Philosophie du langage et de la connaissance (1995-2010)
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1Le travail de l’année 2019-2020 a été consacré essentiellement aux activités suivantes :
1) la rédaction d’un livre, intitulé Les Foudres de Nietzsche et l’aveuglement des disciples, qui est consacré à une analyse critique détaillée et approfondie de la façon dont, en particulier, le Nietzsche que Domenico Losurdo, dans l’ouvrage monumental qu’il a publié en 2002, Nietzsche, Il ribelle aristoctratico, qualifie non seulement de « politique », mais même de « totus politicus » a pu être mésinterprété par un bon nombre de ses interprètes contemporains, au point d’être présenté comme un penseur de gauche et même parfois d’extrême-gauche ;
2) l’achèvement d’un livre sur Wittgenstein, qui a été commencé il y a déjà longtemps et qui a dû être sur bien des points complété, actualisé et en partie réécrit : Les Vagues du langage, Le « paradoxe de Wittgnstein » ou comment-peut-on suivre une règle ? » Il est à présent terminé et devrait en principe être publié en 2021, aux Éditions du Seuil ;
3) la préparation du quatrième et dernier volume du travail que j’ai commencé il y a quatre ans avec la publication d’un livre consacré à la contribution essentielle qui a été apportée par Helmholtz à la théorie et la philosophie de la musique. Ce dernier volume s’intitule Entre Brahms et Wagner : Nietzsche, Wittgenstein, la philosophie et la musique, et il est, comme l’indique son titre, consacré pour une part importante à la façon dont Nietzsche et Wittgenstein se sont trouvés tous les deux, à une cinquantaine d’années de distance, confrontés au problème du choix, qui était considéré souvent comme obligatoire, en Allemagne et en Autriche, entre Brahms et Wagner ;
4) des recherches liées au réveil de l’intérêt que j’avais eu tout au début de mon parcours philosophique pour la philosophie du droit, orientées vers des questions qui m’avaient passionné autrefois et qui semblent être à nouveau, de bien des façons, à l’ordre du jour. L’origine de cette « redécouverte » a été la lecture de Karl Kraus, dont on a souligné avec raison qu’il avait été d’un bout à l’autre, et plus que jamais après l’arrivée au pouvoir des nazis, l’homme du droit et du combat pour le droit. Les recherches en question ont été centrées jusqu’à présent en priorité sur ce qu’on pourrait appeler les trois « K » (Kant, Kraus et Kelsen) et, à l’opposé, Carl Schmitt.
Publications
Ouvrages
2Bouveresse J., Les Premiers Jours de l’inhumanité. Karl Kraus et la guerre, Marseille, Hors d’atteinte, 2019.
Bouveresse J., Le Parler de la musique III. Entre Brahms et Wagner : Nietzsche, Wittgenstein, la philosophie et la musique, Noisy-le-Sec, Éditions L’Improviste, 2020.
Articles et autres contributions
3Bouveresse J., « Les Premiers Jours de l’inhumanité. Karl Kraus et la guerre », dialogue avec Gerald Stieg et Isabelle Delpla, Paris, Maison Heinrich Heine, 26 novembre 2019.
Bouveresse J., « Entre Brahms et Wagner : Nietzsche, Wittgenstein, la philosophie et la musique », conférence à la Société romande de philosophie, Genève, 21 février 2020.
Bouveresse J., « Le “gai savoir” de l’écrivain : Gottfried Keller, l’éthique, la religion et la thérapie du malheur et de l’échec », conférence à la Société genevoise d’études allemandes, Genève, 20 février 2020.
Bouveresse J., « Entretien avec Sylvie Patron », colloque sur « La revue Critique (1946…) : passions, passages », Centre culturel international de Cerisy-la-Salle (17-24 juin 2019) (à paraître).
Bouveresse J., « Toujours la même histoire : l’“affaire Sokal” vingt-cinq ans après », L’Archicube, no 28, 2020, p. 56-64.
Bouveresse J., Préface à Serge Cospérec, La Guerre des programmes (1975-2020), L’enseignement de la philosophie : une réforme impossible ?, Limoges, Lambert-Lucas Éditions, 2019, p. 7-22.
Bouveresse J., « A Conversation between Jacques Bouveresse and Hilary Putnam », The Monist, vol. 103, no 4, 2020, p. 481-492.
Bouveresse J., « Mythes de l’intériorité, du métaphysique au politique ? », entretien de Jacques Bouveresse avec Isabelle Delpla, Emmanuel Pasquier, Olivier de Frouville, Bruno Gnassounou, Benjamin Bourcier, Éthique, politique, religions, no 16, 2020, p. 25-70.
Bouveresse J., « Gottfried Keller, Nietzsche, Overbeck et les “enfants terribles” de la théologie », à paraître dans la Revue de philosophie et de théologie, 2021.
Bouveresse J., « Que signifie traiter les animaux avec humanité ? », Le Monde diplomatique, no 799, 2020, p. 14-15.
Pour citer cet article
Référence papier
Jacques Bouveresse, « Philosophie du langage et de la connaissance (1995-2010) », L’annuaire du Collège de France, 120 | 2023, 508-509.
Référence électronique
Jacques Bouveresse, « Philosophie du langage et de la connaissance (1995-2010) », L’annuaire du Collège de France [En ligne], 120 | 2023, mis en ligne le 01 février 2023, consulté le 17 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/annuaire-cdf/19024 ; DOI : https://doi.org/10.4000/annuaire-cdf.19024
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