Par-delà les mers de Gaule et d’Italie. Mélanges en l’honneur de Marie-Brigitte Carre
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Nos remerciements s’adressent ici à tous les collègues et amis qui ont répondu présents avec enthousiasme à l’appel de cet hommage, et tout particulièrement à Giulia Boetto, directrice d’Archaeonautica, pour l’accueil de ce projet au sein de la revue et pour le suivi particulièrement attentif et impliqué qu’elle a consacré à la réalisation de ce volume.
Un grand merci à Loïc Damelet, Pierre Poveda, Michel Pasqualini et Florence Richez qui nous ont aidés pour le carnet photographique, et à Vincent Dumas pour son travail sur les illustrations du volume.
Enfin, nous remercions aussi très chaleureusement André Tchernia, Catherine Virlouvet et Stefania Pesavento qui, en partageant avec nous leurs souvenirs, nous ont prêté main forte pour retracer le long et riche parcours méditerranéen de Marie-Brigitte.
1Il n’est pas donné à tout le monde de posséder une riche expérience dans les domaines de l’archéologie sous-marine et de l’archéologie terrestre. C’est pourtant bien ce qui caractérise la carrière de Marie-Brigitte Carre, tout autant que son ouverture d’esprit et sa personnalité empathique et enthousiaste, qui lui ont permis de s’inscrire au sein de différents réseaux scientifiques internationaux, dans des domaines distincts, mais connexes, allant de l’archéologie maritime à l’étude des amphores et à l’histoire économique. Des côtes provençales et de la mer Tyrrhénienne jusqu’à l’Adriatique, dans le cadre de collaborations ou en fédérant des équipes, Marie-Brigitte a su apporter un regard rigoureux, neuf et original, de ses premiers travaux sur le fonctionnement des pompes de cale dans les navires romains à ses contributions majeures sur les productions amphoriques en Adriatique, les installations portuaires et entrepôts de Marseille, Fos-sur-Mer, Aquilée, Parentium – Poreč et son littoral en Istrie, ou encore les grands viviers de cette région croate, associés aux villas maritimes.
2L’amitié qui nous lie à Marie-Brigitte s’est construite au fil des recherches, des fouilles et missions qu’elle a animées, du soutien qu’elle a toujours su apporter à ses étudiants et à ses collègues, à son investissement au sein du Centre Camille Jullian, laboratoire qui l’a accueillie dès son entrée au CNRS en 1988 et dont elle a été directrice adjointe aux côtés de Dominique Garcia (2008-2012) puis directrice de 2012 à 2015. Désireux de lui rendre hommage, et de dépasser pour une fois la modestie qui caractérise aussi sa personnalité scientifique, nous avons choisi d’organiser les différentes contributions qui constituent cet ouvrage autour de trois thématiques marquantes de sa carrière. Elles n’englobent pas toute sa carrière, comme le montre l’ajout de varia, qui évoquent les activités de Marie-Brigitte avec le Centre Camille Jullian à Pompéi : nul doute que de nouvelles viendront, étant donné l’activité que poursuit notre amie en Adriatique, à Marseille et sur son territoire, ou encore en Corse.
3Comme pour nombre de chercheurs de sa génération, c’est un parcours universitaire en Histoire qui a conduit Marie-Brigitte Carre à l’archéologie. Deux ans après une maîtrise d’histoire à l’université de Provence portant sur les « Les dieux accroupis en Gaule » sous la direction de Christian Goudineau, Marie-Brigitte obtient en 1977 le CAPES d’histoire et géographie. Tout en enseignant dans le secondaire, elle poursuit ses travaux universitaires (DEA) et s’initie à l’archéologie de terrain sur la fouille du site du Fort à Taradeau (Var), dirigée par son professeur Chr. Goudineau de 1974 à 1978. L’équipe compte notamment Jean-Pierre Brun, Gaëtan Congès, Chérine Gébara, Hélène Bernard, Michel Pasqualini, avec qui elle noue des liens durables, mais c’est la rencontre avec une jeune fouilleuse bénévole, Anne-Marie Figueiras, qui avait participé l’année précédente à la fouille sous-marine de l’épave de La Madrague de Giens, qui va éveiller la curiosité de Marie-Brigitte et orienter certains choix déterminants.
1. La mer en partage
4Un baptême de plongée en 1975, un premier brevet de plongée à Cassis en 1976 et Marie-Brigitte participe dans la foulée, avec H. Bernard et Marie-Pierre Jézégou, aux premiers chantiers-école de la Direction des recherches archéologiques sous-marines (Drasm) du Ministère de la Culture (devenue en 1991 le Drassm, Département des recherches archéologiques sous-marines et subaquatiques) qui se déroulent sur les côtes de Provence en 1976 et 1977. L’année suivante, elles rejoignent toutes trois l’équipe de fouille de l’épave de la Madrague de Giens. Jalon majeur de l’histoire de l’archéologie sous-marine, qui a ouvert de nouvelles perspectives dans le domaine de l’histoire économique et de l’archéologie navale, la fouille de la Madrague, conduite par le CNRS, est dirigée par André Tchernia et Patrice Pomey, assistés par Antoinette Hesnard. En intégrant cette équipe, Marie-Brigitte prend place dans le tout nouveau protocole scientifique d’étude méthodique d’une épave, qui, au-delà de quelques améliorations récentes dues aux nouvelles technologies, est toujours appliqué pour la fouille, l’enregistrement et le relevé. Sur ce site extraordinaire où la structure d’un grand voilier de presque 40 m de long est conservée sous plusieurs couches d’amphores, Marie-Brigitte prend part à l’étude de la coque avec P. Pomey en 1978 puis à celle de la cargaison avec A. Tchernia et A. Hesnard de 1979 à 1982. Elle a 25 ans lorsqu’elle prend le relai d’A. Hesnard pour assurer la responsabilité de l’inventaire puis celle de la fouille de la cargaison. Lui est par ailleurs confiée l’étude du gréement et de l’accastillage du navire dont elle fait son sujet de thèse de doctorat qu’elle soutient en 1983.
5Les heureuses années “Madrague de Giens” sont nécessairement riches en enseignement, tant pour l’apprentissage de pratiques qu’elle saura transposer et adapter sur ses propres chantiers que pour la découverte de thèmes de recherche qui seront les siens tout au long de sa longue carrière. C’est sur la fouille de la Madrague qu’elle rencontre Brunello Raffone, enseignant de Sciences du mouvement à l’université d’Urbino et plongeur déjà doté d’une grande expérience dans les fouilles archéologiques sous-marines ; celui que tout le monde connaît sous le nom de Bruno deviendra l’homme de sa vie, le père de sa fille et sera à ses côtés sur toutes les fouilles sous-marines qu’elle conduira par la suite.
