Bibliographie
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Sources anciennes
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Notes
Sur l’historique des ambassades successives entre l’Éthiopie et le Portugal, voir Krebs (2021, p. 121-184).
Pour le texte des manuscrits italiens, je me réfère à l’édition d’Osvaldo Raineri de 2007, qui a édité l’ottob.lat.2789 en indiquant les variations des autres manuscrits en notes de bas de page. Le manuscrit ottob.lat.1104 n’a toutefois pas été inclus dans cette édition.
Sur les Navigationi et Viaggi, voir le récent ouvrage de Lejosne (2021). Une édition annotée du texte a été publiée par Marica Milanesi en 1979.
Voir la préface de Ramusio au récit de F. Álvares : Ramusio, Primo volume delle navigationi et viaggi, p. 204, préface.
Une partie des variations trouvées chez Ramusio a été incluse par Charles Beckingham et George Huntingford dans leur traduction et édition du récit d’Álvares (1961). Toutefois, certains de ces variations ou ajouts ont été ignorés, comme l’indiquent Beckingham et Huntingford dans leur introduction (p. 10). Roberto Almagià (1941) et Charles Beckingham (1961) ont partiellement étudié les différentes versions du texte. L’étude de l’histoire du texte, la comparaison des différentes versions et sa circulation constituent précisément l’un des axes de recherche de ma thèse.
Ramusio, Primo volume delle navigationi et viaggi, p. 204 : « non dimeno, perche la materia è tanto utile degna, e ammirabile, sarebbe necessario, discorrere molte cose, per beneficio della Christianità, cioè della facilità, che si potria havere del commercio con questo tal principe, e per quãte nie ni si potria penetrare, e del profitto poi, che se ne canaria, che ardisco di dire, che non faria forse minore di quello, che apportò al Mondo il discoprire fatto p il signore Don Christoforo Colombo ».
Et non pas six mentions, comme l’affirment Beckingham et Huntingford (1961, p. 583).
À ce sujet, voir les articles de B. Hirsch (1986 ; 1994), ainsi que sa thèse (1991).
La circulation de manuscrits et l’intérêt de plusieurs humanistes italiens dont Ludovico Beccadelli, qui réorganise et fait copier une version italienne du récit de F. Álvares, montrent que le récit est connu, circule et intéresse le milieu humaniste italien avant même son intégration dans les Navigationi et Viaggi. Le manuscrit réorganisé par L. Beccadelli a été publié par Osvaldo Raineri en 2007. La question de la réception du texte de F Álvares constitue un autre axe de recherche de ma thèse.
La plupart des récits européens des xve et xvie siècles décrivent principalement les côtes africaines.
Hérodote, Histories II.
Ca’ da Mosto, Voyages en Afrique Noire (1455 & 1456), p. 54 ; Seignobos 2017.
Krebs 2021, p. 147. Sur ce sujet, voir aussi Pankhurst (2000), Weber (2019).
À ce sujet, voir Krebs (2021, p. 85).
Pour l’itinéraire détaillé du voyage de F. Álvares, voir Beckingham, Huntingford (1961, p. 26-30).
Sur Pêro de Covilhã, voir Kleiner, « Pêro da Covilhã », EAe, 2003, p. 811-812.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 114-115 : « Dans ces campagnes, on dit qu’il y a d’autres bâtiments tels que ceux d’Aksoum […] et ceci contre la [portion] du Nil. Et je n’y suis pas allé, et je dis les choses selon ce que j’ai entendu, ce qui m’a le plus surpris. » « Nestas campinas dizem estar outros tais edifícios como os de Aquaxumo […] e isto é contra a parte de Nilo. E eu não fui lá, e digo de ouvida cousa de que me mais me espantei ». Pour des raisons pratiques, je me réfère ici à la version modernisée portugaise.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 296 : « Diz que não viu o rio Nilo, e chegou [a] duas jornadas dele, e as jornadas que andavam são pequenas, s., quatro, cinco léguas, pouco mais ou menos. » Je reviens sur ce passage et les interrogations qu’il suscite à la fin de l’article.
B. Hirsch (1986, p. 112) suppose que la carte amenée par l’ambassade portugaise est portugaise, sans toutefois donner davantage de précisions : « On reconnaît sans doute dans la description de l’ambassadeur une carte du monde portugaise du début du xvie siècle […] ».
