L’érosion a fortement arasé les vestiges archéologiques provoquant même parfois leur disparition. En revanche, les vestiges situés dans le vallon se sont vus protégés par l’apport de colluvions. Le cœur du site a été intégralement décapé sur 2,6 ha et des tranchées complémentaires sur 4 000 m2 ont permis d’explorer les 1,6 ha restants : 334 structures archéologiques, vestiges d’occupations humaines depuis la fin de La Tène ancienne jusqu’au début du troisième quart du iiie s. de notre ère. La majorité des faits archéologiques découverts se rattache à une villa de plan classique et de taille moyenne. Outre ces occupations, des vestiges des périodes moderne (xviie-xviiie, fossés draineurs) et contemporaine (premier conflit mondial) ont également été reconnus. La documentation afférente aux périodes gauloises est très lacunaire. Isolée au nord-est, une structure d’ensilage est l’unique vestige d’une occupation de La Tène B/C ; La Tène D est, quant à elle, principalement représentée par plusieurs systèmes fossoyés incomplets. Ces derniers se rattachent à une occupation mal définie. À La Tène D2b/gallo-romain précoce, l’occupation de l’espace semble être modifiée ; une nouvelle trame fossoyée, parcelles et chemin, est mise en place. Son orientation et sa régularité diffèrent des systèmes fossoyés laténiens. Tout comme les occupations protohistoriques, cette occupation transitoire n’est pas clairement appréhendée. Au milieu du ier s. apr. J.-C., une villa est fondée dans la filiation du parcellaire précoce ; cet établissement possède une enceinte fossoyée rectangulaire (108 m sur 115 m) clôturant des édifices disposés autour d’une vaste cour. Un bâtiment, dont il ne reste que la cave et 2 bribes de fondation en craie tassée, domine cet espace. Un chemin en creux permet la liaison entre l’établissement et la voie romaine située à 280 m en contrebas ; il pénètre à l’intérieur de l’enclos, longe l’aile sud et s’interrompt à proximité de la résidence principale présumée. Trois constructions sur poteaux, en grande partie suggérées par la présence de celliers, ont été édifiées principalement sur le pourtour sud de l’enclos, entre le chemin et la limite fossoyée. Les vestiges de 2 palissades à poteaux séparés destinées à clôturer et à cloisonner l’espace ont été reconnus. Une ou deux décennies plus tard, après l’abandon de la cave, plusieurs réaménagements sont opérés : édification et reconstruction de bâtiments (en dur et sur poteaux). Ces travaux n’affecteront pas le développement spatial interne. Un second réaménagement, très partiellement reconnu, intervient dans la seconde moitié du iie s. ; seul un bâtiment d’exploitation (écurie ?) en dur, quelques fosses, un tronçon de l’enceinte primitive recreusée et le chemin en creux constituent les vestiges de cette occupation. Au terme de l’intervention de sauvetage urgent, les résultats recueillis révèlent un gisement au potentiel important. Les occupations gauloises semblent principalement se développer au nord et au sud du décapage ; le parcellaire LT D2/GR précoce s’étend à l’ouest ; les vestiges afférents à la villa, et non reconnus (limite ouest de l’enclos, nécropole, parcellaire agro-pastoral…) restent également à découvrir. Le développement du parc d’activité A26/A29, prévu sur 175 ha, devrait permettre une reconnaissance fructueuse de ces occupations de plateau et de hauts de versant.

Fig. 1 – Plan général du site

Fig. 1 – Plan général du site

DAO : P. Lemaire (Afan).

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List of illustrations

Title Fig. 1 – Plan général du site
Credits DAO : P. Lemaire (Afan).
URL http://journals.openedition.org/adlfi/docannexe/image/94909/img-1.jpg
File image/jpeg, 505k
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References

Electronic reference

Patrick Lemaire, “Saint-Quentin – Le Bois de Cambronne” [Note of archaeological project], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [Online], Hauts-de-France, Online since 04 August 2021, connection on 05 September 2026. URL: http://journals.openedition.org/adlfi/94909

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