6Tandis que durant ces années elle poursuit son travail dans l’enseignement secondaire tout en préparant les concours, A. Tchernia et P. Pomey l’incitent fortement à présenter sa candidature comme membre de l’École française de Rome. Alors qu’elle jugeait ses chances relativement restreintes, n’étant ni normalienne ni agrégée, elle entre à l’École en 1983 avec un projet de recherche en histoire économique appuyée sur l’étude des amphores.
7Durant les années passées à Rome, si ses travaux s’orientent vers les sites terrestres d’Italie du Nord et l’Adriatique, elle maintient son implication en archéologie sous-marine, en Gaule méditerranéenne et en mer Tyrrhénienne et s’intéresse au transport du vin sur les navires à dolia. Elle co-dirige avec A. Hesnard la fouille de l’épave à dolia Grand-Ribaud D (1983-1984) au large de Giens, première fouille sous-marine française dont la direction est assurée par une femme, et participe à la dernière campagne sur l’épave de Ladispoli en 1985, un navire à dolia gisant entre l’embouchure du Tibre et Civitavecchia, au nord de Rome. Sur cette épave, alors seule épave à dolia connue à avoir conservé une portion importante de la coque, Marie-Brigitte applique les méthodes apprises lors de la fouille de la Madrague de Giens. Son étude, publiée dans Archaeonautica (*1993), fera date. Toujours avec A. Hesnard, elle co-dirige en 1988 une campagne sur l’épave Camarat 2 (Saint-Tropez) puis en assume la direction de 1993 à 1994. Mais la profondeur du site, qui représente un obstacle de taille, peut-être combinée à l’attrait et l’importance croissante de ses engagements en Italie, font que Marie-Brigitte se tourne désormais vers d’autres terrains de jeu et en particulier celui du port d’Aquilée dont elle a débuté la fouille puis, dix ans plus tard, en Istrie où elle retrouvera l’archéologie sous-marine en s’intéressant aux installations littorales et aux viviers.
8Cette implication scientifique, sans doute doublée de la volonté de soutenir de jeunes chercheurs qu’elle suit depuis un certain temps, l’incite à accompagner la reprise, au sein du Centre Camille Jullian, d’un programme de recherche sur le port antique de Fos et sa connexion avec le canal de Marius. Elle s’implique fortement dans ce projet qui prend la forme en 2013 du chantier-école du nouveau master international MoMArch (Master of Matitime and Coastal Archaeology) d’Aix-Marseille Université en partenariat avec le Drassm et avec une forte implication du Centre Camille Jullian. Elle prend une part active au développement du PCR Fossae Marianae (2016 à 2019, dirigé par Souen Fontaine, Mourad El Amouri, Frédéric Marty et Corinne Rousse) en reprenant avec Kalliopi Baika le dossier des entrepôts, en particulier celui du hangar du Cavaou, interprété comme des navalia par Jean-Marie Gassend dans les années 1980. Cette étude sera publiée dans les actes du colloque de Fréjus (2018) que Marie-Brigitte co-organise et édite avec Pierre Excoffon (Les ports dans l’espace méditerranéen antique. Fréjus et les ports maritimes, *2021).
9Son attachement à la question portuaire la conduit à aider au prolongement des recherches sur le complexe maritime de Fossae Marianae en les reliant aux importants travaux en cours sur les avants-ports de Rome, Ostie et Portus. Avec Catherine Virlouvet, alors directrice de l’École française de Rome, Marie-Brigitte propose et dirige durant trois ans (2020-2022) le programme FOSPHORA (Fos, Ostie, Portus : Harbours of Roman Antiquity), lauréat de l’appel Méditerranée de la fondation A*Midex de l’université d’Aix Marseille. Ce projet se conclut sur l’organisation d’une exposition commune au Musée départemental d’Arles antique et au Museo delle Navi de Fiumicino en Italie qui présentent les principaux résultats de ces recherches croisées (D’un port à l’autre. Voyage en Méditerranée romaine entre Arles et Rome, *2022).
10C’est dans la même dynamique et avec le même enthousiasme qu’elle continue aujourd’hui de s’impliquer dans des opérations sous-marines comme celles conduites sur les structures portuaires des bouches de Bonifacio aux côtés de Franca Cibecchini du DRASSM dans le cadre d’un PCR sur Les bouches de Bonifacio à l’époque romaine coordonné par Gaël Brkojewitsch (*2022) ou à Olbia-de-Provence aux côtés de Laurent Borel et Alex Sabastia (*2023).
11Son intérêt pour l’archéologie sous-marine, portuaire et littorale, ne s’est jamais démenti comme le montre son implication dans la direction de la revue Archaeonautica (2010-2022) et dans différents comités nationaux comme experte en archéologie sous-marine et maritime à la Commission interrégionale de la recherche archéologique Sud-Est (2008-2015) et à la Commission des Opérations Sous-Marines du CNRA, au Conseil d’administration de l’INRAP.
2. L’Adriatique d’une rive à l’autre
12L’intérêt scientifique de Marie-Brigitte pour l’espace adriatique se noue lors de son recrutement en 1983 comme membre de l’École française de Rome. Son projet de recherche sur l’histoire et l’archéologie du commerce romain est inspiré par les travaux d’A. Tchernia sur le vin de l’Italie romaine et l’avancée des recherches sur la production et la diffusion des amphores de l’Italie centrale tyrrhénienne. Son intérêt se porte alors sur les productions moins connues de Cisalpine et d’Adriatique, en s’appuyant sur un contexte particulièrement favorable. De jeunes chercheurs italiens investissent alors le champ de l’économie et de la production : Maria Teresa Cipriano avec laquelle elle entame l’étude des collections d’amphores adriatiques du musée d’Aquilée (*1984 ; *1989) ; Stefania Pesavento Mattioli avec qui elle poursuit l’étude de ces conteneurs, mettant en place les fondements de la recherche sur la typologie de ces amphores, les centres de productions et leur diffusion (*1993 ; *2003) ; et Claudio Zaccaria, professeur d’épigraphie à l’université de Trieste qui élargit les champs de sa discipline à l’instrumentum et à l’économie de la production, avec qui elle lance une série de campagnes à Casali Pedrina dans le Frioul, où des vignes recouvrent un atelier de tuilier particulièrement bien conservé (1986-1988) et sur le site voisin de Pirin (1990). À l’École française de Rome, Marie-Brigitte reçoit un soutien appuyé pour le développement de ses recherches en Adriatique, portées par une convention signée au début des années 1980 avec l’université de Trieste. Elle tisse également une amitié profonde avec Francis Tassaux, membre de l’École depuis 1980, auteur d’une thèse de doctorat sur l’histoire économique et sociale de l’Istrie et également investi dans des fouilles en partenariat avec l’université de Trieste sur le site de Vidulis dans le Frioul. Un axe adriatique se crée, que ces chercheurs porteront sur les territoires de Padoue, Aquilée, Trieste, jusqu’en Istrie. D’autres jeunes chercheurs viendront les rejoindre et contribueront à ancrer ces collaborations dans le nord de l’Adriatique (Claire Sotinel et C. Rousse pour l’École française de Rome ; Cristina Gomezel, Paola Maggi, Renata Merlatti, Michela Urban et d’autres pour l’université de Trieste).
