Présentation du numéro
Texte intégral
1Le dossier principal de ce numéro est issu des actes du colloque célébrant le quinzième anniversaire de la revue Amerika, organisé par le Centre d’Études en Langues et Littératures Anciennes et Modernes (CELLAM), qui s’est tenu les 9 et 10 octobre 2025 à Rennes. Le fil rouge de ces rencontres entre chercheurs – dont de nombreux contributeurs réguliers de la revue – était de s’interroger sur les évolutions des champs culturels et littéraires dans les Amériques lors de ce premier quart de XXIe siècle. Nous tenons à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à faire de cette manifestation un succès, à la fois parmi les intervenants, mais aussi au sein du comité scientifique et du comité d’organisation. L’image de couverture de ce numéro provient de l’exposition sonore réalisée par le chercheur mexicain Álvaro Díaz Rodríguez, dont les participants ont pu visiter plusieurs installations.
2Un appel à contributions a ensuite été lancé par la revue, afin d’étendre la réflexion sur cette thématique.
3Le présent dossier se subdivise en trois grands chapitres : le premier est consacré aux réflexions théoriques, le second, à l’apport des arts et de la création aux perspectives sociales et sociétales, et enfin, le troisième s’intéresse aux imaginaires.
4Néstor Ponce, fondateur de la revue, introduit le dossier avec un retour sur les éléments qui ont présidé à sa création, ainsi que les principaux moments qui ont jalonné ses quinze premières années d’existence (« Mémoires d’un défi, historique de la revue Amerika »).
5Le premier chapitre – Théories – comporte deux contributions : « Prejuicios y metáforas sobre edición y traducción en contextos desiguales », où José Luis de Diego s’interroge sur les relations entre auteurs, éditeurs et traducteurs sur le marché éditorial et « O afrorrealismo na literatura amefricana : ancestralidade e identidade encruzilada na Américas », où Fábio Rodrigo Penna questionne la pertinence du concept de littérature améfricaine, concept qui engloberait les trois grandes aires linguistiques latino-américaines (francophone, hispanophone et lusophone).
6Le deuxième chapitre – Créations, sociétés et espaces – comporte trois contributions : « Máscaras e o cruzamento de culturas : experiências pedagógicas cênicas no Brasil em busca de outra globalização », où Bya Braga s’intéresse aux liens entre pédagogie et arts de la scène ; « Du témoin spectateur au témoin délégué », où Virginia de la Cruz Lichet explore la manière dont la plasticienne colombienne Erika Diettes a construit un parcours créatif autour de l’assassinat de son oncle et enfin « Criticalidad en acción : Mexiconceptual de Heriberto Yépez como crítica y arte », où Miguel Lozano étudie les postulats esthétiques posés par ce recueil.
7Le troisième et dernier chapitre – Imaginaires, intertextualités et narrations – comporte trois articles : « Empreintes de la culture populaire dans les romans nicaraguayens, entre divertissement et critique sociopolitique », où Nathalie Besse s’intéresse à l’intertextualité liée à la pop culture chez les auteurs contemporains nicaraguayens Arquímedes González, Israel Lewites Cornejo et José Adiak Montoya, puis « Escritoras mexicanas de la primera mitad del siglo XXI y relatos cortos : ¿hacia una novela mosaico » d’Anaïs Fabriol, qui s’interroge sur le sens porté par les récits courts des écrivaines mexicaines Dahlia de la Cerda et Elma Correa ; l’intertextualité et le rapport à l’adaptation sont également questionnés par Armando Navarro dans « De la palabra al plano: transtextualidad en Temporada de Huracanes », qui s’intéresse à l’adaptation filmique du roman de Fernanda Melchor.
8Ce dossier sera suivi d’un second volume, dans le numéro de décembre, qui concernera plus précisément les liens entre recherche et création.
9Le numéro comporte également le deuxième volume du dossier « Deuil et mémoire en Amérique Latine », dirigé par Sabine Forero et Virginia de la Cruz, avec deux articles : « Les ar(t)chives-vives dans les luttes mémorielles féministes et en Argentine : histoire d'une collectivisation du deuil » de Sophia Sablé, et « Os cartazes artísticos e militantes de Miguel Perelli como ativadores de memórias políticas durante o Governo Macri (2015-2019) » de Lícia Gomes.
10Des publications figurent dans les habituelles rubriques Mélanges, Opinions/Varia et Comptes-Rendus.
11Dans la rubrique Mélanges, María Florencia Antequera s’interroge sur la composition d’Ollantay par Alberto Ginastera (« “Engarzar la joya”: Alberto Ginastera y su Ollantay. Esquirlas biográficas, proceso compositivo y nacionalismo »), cependant que Laurine Sézérat questionne les politiques patrimoniales et culturelles de la Pequena África de Rio de Janeiro (« La Pequena África à Rio de Janeiro, entre « droit à la mémoire » et « droit à la ville » : vers une patrimonialisation à travers une « culture en actes »).
12En ce qui concerne la rubrique Varia, Dina Comisarenco Mirkin étudie l’œuvre picturale de la muraliste Annette Nancarrow (« La fraternidad como puente “entre la sombra y la luz”: El sueño de un niño de convertirse en torero (1949) de Annette Nancarrow ») et Kouakou Laurent Lalekou questionne les similitudes entre le destin des révolutions cubaines et haïtiennes (« Haïti/Cuba : deux révolutions étranglées »).
13Enfin, la rubrique Comptes-Rendus comporte deux propositions : une recension par Jean-Marie Lassus du recueil de poèmes El grito del perro y otros poemas sueltos (« Néstor Ponce, El grito del perro y otros poemas sueltos ») et celle, par Irina Ráfols, d’une biographie de l’artiste Mangoré par Éric Courthès (« “Mangoré por Mangoré”,“Memorias apócrifas de Agustín Pío Barrios”, de Eric Courthès: “Voces alrededor de una leyenda” »)
Pour citer cet article
Référence électronique
Anaïs Fabriol et Comité de rédaction d’Amerika, « Présentation du numéro », Amerika [En ligne], 32 | 2026, mis en ligne le 24 août 2026, consulté le 15 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/amerika/24424 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16p47
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