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 228 : « […] e olhasse sua Etiópia como estava cousa não sabida, muito grande e muito espalhada, cheia de montanhas, e de leões, e de elefantes e doutras muitas alimárias, e assim de muitas serranias, sem ela mostrar o mapa‑múndi, cidade, vila, nem castelo. »
Beckingham, Huntingford 1961, p. 416.
Cattaneo 2019, p. 126.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 252. Il s’agit du Livro do Infante D. Pedro de Portugal, o qual andou as Sete Partidas do Mundo de Gomes de Santo Estêvão, dont l’édition imprimée la plus ancienne date de 1646.
Voir par exemple l’Esmeraldo de Situ Orbis du voyageur portugais Duarte Pacheco Pereira, dont le titre même constitue une référence au De Situ Orbis de l’auteur de l’Antiquité Pomponius Mela. Chez d’autres voyageurs comme le Vénitien Alvise Ca’ da Mosto, les références sont implicites mais aisées à identifier. Les connaissances préalables de F. Álvares au voyage ainsi que sa culture sont des aspects sur lesquels je compte me pencher dans ma thèse.
Voir Bouloux 2017.
L’expression de « charpente » est empruntée à B. Hirsch (1987, p. 2013) ; il désigne ainsi le réseau du Nil, qui forme selon lui la « charpente » d’une carte de l’Égypte et de l’Éthiopie du xve siècle.
Voir notamment la représentation de l’Afrique héritée de Ptolémée, mais également la description du Nil par Hérodote.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 87 : « Do lugar de Aquaxumo para Poente, que é contra Nilo, há mui grandes terras e senhorios, segundo dizem […] ».
Smidt, « Nile », EAe, 2007, p. 1178.
D’Éthiopiens, ou d’Européens ayant vécu suffisamment longtemps en Éthiopie pour avoir été imprégnés par les connaissances éthiopiennes des différents cours d’eau éthiopiens.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 254 : « Da cabeça deste reino de Gojame se começa outro reino que dizem ser o maior reino que há na terra do Preste João, e se chama Bagamidri. Este, dizem, que corre ao longo do Nilo. E não pode deixar de ser grande como dizem, porque ele começa no reino de Gojame e vai pela cabeça do reino de Amara, e do reino de Angoir e Tigrai, e é de Tigremahom e do reino do Barnagais, e assim corre mais de duzentas léguas. »
Berry, « Băgemdǝr », EAe, 2003, p. 438.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 123 : « […] caminhámos pelo pé dela dois dias, e assim chega ao reino de Amara do Bogrimidi, que é sobre Nilo, e é daqui mui longe. »
Il est possible que les informateurs de F. Álvares aient eux aussi pour habitude de décrire l’espace éthiopien en termes de rivières, les fleuves constituant naturellement des points de repères.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 79 : « No dia seguinte fomos por montanhas, assim de serras como arvoredos sem fruto nenhum, até uma mui grande ribeira, que por ser inverno achámos grande de passar ; é esta sobre que o lugar de Baruá está assentado e corre para Nilo, onde fenece o reino do Barnagais e começa o de Tigremahom. »
Beckingham, Huntingford 1961, p. 139.
Beckingham, Huntingford 1961, p. 139.
Álvares, La historia d’Ethiopia, p. 165 : « Confina con detti Regni dalla parte di levante, et da quella di ponente col Nilo, et da quella di settentrione con li Aguihaos, quali sono gentilj, et alcuni christianj. »
Alain 2019, p. 29.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 72 : « Diziam que havia muito pouco tempo que mataram um filho do Barnagais, e ele que queria ir vingar sua morte, e ouvi dizer que na fronteira destes núbios havia quatrocentos ou quinhentos de cavalo, muito grandes guerreiros, e que é terra muito abundada de mantimentos, e não pode al ser, porque é daquém e dalém Nilo, que dizem ser terra muito farta. »
Álvares, La historia d’Ethiopia, p. 55 : « Dicono questa terra essere copiosa d’oro, et fruttifera, impero ch’è sopra il Nilo d’ogni banda, et tengono ne loro confini sempre cinque ó sei cento huomeni ben’à cavallo per guardia ; la causa della guerra era, perch’essi havevano morto un figliuolo al Bahr nagassí. »
Seignobos 2011.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 255 : « Estes confinas com Egipto, e dizem haver nesta terra muito ouro e fino, e jaz esta terra defronte de Suaquém, que é perto do mar Roxo, e são estas senhorias de núbios de aquém e de além Nilo, e dizem que quantas são as fortalezas, tantos são os capitães […] ».
