Le mangeable et le non-mangeable. Les définitions sociales de la nature et du naturel
Texte intégral
Arouna P. Ouédraogo
1Accepter les aliments qu’on nous propose semble aller de soi. Le refus de manger, la méfiance ou encore le dégoût qu’inspirent des aliments ne procèdent pas cependant d’un phénomène de déviance Invariable. Que les aliments soient d’origine animale ou végétale, le rejet dont ils sont l’objet est toujours socialement déterminé et renvoie le plus fréquemment à des définitions sociales de la nature et du naturel fort contrastées. Pour comprendre les mécanismes complexes qui régissent les séries d’aversions et de dégoûts alimentaires, l’enseignement s’est concentré sur la présentation de cas exemplaires de défiance à l’égard des aliments - abstention de la viande (végétarisme), méfiance à l’égard des conditions d’élevage des animaux de ferme (thème du « bien-être animal »), consommation de produits issus de l’agriculture biologique - en cherchant à ressaisir les logiques sociales sous-jacentes.
Pour citer cet article
Référence papier
Arouna P. Ouédraogo, « Le mangeable et le non-mangeable. Les définitions sociales de la nature et du naturel », Annuaire de l’EHESS, | 2002, 764-765.
Référence électronique
Arouna P. Ouédraogo, « Le mangeable et le non-mangeable. Les définitions sociales de la nature et du naturel », Annuaire de l’EHESS [En ligne], | 2002, mis en ligne le 01 février 2015, consulté le 19 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/annuaire-ehess/15479
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