13En 1991 s’ouvre un nouveau volet des études de Marie-Brigitte dans le nord de l’Adriatique. La destruction du site de Casali Pedrina, à la suite de travaux agricoles, oblige à interrompre les fouilles. La directrice du musée archéologique d’Aquilée, Franca Maselli Scotti, propose alors à C. Zaccaria et Marie-Brigitte de travailler sur l’urbanisme de cette grande colonie dans le secteur au nord du port fluvial, fouillé entre la fin des années 1920 et les années 1930 par Giovanni Brusin et transformé depuis en parc archéologique. Un programme de recherche se met en place, appuyé par l’université de Trieste, l’École française de Rome et le Centre Camille Jullian. Au terme de quinze ans de fouilles (1991-2003) et de recherches associées, l’histoire de ce quartier portuaire peut être restituée, de la première occupation urbaine, marquée par la présence de domus (iie-ier s. av. J.-C.), jusqu’au grand chantier de la construction du port à l’époque impériale, dont les fouilles révèlent l’extrémité d’un long bâtiment de stockage, qui se poursuit dans l’aire archéologique protégée correspondant aux fouilles de G. Brusin. L’activité économique du port, jusqu’à l’abandon de ce secteur au début du ve s., est documentée par une riche collection de mobilier, dont l’étude minutieuse est organisée par Marie-Brigitte, à partir des années 2000, dans les réserves du musée d’Aquilée. Elle éclaire sur les circuits économiques qui convergent vers ce grand pôle maritime du nord de l’Adriatique, et tout particulièrement sur le rôle de port de redistribution en direction du Norique et des provinces danubiennes qui soutient l’activité de cet important centre commercial (*2001 ; *2007 ; *2008 ; *2010).
14L’autre apport pionnier de ce programme de recherche est de s’être inscrit dans une collaboration avec les environnementalistes et les géomorphologues, pour mieux comprendre les connexions du port d’Aquilée à la mer. Le site est aujourd’hui situé à une dizaine de kilomètres de la lagune de Grado, qui elle-même n’existait pas à l’époque antique. Avec Ruggero Marocco, Nevio Pugliese, Gilles Arnaud-Fassetta et une jeune doctorante sous leur direction, Isabelle Siché, Marie-Brigitte appuie la réalisation et l’étude de carottages, montrant que la colonie avait été fondée en rive droite d’un cours d’eau de haute énergie, aujourd’hui disparu, sans doute le Natiso cum Turro de Pline et Strabon (*2003 ; *2004 ; *2008). À la lumière de ces travaux et d’une première relecture des archives réalisée par P. Maggi et Flaviana Oriolo, elle avance, avec F. Maselli Scotti, l’hypothèse d’un urbanisme fondé sur l’artificialisation des cours d’eau : le modèle d’un centre urbain circonscrit par des chenaux canalisés est proposé, que la suite des fouilles et des études a pleinement démontré (*2001 ; *2003 ; *2004 ; *2008).
15On ne peut évoquer ces années en Frioul et à Aquilée sans rappeler les multiples liens d’amitiés tissés avec les collègues italiens et les étudiants de la Scuola di specializzazione de l’université de Trieste, les jeunes membres de la mission d’Aquilée venus des universités de Milan, d’Aix-Marseille et de Toulouse, et surtout la présence de Bruno, alors investi dans la fouille sous-marine de l’épave de Grado, et pour autant toujours prêt à aider à terre sur ses temps de repos, dans l’étude de la stratigraphie, le pompage des niveaux les plus bas révélant les fondations de l’entrepôt, ou encore, et sans doute au-delà des discussions d’équipe, dans la stratégie et l’interprétation des vestiges du port. En 1989 naît leur fille Domitille, immédiatement accueillie au sein de la mission d’Aquilée, et qui suivra aussi, durant ses vacances d’été et au-delà, les avancées de la fouille et la vie de l’équipe.
16Avec Bruno, Marie-Brigitte alterne entre son travail de chercheur au Centre Camille Jullian, ponctué de missions à Rome et dans le nord de l’Adriatique, et son temps libre, passé dans les Marches à Senigallia, où Bruno s’est installé dans une belle maison entourée de collines, de vignes et de mer. À bord de leur bateau, Blue Fish, puis Bimba II, ils fréquentent la côte orientale de l’Italie et traversent l’Adriatique jusqu’à l’île de Lošinj, dans l’archipel du Kvarner, accompagnés de Domitille. En 2003, F. Tassaux, qui venait de publier, avec Vladimir Kovačić et Robert Matijašić, les fouilles et recherches menées sur le grand atelier de production d’amphores à huile de Loron dans le nord de la Croatie, propose à Marie-Brigitte de lancer des prospections sous-marines sur le littoral de l’Istrie. S’ouvre alors un troisième volet des recherches en Adriatique, dans lesquelles Marie-Brigitte s’investit avec enthousiasme, apportant avec elle les méthodes et techniques spécialisées que chercheurs et ingénieurs développaient alors au sein du Centre Camille Jullian.
17Avec V. Kovačić, attaché de conservation au musée du territoire de Poreč, et dans le cadre d’autres collaborations plus ponctuelles avec des archéologues sous-marins croates tels que Smiljan Gluščević du musée archéologique de Zadar et Tea Katunarić du musée archéologique de Split, ou plus récemment Ida Koncani Uhač du musée archéologique de l’Istrie à Pula, Marie-Brigitte se lance dans l’étude des installations portuaires des villas maritimes et la fouille de viviers aux dimensions imposantes construits en blocs jetés, qui témoignent de l’exploitation des ressources de la mer au sein des domaines côtiers d’Adriatique nord-orientale. Ces missions reposent aussi sur l’investissement de Bruno, qui met à disposition ses propres moyens (pompe, bateau), d’archéologues italiens amis de Marie-Brigitte et Bruno comme Rita Auriemma, ou d’étudiants qu’ils ont contribué à former (Viviana Iannuzzi, Erica Florido, Maurizio Di Bartolo, Alessandra Dell’Anna) et de l’équipe du Centre Camille Jullian (Loïc Damelet, Vincent Dumas, S. Fontaine, E. Botte et en collaboration avec le Centre Jean Bérard, Guilhem Chapelin). Elle fait également appel à Christophe Morhange, David Kaniewski et Sanja Faivre, pour développer, à partir de ces vestiges, les recherches initiées par É. Fouache sur les variations du niveau marin depuis l’Antiquité. Avec F. Tassaux, elle s’intéresse à la navigation dans le nord de l’Adriatique et à la hiérarchie des ports istriens. Toutes ces recherches confluent dans une série de publications, dont les actes du colloque de Padoue Olio e pesce in epoca romana : produzione e commercio nelle regioni dell’alto Adriatico en 2009 avec S. Pesavento Mattioli ; l’ouvrage L’Istrie et la mer. La côte du Parentin dans l’Antiquité avec V. Kovačić et F. Tassaux en 2011, traduit en croate en 2012, qui synthétise l’ensemble de ces travaux ; enfin, divers articles sur l’environnement et l’élévation du niveau marin (*2018 ; *2019 ; *2023), puis de nouveaux les viviers (*2024).