Álvares, La historia d’Ethiopia, p. 167 : « J confini loro dalla parte di Ponente sono con l’Egitto dal mezzo dì con l’jsola di Suaguen porto del mar Rosso. Questo paese è copioso d’oro finno, et per mezzo d’essi passa il fiume Nilo grand(issi)mo. »
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 132 : « Dizem que correm estas fossas até Nilo, que é de aqui mui longe, e para cima bem sabemos que chegam a terra de mouros […] ». Ch. Beckingham et G. Huntingford identifient cette mention du Nil avec Le Nil Bleu. Ch. Beckingham indique la variation dans le manuscrit italien Ottob.lat.1104, dans lequel Le Nil est évalué à 480 kilomètres de distance. Toutefois, il estime que la distance réelle est d’environ 160 kilomètres (1961, p. 146). Au‑delà des informations sur Le Nil, la variation du manuscrit italien montre l’intérêt d’étudier conjointement les différentes versions du texte de F. Álvares et de les comparer, si elles ajoutent des informations pour la connaissance de l’Éthiopie.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 133 : « Dizem que estas ribeiras se ajuntam ambas e vão ao rio Nilo. »
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 252 : « E no reino de Damute dizem nascer um grande rio e contrário ao Nilo, porque cada um vai para sua parte : Nilo para Egipto ; deste outro ninguém da terra sabe para onde vai, somente presumem que vai para Manicongo, e mais dizem que neste reino de Damute acham muito ouro, eu o digo como o ouvi. »
Il est difficile de savoir le degré de connaissance du royaume du Kongo en Éthiopie. Sur ce sujet voir l’article de Fikru Gebrekidan (2010, notamment p. 225-226). Cet article comporte toutefois de nombreuses approximations (il évoque par exemple l’envoi de trois émissaires portugais auprès du souverain éthiopien en 1521, alors qu’il s’agit d’une ambassade composée d’au moins dix‑sept personnes).
Beckingham, Huntingford 1961, p. 180.
Selon B. Hirsch (1991, p. 421-422), P. Giovio a surtout utilisé des informations provenant d’Éthiopiens vivant à Rome, Täsfa Ṣeyon et d’autres. Sur Täsfa Ṣeyon, moine éthiopien installé à Rome au xvie siècle, voir De Lorenzi, Salvadore (2021).
Hirsch 1991, p. 423.
Voir Vagnon (2012).
Cette lettre a été insérée dans le texte Legatio David Aethiopiae regis ad Sanctissimum D.N. Clementem Papa VII, 1533.
Vagnon 2012, p. 43.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 253 : « Ora deixando Sul e tomando Poente, fica outro reino que é do Preste, e se chama Gojame, que foi grã parte dele da Rainha Helena, e dizem que neste reino nasce ou sai o rio Nilo, que nesta terra chamam Gion, e dizem que há nele grandes lagos como mares, que há neles homens e mulheres marinhos, e alguns afamam isto de vista. »
Beckingham, Huntingford 1961, p. 459. Pour la représentation de l’Afrique par Ptolémée, voir la mappemonde en projection conique issue de la Cosmographie de Claude Ptolémée, conservée au département des Manuscrits à la Bibliothèque nationale de France (cote : Latin 4805, f. 76v‑77).
Lachal, Gascon, « Ṭana », EAe, 2010, p. 856.
Dans les Lendas da Índia, le chroniqueur portugais Gaspar Correia évoque des « tritons » à d’autres reprises lorsqu’il relate le voyage de l’ambassade portugaise en Éthiopie, renforçant la dimension merveilleuse du récit. J’ai prévu d’explorer les liens entre cette chronique et le récit de F. Álvares dans ma thèse. Voir Beckingham, Huntingford (1961, p. 456).
Erlich, « Abbay », EAe, 2003, p. 27.