18En 2012, Marie-Brigitte prend la direction de la mission Istrie du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, à la suite de F. Tassaux. Elle lui donne pour titre Les villas maritimes d’Istrie, avec l’idée de poursuivre, à terre comme en mer, l’étude des grands domaines côtiers (2012-2019). Le label Archéologie 2020-2021 décerné par l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres en reconnaîtra les apports pour le développement de l’archéologie maritime en Adriatique. Dans le cadre de cette mission, Marie-Brigitte développe l’étude du vivier de Busuja, un hapax dans le corpus des piscinae romaines, peut-être lié à l’élevage d’anguilles (*2024). Elle s’investit en parallèle sur l’étude des contextes portuaires de la colonie de Poreč, avec la fouille de la digue de la Porporella, finalement datée de l’époque moderne, et l’étude de la rive sud de la colonie, révélée par une fouille préventive du musée du territoire de Poreč menée en 2020 par Gaetano Benčić, Klaudia Bartolić Sirotić et Davor Munda. Elle poursuit depuis sa collaboration avec les missions portées par le Centre Camille Jullian en Croatie, avec l’étude de la cargaison de l’épave romano-républicaine Ilovik-Paržine 1 (mission Adriboats, dir. Giulia Boetto) et la poursuite de la mission Istrie (dir. C. Rousse).
19Dans ces traversées entre les deux rives de l’Adriatique, dont celle qui a amené Marie-Brigitte et Bruno à séjourner en bateau en Istrie, au port de Červat Porat, juste en face du site de Loron, on n’oubliera pas l’important investissement de notre amie dans la diffusion de ses recherches vers le grand public avec sa participation à différentes expositions, à Poreč (2008), Bordeaux (2010), Lošinj (2015), Trieste (2017-2018), Zagreb (2011 ; 2015 ; 2021), sans oublier Aix-en-Provence (2012).
20À la commission consultative des fouilles archéologiques à l’étranger du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères où elle a été membre expert de 2008 à 2016, au sein de réseaux de recherche internationaux, ou par l’appui donné à de jeunes chercheurs et à ses doctorants, Marie-Brigitte n’a eu de cesse d’accompagner et de soutenir l’essor des collaborations françaises en Italie, en Croatie et, plus largement, dans les Balkans.
3. De la production au commerce
21Au travers de tous les travaux menés par Marie-Brigitte, l’économie romaine est une question omniprésente qui apparaît très tôt, fruit de la bénéfique influence d’A. Tchernia. Dès la fouille de la Madrague de Giens, l’étude des amphores faisait resurgir toutes les questions liées à leur origine, aux ateliers qui les avaient produites et aux propriétaires de ces derniers.
22Dès son séjour à Rome, elle publie des articles sur les amphores de l’Adriatique, en compagnie notamment de M. T. Cipriano (*1985 ; *1987 ; *1989). Au-delà de la simple étude de mobilier, dont les responsables de fouilles attendent en général uniquement des éléments de datation des contextes fouillés, c’est bien le volet économique qui transparaît dans les travaux de Marie-Brigitte, notamment à travers l’analyse du contenu de ces amphores, impliquant une réflexion sur l’exploitation des territoires. Ainsi, tout au long de sa carrière, Marie-Brigitte a réalisé, y compris pour des collègues, des études de mobilier amphorique (voir la longue liste dans la bibliographie). On soulignera parmi tous ces titres l’important travail réalisé pour l’ouvrage de référence Fouilles à Marseille : les mobiliers : ier – viie siècles apr. J.-C publié dans la série Études massaliètes (*1998). Elle a également investi sa grande expertise dans la codirection de plusieurs thèses de doctorats.
23Qui dit amphores dit timbres amphoriques, et là aussi Marie-Brigitte s’est montrée pro-active, notamment dans l’animation, aux côtés d’A. Tchernia, A. Hesnard, Vassiliki Gaggadis-Robin et Véronique Blanc-Bijon, du groupe de travail sur la banque de données de timbres sur amphores romaines hébergée par le Centre Camille Jullian, qui donnera lieu à deux publications majeures, les fameux RTAR (Recueil de timbres sur amphores romaines I et II, *1995 et *1998). Ce travail, très précurseur car déjà très actif dès le début des années 1990, a permis d’offrir à la communauté scientifique des chercheurs et des étudiants des outils qui n’existaient pas avant la démocratisation d’internet. Aussi sommes-nous nombreux à posséder dans nos bibliothèques personnelles des exemplaires des RTAR, souvent dans un piteux état tellement nous les avons consultés.
24Marie-Brigitte fait également partie des pionniers à s’être intéressé aux navires à dolia (*1993), dont l’importance dans l’économie romaine n’est plus à souligner, comme le démontre la reprise récente des travaux sur ce thème par Martine Sciallano, Sabrina Marlier et F. Cibecchini, qu’elle a fortement contribué à relancer, et la foison de publications qui leur sont consacrées. Mais une fois encore, elle se démarque en accordant un intérêt spécifique aux propriétaires des ateliers qui ont produit ces dolia, notamment du côté de Minturnes dans le Latium, la plus grande zone de production de vin du monde romain à cette période (ier s. av. J.-C. – ier s. apr. J.-C.) (*2020).
25De sa direction avec C. Zaccaria des fouilles du port d’Aquilée se dégage une nouvelle piste de réflexion portant sur l’histoire économique du monde romain. Il s’agit cette fois de la question des entrepôts, qui lui permet d’embrasser une géographie épousant l’ensemble du bassin méditerranéen, de l’Afrique à la Lycie, recherches que Marie-Brigitte effectue dans le cadre du programme sur Le ravitaillement des villes du bassin méditerranéen de l’Antiquité aux temps modernes du réseau d’excellence RAMSES2 soutenu par la Commission européenne (2006-2010), puis de l’ANR Entrepôts et lieux de stockage du monde gréco-romain dirigé par C. Virlouvet, Véronique Chankowski et Xavier Lafon (2009-2012). Il faut souligner une fois de plus l’approche de Marie-Brigitte qui, partant d’un cas d’étude précis, réussit comme à chaque fois à offrir des synthèses régionales et ici méditerranéennes (*2011 ; *2015 ; *2016).
26Enfin, chacun de nous sait à quel point travailler à Pompéi est un chant des sirènes auquel il est difficile de résister. C’est ainsi qu’elle a fait partie d’un programme dirigé par Philippe Borgard et Magali Cullin-Mingaud consacré à la vie économique de l’îlot I, 8 de la cité vésuvienne, auquel ont également pris part Cécile Batigne, Jean-Claude Béal, V. Blanc-Bijon, Christine Bonnet, E. Botte, G. Chapelin, Isabelle Dahy, S. Fontaine, Florence Monier, Jacques Mouraret, Tomoo Mukaï, Raphaël Huchin. Marie-Brigitte y a mené l’étude des amphores, au point de devenir, comme dans de nombreux cas, l’un des porteurs du projet. Les travaux qu’elle a pu mener à Pompéi sont riches d’enseignements sur la vie économique des habitants de la cité dans les années qui précèdent l’éruption (*2007).
Conclusion
27Marie-Brigitte s’est forgée, au fil des champs de recherches explorés, une réputation d’experte en archéologie maritime au sens large, inscrivant chaque étude dans une approche globale intéressant l’histoire économique du monde romain, en s’attachant sans cesse à ne pas cloisonner les approches et les spécialités, en abordant les épaves comme un tout où cargaison et architecture navale s’étudient de concert et en traitant les sites portuaires et littoraux comme un trait d’union à l’interface terre-eau. De cet investissement sur les rives de la Méditerranée, des côtes provençales à celles de l’Adriatique, d’un port à l’autre, de lagunes en baies, à terre comme en mer, se dégage un enthousiasme jamais démenti et des engagements pionniers, qui, en dépit de quelques doutes ou fatigues vite dépassées (« ma chi me lo fa fare! »), ont inspiré toute une génération de chercheurs.
28Au-delà de ses qualités de chercheuse et d’archéologue, ce sont ses qualités humaines, rares et précieuses, qui tissent la trame de cette prolifique carrière. Son parcours est fortement marqué par cette appétence pour l’œuvre collective, par cette propension à s’investir sans réserve dans la cause commune, non pour voir apparaître son nom en haut de l’affiche mais par conviction que l’archéologie est une discipline d’équipe, tant sur le terrain qu’au sein d’un laboratoire. C’est avec une curiosité sans a priori, une énergie constante et enthousiaste, une généreuse bienveillance et parfois avec une certaine abnégation, qu’elle n’a jamais hésité à mettre les mains dans le cambouis administratif, méthodologique, éditorial, relationnel, pour que les “choses fonctionnent”, que les projets avancent, que la rigueur scientifique ne soit jamais négligée.
Bibliographie de Marie Brigitte Carre
29Cette bibliographie, arrêtée en juillet 2024, a été rassemblée par Alex Sabastia que nous remercions.
Ouvrages
301983 Gréement et équipement des navires gréco-romains d’après les documents archéologiques, thèse de doctorat, Université de Provence, sous la direction d’A. Tchernia, Aix-en-Provence [non publiée].
311988 L’épave romaine « Grand Ribaud D » : Hyères (Var), Paris, Éditions du CNRS, (Archaeonautica 8) (avec A. Hesnard, M. Rival et B. Dangréaux).
321995 Recueil de timbres sur amphores romaines I (1987-1988), Aix-en-Provence, Université de Provence (Travaux du Centre Camille Jullian, 16) (avec V. Gaggadis-Robin, A. Hesnard et A. Tchernia).
331998 Fouilles à Marseille : les mobiliers : ier – viie siècles apr. J.-C. Paris-Lattès, Errance-ADAM (Études Massaliètes, 5) (avec M. Bonifay et Y. Rigoir).
341998 Recueil de timbres sur amphores romaines II (1989-1990 avec compléments 1987-1988), Aix-en-Provence, Université de Provence (Travaux du Centre Camille Jullian, 20) (avec V. Blanc-Bijon, A. Hesnard, A. Tchernia).
352009 Olio e pesce in epoca romana : produzione e commercio nelle regioni dell’alto Adriatico, Atti del convegno, Padova, 16 febbraio 2007, Roma, Edizioni Quasar (Antenor, 15) (direction, avec S. Pesavento Mattioli)
362011 L’Istrie et la mer : la côte du Parentin dans l’Antiquité, Bordeaux, Ausonius Éditions, (Mémoires Ausonius, 25) (direction, avec V. Kovačić et F. Tassaux).
372012 Sjeverno priobalje Poreštine u antici, Poreč, Zavičajni muzej Poreštine-Museo del territorio parentino (direction, avec V. Kovačić et F. Tassaux).
382021 L’Homme et l’Animal au Maghreb, de la Préhistoire au Moyen Âge : Explorations d’une relation complexe, Actes du XIe Colloque international Histoire et archéologie de l’Afrique du Nord, Marseille, Aix-en-Provence, 8-11 octobre 2014, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence (Archéologies méditerranéennes) (direction, avec V. Blanc-Bijon, J.-P. Bracco, S. Chaker, X. Lafon et M. Ouerfelli).
392021 Les ports dans l’espace méditerranéen antique : Fréjus et les ports maritimes, Actes du 12e Colloque historique de Fréjus, Fréjus, 16-17 novembre 2018, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence (Bibliothèque d’archéologie méditerranéenne et africaine, 30) (direction, avec P. Exfoffon).
402019 Les trésors engloutis du port de Fos, catalogue de l’exposition, Ville de Fos-sur-Mer, (avec F. Marty, K. Baika, C. Courrier, M. El Amouri, S. Fontaine, S. Greck, F. Guibal, S. Marlier, P. Poveda, Y. Quesnel, C. Rousse, M. Sadania et Cl. Vella).
412022 D’un port à l’autre : Voyage en Méditerranée romaine entre Arles et Rome = Da un porto all’altro : Viaggio nel Mediterraneo romano tra Arles e Roma, Catalogue de l’exposition, Istres, Métropole Aix-Marseille Provence / Territoire Istres Ouest Provence (direction, avec F. Marty, M. Lo Blundo, M. El Amouri, C. Genovese, R. Sebastiani et C. Virlouvet).
Articles et contributions à des ouvrages
421981 [Compte rendu] « Recensione a Valnea Santa Maria Scrinari, Le navi del porto di Claudio », ArchCl XXIII, p. 397-399.
431984 « Pompes à chapelet sur des navires de l’Antiquité et du début du Moyen-Âge », Archaeonautica 4, p. 115-143 (avec M.-P. Jézégou).
441985 « Les amphores de la Cisalpine et de l’Adriatique au début de l’empire », MEFRA 97, p. 207-245.
451985 « Le anfore », AN 151, p. 6-24 (avec M. T. Cipriano).
461985 « Rome : la limite orientale de l’Area Sacra du Largo Argentina », MEFRA 97, 1, p. 532-542 (avec C. Virlouvet).
471986 « Rome : le Palatin (Vigna Barberini) », MEFRA 98, 1, p. 387-397 (avec P. Gros, M. Lenoir, F. Villedieu, J.-P. Morel et Ph. Pergola).