Cité d’après Bazin-Tacchella, Herbert (2020, p. 5).
Ca’ da Mosto, Voyages en Afrique Noire (1455 & 1456), p. 54.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 96 :« Para a parte de Poente, que é contra Nilo, dizem haver grandes minas de prata, e que a não sabem tirar, nem aproveitar. » S’agit‑il d’Adi Corcora ou d’un autre Corcora ? Beckingham et Huntingford en distinguent deux, mais on peut s’interroger sur leur proximité avec Le Nil (1961, p. 577‑578).
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 253 : « Do reino de Gojame, que foi da Rainha Helena, onde nasce o rio Nilo, e do muito ouro que nele há. »
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 133 : « Chegámos a outra ribeira […] e esta ribeira é grande, e chama‑se Gemá, e também traz muitos peixes ». En cela, le récit de F. Álvares diffère des descriptions du Nil des précédents, dans lesquelles on trouve souvent un bestiaire – merveilleux ou pas – ainsi que la mention d’une profusion d’animaux. Voir Bazin‑Tacchella, Herbet (2020, p. 8).
Hérodote, Histories II, p. 122.
Bazzin-Tacchella, Herbet 2020, p. 8. Voir par exemple la description de Jean Thénaud : « L’eaue de cestuy fleuve feconde toutes choses, comme arbres qui portent ».
Bazzin-Tacchella, Herbet 2020, p. 7-8.
Bouloux 2017, p. 8.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 248-249 : « Suaquém é no cabo das terras do Preste, e portanto lhe[s] foram entregues, e à entrada do Egipto e Rifa, no meio do Egipto, passa o rio Nilo por meio desta cidade. E de Rifa ao Cairo dizem ser terra muito fresca, sempre rio de Nilo abaixo (segundo dizem) são oito dias de caminho. »
Beckingham, Huntingford 1961, p. 449.
Álvares, La historia d’Ethiopia, p. 153 : « Da Ripha al Cairo dicono essere miglia circa 90, et questa terra essere molto fruttifera lungo la riviera del Nilo […] ».
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 296 : « Ao tempo que o Nilo no Egipto enche, é (segundo dizem) de quinze dias de Setembro por diante, e em todo Outubro, e a razão disto é porque o inverno de Etiópia começa de meado [de] Junho até meado [de] Setembro, e, pelas muitas chuvas que há nele, sem nunca se mudar este inverno, enche o Nilo no Egipto neste tempo. »
Hérodote, Histories II, p. 124-125.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 290 : « Sendo eu com Sua Senhoria, jamais cessava de me perguntar por cousas do Preste João. Eu, lhe respondia na verdade, como o eu mui bem sabia, e Sua Senhoria tudo mandava escrever, e as perguntas e respostas são as seguintes : Perguntas que o senhor D. Diogo de Sousa, Arcebispo de Braga, primaz, fez a Francisco Álvares, capelão del‑Rei, Nosso Senhor, de algumas cousas particulares da terra do Preste João, além das que o dito Francisco Álvares tem escritas em seu livro, o qual Fransisco Álvares foi ao dito Preste. »
Ce chapitre, le dernier de l’édition portugaise, mériterait d’être analysé avec bien plus de détail. Il pose de nombreuses questions sur le contexte de production de l’édition portugaise de 1540 mais aussi sur l’intérêt pour les informations relatives à l’Éthiopie au Portugal. J’étudie ces questions dans ma thèse.