481987 « Rome : le Palatin (Vigna Barberini) », MEFRA 99, 1987, p. 481-498 (avec F. Villedieu, J.-P. Morel, H. Broise, Y. Thébert, M. Royo et Ph. Pergola).
491987 « Note sulle anfore del Museo di Aquileia », Antichità altoadriatiche, 29, p. 479-494 (avec M. T. Cipriano).
501987 « Casali Pedrina (Teor. prov. de Udine) », MEFRA 99, 1, p. 518-519 (avec C. Zaccaria).
511988 « Casali Pedrina (Teor, prov. de Udine) », MEFRA 100, 1, p. 551-554 (avec C. Zaccaria).
521988 « Rome : le Palatin (Vigna Barberini) », MEFRA 100, 1, p. 505-525 (avec Ph. Pergola, J.-L. Voisin, F. Villedieu, J.-P. Morel, H. Broise et Y. Thébert).
531989 « Rome : le Palatin (Vigna Barberini) », MEFRA 101, 1, 1989, p. 489-513 (avec F. Villedieu, J.-P. Morel, H. Broise, Y. Thébert, Ph. Pergola, P. Gros et D. Theodorescu).
541989 « Production et typologie des amphores sur la côte adriatique de l’Italie », dans Amphores romaines et histoire économique : dix ans de recherche, Actes du colloque, Sienne, 22-24 mai 1986, Rome, École française de Rome (CEFR, 114), p. 67-104 (avec M. T. Cipriano).
551989 « Casali Pedrina (Teor, prov. de Udine) », MEFRA 101, 1, p. 532-535 (avec C. Zaccaria).
561990 « Rome : le Palatin (Vigna Barberini) », MEFRA 102, 1, p. 443-471 (avec F. Villedieu, J.-P. Morel, H. Broise, Y. Thébert et Ph. Pergola).
571991 « Casali Pedrina et Pirin (comm. de Teor, prov. de Udine) », MEFRA 103, 1, p. 358-359 (avec C. Zaccaria).
581992 « Aquilée : le site du port », MEFRA 104, 1, p. 515-518 (avec C. Zaccaria).
591992 « La banque de données “timbres sur amphores romaines” du Centre Camille Jullian (CNRS, Université de Provence) », Collection de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité, 474, p. 225-230.
601993 « L’épave à dolia de Ladispoli (Étrurie Méridionale) », Archaeonautica 11, p. 9-29.
611993 « Recherches sur l’Adriatique Antique II. Économie, communications / Economia, comunicazioni », MEFRA 105, p. 373-395 (avec R. Matijašić et S. Pesavento Mattioli).
621994 « Aquilée (Udine) : le site du port fluvial », MEFRA 106, 1, p. 471-473 (avec C. Sotinel et C. Zaccaria).
631994 « Cap Camarat, Camarat 2 », Bilan Scientifique du DRASSM, 1993, p. 49.
641994 [Compte rendu] S. Pasavento Mattioli, « Anfore romane a Padova : ritrovamenti dalla città », Modena 1992, Quaderni di Archeologia del Veneto, 10, p. 216-218.
651995 « Camarat 2 », Bilan Scientifique du DRASSM, 1994, p. 50-51.
661995 « Commerce transméditerranéen : quand les épaves parlent », Terres Marines, 10, p. 26-27.
671995 « Les lampes, p. 145-159 ; Les amphores de transport », p. 251-326, dans M.-H. Santrot, J. Santrot (dir.), Fouilles de l’École Française de Rome à Bolsena (Poggio Moscini), Tome VII, La citerne 5 et son mobilier, Production, importations et consommations, iiie siècle – début ier siècle av. J.-C. et deuxième tiers du ier siècle av. J.-C., Rome, École française de Rome (Mélanges d’archéologie et d’histoire, Supplément, 6).
681996 « Aquilée, secteur du port fluvial », MEFRA 108, 1, p. 482-487 (avec C. Zaccaria).
691997 « Aquilée (Udine), secteur du port fluvial », MEFRA 109, 1, p. 484-486 (avec C. Zaccaria).
701997 « La survivance de l’assemblage par ligatures après l’époque archaïque », dans D. Meeks, D. Garcia (dir.), Techniques et économies antiques et médiévales : le temps de l’innovation, Colloque international, Aix-en-Provence, 21-23 mai 1996, Paris, Errance, (Travaux du Centre Camille Jullian, 21), p. 204-205.
711998 « Aquilée (prov. d’Udine) : secteur du port fluvial », MEFRA, 110, 1, p. 520-523 (avec C. Zaccaria).
721999 « Il contributo dei depositi alla conoscenza della tipologia delle anfore », Quaderni di Archeologia del Veneto, 15, p. 186-187.
731999 « Aquilée (prov. d’Udine) : secteur du port fluvial », MEFRA, 111, 1, p. 513-517 (avec C. Zaccaria).
742000 « Littoral PACA, Antibes, Cap Gros C », Gallia Informations, 1998-1999 (sur cédérom).
752000 « Littoral PACA, Ramatuelle, Camarat 2 », Gallia Informations, 1998-1999 (sur cédérom).
762000 « Aquilée (prov. d’Udine) : secteur du port fluvial », MEFRA, 112, 1, p. 463-469 (avec C. Zaccaria).
772001 « Il porto di Aquileia : dati antichi e ritrovamenti recenti », Antichità altoadriatiche, 46, p. 211-243 (avec F. Maselli-Scotti).
782001 « Aquilée (prov. de Udine) : secteur du port fluvial », MEFRA, 113, 1, p. 530-531 (avec C. Zaccaria).
792001 Il porto di Aquileia. Dati antichi e ritrovamenti recenti, dans C. Zaccaria (dir.), Strutture portuali e rotte marittime nell’Adriatico di età romana, Atti della XXIX Settimana di studi aquileiesi, Rome, École française de Rome (CEFR, 280), p. 211-243 (avec F. Maselli-Scotti).
802002 « Quelques marques sur amphores du territoire de Senigallia : un complément à la série “Kani” », Picus, 22, p. 75-103.
812002 « Aquileia », dans J. Hohenegger, R. Melis, P. Pervesler, N. Pugliese (dir.), Field Excursions Guide, The Third International Congress EMMM, Trieste, Tipo/Lito Astra, p. 44-47 (avec G. Arnaud-Fassetta).
822002 « Aquilée (prov. de Udine) : secteur du port fluvial », MEFRA, 114, 1, p. 530-533 (avec C. Zaccaria).
832002 « Aquileia – Magazzini a Nord del Porto fluviale : campagne di scavo 2001-2002 », AN, 73, p. 691-700 (avec C. Zaccaria).
842003 « The site of Aquileia (northeastern Italy): example of fluvial geoarchaeology in a Mediterranean coastal plain », Géomorphologie : relief, processus, environnement, 9, 4, p. 223-241 (avec G. Arnaud-Fassetta, R. Marocco, F. Maselli-Scotti, N. Pugliese, C. Zaccaria, A. Bandelli, V. Bresson, G. Manzoni, M. E. Montenegro, Ch. Morhange, M. Pipan, A. Prizzon, et I. Siché).