Ramusio, Primo volume delle navigationi et viaggi, p. 204. « Et se per il prefato Don Francesco si susse usata diligentia, di haver voluto veder li fonti del Nilo, e il suo corso con la prima caduta, che è nel Regno di Bagamidri, e con la cognition dell’Astrolabio, che hanno tutti li marinari Portoghesi, havesse pigliata l’altezza sopra l’Orizonte dell’uno e l’altro polo, in utti li luoghi dove egli si è trovato, non è dubio alcuno che l’huom resteria piu satisfatto. »
Ramusio, Primo volume delle navigationi et viaggi, p. 275. « Obbedienza data al santiss. papa Clemente VII, trovandosi in Bologna, dal signor don Francesco Alvarez, in nome e come ambasciador del serenissimo David, re della Etiopia ». « Obédience rendue au très saint pape Clément VII, se trouvant à Bologne, par Don Francesco Alvarez, au nom et en tant qu’ambassadeur du très serein David, roi d’Éthiopie. »
Legatio David Aethiopiae regis ad Sanctissimum D.N. Clementem Papa VII, 1533. L’édition numérisée n’est pas numérotée mais je me réfère ici à la vue 7. « Caeterum Franciscus Alvarez legatus de Abyssinis Aethiopibus magnum volumme attulit, in quinque digestum libros. »
Legatio David Aethiopiae regis ad Sanctissimum D.N. Clementem Papa VII, 1533, vue 7. « In primo, universa regio exactissime describitur, designatis finibus, et annotata dierum quantitate ad dimensiones aspectusque coelestes, secundum cosmographiae rationem, ubi de fontibus Nili, et de eius incrementi causis mira et longe pulcherrima referuntur. »
Pour cette raison, B. Hirsch suppose que la description d’un récit complètement différent est née de la déception des humanistes : « De cette déception est née peut-être l’idée d’un autre ouvrage de F. Alvares, celui qu’il aurait dû écrire, ce véritable traité de géographie raisonnée que les érudits rêvaient d’avoir sous les yeux » (1991, p. 398). Une étude détaillée du contexte de production du récit de F. Álvares permettra peut‑être d’apporter des réponses au sujet de ce texte en cinq parties.
J’ai relevé ces ajouts grâce à l’édition de Ch. Beckingham et G. Huntingford, avant de les chercher dans le texte de G.B. Ramusio. Il se peut donc que l’éditeur italien ait fait d’autres ajouts qui n’aient pas été repérés ou indiqués par les éditeurs anglais.
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 77 : « Como chegámos a Temei e o embaixador se foi em busca de Tigremahom e nos mandou chamar. Ramusio, Primo volume delle navigationi et viaggi, p. 218 recto : « Come dapoi arrivati al luogo di Temei, l’Ambasciadore si parti per andare dove stana il Tigremahon con sei cavalcature, & il resto della famiglia rimase, & del fiume Marabo che va nel Nil. »
Ramusio, Primo volume delle navigationi et viaggi, p. 221 verso. Pour l’identification, voir Beckingham, Huntingford (1961, p. 167). « e questa terra è sotto posta al Reame del Tigremahon, & è molto popolara & coltivata per tutte le bande : ma sopra tutto è piena di montagne fruttifere, & di fiumi che di continuo corrono verso il Nilo. »
Álvares, Verdadeira informação das terras do preste João das Índias, p. 88 : « E jaz esta senhoria no reino de Tigremahom, e é terra muito povoada por todas as partes, e viçosa, de montanhas e de ribeiras […] ».
Ramusio, Primo volume delle navigationi et viaggi, p. 276 recto.
À propos du projet géographique de G.B. Ramusio avec les Navigationi et Viaggi, voir Lejosne (2021).
Ramusio, Primo volume delle navigationi et viaggi, p. 281.
Hirsch 1991, p. 398.
Seignobos 2011, p. 84.
Hirsch 1986, p. 113.
L’expression de « charpente de la carte » est empruntée à B. Hirsch (1987, p. 213).
Seignobos 2011, p. 84.
Seignobos 2011, p. 85.
Hirsch 1994, p. 169.
Bouanga 2013, p. 56-57.
Voir par exemple l’ouvrage d’Anne Hugon à propos des voyages d’exploration en Afrique orientale, dont le titre, tout comme celui du récit de J. Bruce, fait directement référence à cette quête des sources du Nil (L’Afrique des explorateurs. Vers les sources du Nil, 1991).
Sur les carnets de voyage d’Antoine d’Abbadie en Éthiopie, voir le projet de transcription et d’édition mené par Vanessa Desclaux et Anaïs Wion « Projet MSS-Abbadie », en ligne : https://actions-recherche.bnf.fr/BnF/anirw3.nsf/IX01/A2019000024_mss-abbadie-les-carnets-scientifiques-d-antoine-d-abbadie-en-ethiopie-1840-1852-numerisation-transcription-et-edition]. Sur ses carnets et ses pratiques d’écriture plus spécifiquement, voir Alain (2021).
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