852003 « Tentativo di classificazione delle anfore olearie adriatiche », AN, 74, p. 453-476 (avec S. Pesavento Mattioli).
862003 « Aquilée (prov. de Udine) : secteur du port fluvial », MEFRA, 115, 1, p. 472-478 (avec C. Zaccaria).
872003 « Paléoenvironnement d’Aquilée », dans K. Drobne, N. Pugliese, Y. Tambareau (dir.), De la mer Adriatique aux Alpes Juliennes (Italie Nord-Orient et Slovénie occidentale) un parcours géologique sans frontières, Ljubljana-Toulouse, Znanstveno raziskovalni center SAZU-Dipartimento di scienze geologiche, ambientali e marine, p. 23-26 (avec G. Arnaud-Fassetta, R. Marocco, F. Maselli-Scotti, N. Pugliese et C. Zaccaria).
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922004 « Aquilée (prov. d’Udine) : site du port fluvial », MEFRA, 116, 1, p. 571-575 (avec C. Zaccaria).
932004 « Aquileia – Magazzini a Nord del Porto fluviale : campagne di scavo 2003-2004 », AN, 75, p. 589-604 (avec C. Zaccaria).
942004 « Loron-Lorun, Parenzo- Poreč, Istria : una villa maritima nell’Agro Parentino : la campagna di ricerca 2003 », Histria Antiqua, 12, p. 227-248 (avec V. Kovačić, A. Marchiori, G. Rosada et F. Tassaux).
952004 « Les vins de l’Adriatique », p. 124-125 (avec S. Pesavento Mattioli) ; « Le transport en vrac », p. 276-277, dans J.-P. Brun, M. Poux, A. Tchernia (dir.), Le vin : nectar des dieux, génie des hommes, Gollion, Infolio.
962005 « Loron-Lorun, Parenzo- Poreč, Istria : un complesso costiero di età romana nell’agro parentino : la campagne di ricerca 2004 », Histria Antiqua, 13, p. 99-118 (avec V. Kovačić, A. Marchiori, G. Rosada et F. Tassaux).
972005 « Regards sur l’économie de Marseille antique : la période romaine », dans M.-P. Rothé, H. Tréziny (dir.), Marseille et ses alentours, Paris, Académie des Inscriptions et Belles Lettres (Carte archéologique de la Gaule, 13, 3), p. 272-274.
982006 « Loron-Larun, Parenzo-Poreč, Istria. Una villa maritima nell’agro parentino : la campagna di ricerca 2005 », Histria Antiqua, 14, p. 261-281 (avec V. Kovačić, A. Marchiori, G. Rosada, F. Tassaux et Z. Marco).
992007 « Loron-Larun, Parenzo-Poreč, Istria. Una villa maritima nell’agro parentino : la campagna di ricerca 2006 », Histria Antiqua, 16, p. 479-500 (avec V. Kovačić, A. Marchiori, G. Rosada, F. Tassaux et Z. Marco).
1002007 « Loron (Tar-Vabriga, Croatie) », MEFRA, 119, 1, p. 226-229 (avec C. Rousse et F. Tassaux).
1012007 « Pesca, industria conserviera e commercio nell’Adriatico : i primi indizi », dans A. Arévalo González, L. Lagóstena Barrios, D. Bernal Casasola (dir.), Cetariae 2005: salsas y salazones de pescado en Occidente durante la antigüedad, Actas del congreso internacional, Cádiz, 2005, Oxford, Archaeopress (BAR International Series, 1686) p. 435-438 (avec R. Auriemma, V. Kovačić et S. Pesavento).
1022007 « Pompéi : un site de référence ? Approche socio-économique de l’insula I 8 », dans L. Barnabei (dir.), Contributi di archeologia vesuviana III, Rome, L’Erma di Bretschneider (Studi della Soprintendenza Archeologica di Pompei, 21), p. 108-116 (avec Ph. Borgard et S. Fontaine).
1032007 « Les pompes de cale et l’évacuation de l’eau de sentine sur les navires antiques », dans J.-P. Brun, J.-L. Fiches (dir.), Énergie hydraulique et machines élévatrices d’eau dans l’antiquité, Naples, Centre Jean Bérard (Collection du Centre Jean Bérard, 27), p. 51-66.
1042007 « L’évolution des importations à Aquilée : 1. La périodisation », p. 539-546 ; « L’évolution des importations à Aquilée : 3. Les amphores orientales : données quantitatives comparées », p. 583-604 ; « 5. Quelques réflexions sur les échanges à Aquilée », p. 621-632, dans G. Cuscito, C. Zaccaria (dir.), Aquileia dalle origini alla costituzione del ducato longobardo : territorio, economia, società, Atti della XXXVII settimana di studi aquileiesi, Trieste, Centro di antichità altoadriatiche (Antichità altoadriatiche, 65),.
1052008 « Les fouilles du port fluvial d’Aquilée », Bulletin de la Société Française d’Archéologie Classique, 38, p. 193-198.
1062008 « Hypothèse de restitution d’un navire à dolia : la construction d’une maquette », Archaeonautica, 15, p. 175-192 (avec R. Roman).
1072008 « Bolli su anfore Lamboglia 2 o simili dall’area aquileiese », p. 289-303 (avec M. Buora, C. Tiussi, P. Ventura) ; « Anfore e laterizi adriatici : dati tipologici, epigrafici e archeometrici a confronto : ipotesi di progetto di ricerca », p. 373-378 (avec R. Cabella, C. Capelli, M.R. Ciuccarelli, S. Mazzocchin, S. Menchelli, M. Pasquinucci, S. Pesavent Mattioli, M. Piazza), dans Congressus Rei Cretariae Romanae Fautorum. 2, Dyrrhachii habitus, 2006, Oxford, Archeopress (Rei Cretariae Romanae Fautorum acta, 40).
1082009 « L’Istrie et la navigation nord-adriatique dans l’Antiquité », Histria Antiqua, 17, p. 65-78 (avec F. Tassaux).
1092009 « Piscine e vivaria nell’Adriatico settentrionale : tipologie e funzioni », p. 83-100 (avec R. Auriemma) ; « Le anfore da pesce adriatiche », p. 215-238 (avec S. Pesavento Mattioli et C. Belotti) ; « Conclusioni », p. 345-356 (avec S. Pesavento Mattioli), dans S. Pesavento Mattioli, M.-B. Carre (dir.), Olio e pesce in epoca romana : produzione e commercio nelle regioni dell’alto Adriatico atti del convegno, Padova, 16 febbraio 2007, Roma, Edizioni Quasar (Antenor, 15).
1102010 « L’area a nord del Porto fluviale. Scavo archeologico e indagini paleoambientali », Forma Urbis : itinerari nascosti di Roma antica, anno XV, 12, p. 26-29 (avec C. Zaccaria).
1112011 [Compte rendu] « Les structures portuaires de l’arc atlantique dans l’Antiquité : bilan et perspectives de recherche ». Journée d’étude du 24 janvier 2008, La Rochelle, L. Hugot et L. Tranoy (eds.), (2010), Aquitania, suppl. 18, 160 p., Méditerranée : revue géographique des pays méditerranéens, 117, p. 147-148.
1122011 « Les réseaux d’entrepôts dans le monde romain : étude de cas », dans J. Arce, B. Goffaux (dir.), Horrea d’Hispanie et de la Méditerranée romaine, Madrid, Casa de Velázquez (Collection de la Casa de Velázquez, 125), p. 23-39.
1132011 « La navigation nord-adriatique et les ports istriens », p. 23-68 (avec F. Tassaux et G. Benčić) ; « 5 000 ans d’évolution relative du niveau marin en Istrie : qu’en est-il à l’époque romaine ?», p. 69-88 (avec E. Fouache, S. Faivre, J.-J. Dufaure, M.-B. Ghilardi, V. Kovačić et F. Tassaux) ; « Huit années de recherches subaquatiques sur le littoral », p. 117-120 (avec V. Kovačić et F. Tassaux) ; « Le Nord-Parentin. De la Mirna à Rt Zub », p. 125-160 (avec G. Benčić, V. Kovačić, F. Tassaux) ; « Le vivier de Kupanja et le complexe de Loron », p. 161-186 (avec V. Kovačić et F. Tassaux) ; « Le Nord-Parentin. De Busuja à la baie de Peskera », p. 195-218 (avec V. Kovačić et F. Tassaux) ; « Le Sud-Parentin », p. 233-267 (avec V. Kovačić, F. Tassaux et I. Matejcic) ; « Archéologie des installations littorales : ports et viviers », p. 277-279 ; « L’Ager et le Stagnum : l’économie diversifiée des villae maritimes », p. 280-284 (avec F. Tassaux), dans M.-B. Carre, V. Kovačić, F. Tassaux (dir.), L’Istrie et la mer : la côte du parentin dans l’Antiquité, Bordeaux, Ausonius Éditions (Mémoires Ausonius, 25).
1142012 « Le vivier de Katoro (Istrie, Croatie) », Chronique des activités archéologiques de l’École française de Rome, 124 [en ligne] (avec T. Katunarić).
1152012 « Lorun-Laron et Busuja-Bossolo, Poreč-Parenzo, Istria. Les campagnes de recherche 2011 », Histria Antiqua, 21, p. 599-608 (avec V. Kovačić, C. Rousse et F. Tassaux).
1162012 « Comment on “Holocene Sea Level Change in Malta” by S. Furlani, F. Antonioli, S. Biolchi, T. Gambin, R. Gauci, V. Lo Presti, M. Anzidei, S. Devoto, M. Palombo, A. Sulli, Quaternary International, 303, 5, p. 233-234 (avec Ch. Morhange, C. Flaux et P.A. Pirazzoli).
1172012 « Quatre ans de recherche sur le littoral parentin », dans R. Auriemma, S. Karinja (dir.), Terre di mare. L’archeologia dei paesaggi costieri e le variazioni climatiche, Il Progetto Interreg Italia-Slovenia AltoAdriatico, Atti del Convegno Internazionale, Trieste, 8-10 novembre 2007), Trieste-Pirano, Università di Trieste-Museo del mare S. Masera, p. 310-316 (avec V. Kovačić).
1182012 « L’archéologie sous-marine franco-croate : Dalmatie – Parentin », dans Dépliant en support de l’exposition photographique « L’archéologie sous-marine franco-croate : Dalmatie – Parentin », Dépliant de l’exposition, Aix-en-Provence, Office du Tourisme, p. 4 (avec G. Boetto et C. Rousse).
1192013 « Loron-Lorun et Busuja-Bossolo, Poreč-Parenzo, Istrie, les campagnes de recherche 2012, Histria Antiqua, 22, p. 391-401 (avec C. Rousse, V. Kovačić et F. Tassaux).
1202013 « Loron / Santa Marina – Busuja (Tar-Vabriga, Poreč, Croatie) : campagne de fouilles 2012 », Chronique des activités archéologiques de l’École française de Rome [en ligne] (avec C. Rousse et V. Kovačić).
1212013 « Lorun-Laron et Busuja-Bossolo, Poreč-Parenzo, Istria. Les campagnes de recherche 2012 », Histria Antiqua, 22, p. 391-400 (avec V. Kovačić, C. Rousse et F. Tassaux).
1222013 « Aquileia : area a nord del porto fluviale. Scavo archeologico e indagini paleoambientali », Notiziario della Soprintendenza per i Beni Archeologici del Friuli Venezia Giulia, p. 17-18 (avec C. Zaccaria).
1232014 « Les viviers à l’époque romaine », dans P. Excoffon (dir.), Forum Iulii et la mer, Catalogue de l’exposition, Fréjus, Ville de Fréjus, p. 13.
1242014 « Transport amphorae Lamboglia 2 and Dressel 6A : Italy and/or Dalmatia? Some clarifications », JRA, 27, p. 417-428 (avec P. Monsieur et S. Pesavento Mattioli).
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1262015 « Le ricerche nell’area dei magazzini settentrionali del porto di Aquileia : dalle intuizioni di Luisa Bertacchi alle indagini regenti », AN, 2014, 85, p. 97-105 (avec C. Zaccaria).
1272015 « Aquilée », p. 31-41 ; « Istrie. Ports et viviers », p. 55-59, dans M. Čaušević, F. Tassaux (dir.), Aquileia – Salona –Apollonia : Putevima Jadrana od 2. St. Pr. Kr. Do početaka srednjeg vijeka = Un itinéraire adriatique du début du IIe s. av. J.-C. au début du Moyen âge, Zagreb, Arheosloski Muzej u Zagrebu-École française de Rome.
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1312018 « Quelques pièces pour la manœuvre des voiles découvertes sur l’épave de la Madrague de Giens (Hyères, Var, 7045 av. J.-C.) », dans G. Boetto, É. Rieth (dir.), De re navali. Pérégrinations nautiques entre Méditerranée et océan Indien, Mélanges en l’honneur de Patrice Pomey, Paris, CNRS Éditions (Archaeonautica, 20), p. 57-65.
1322018 « The Show must go on. Recherches récentes sur le Parentin (Istrie, Croatie), dans A. Bouet, C. Petit-Aupert (dir.), Bibere, ridere, gaudere, studere, hoc est vivere, Hommages à Francis Tassaux, Bordeaux, Ausonius Éditions (Suppléments Aquitania, 40), p. 365-376 (avec P. Maggi et C. Rousse).
1332018 « The amphorae of the western Adriatic : an update », dans G. Lipovac Vrkljan, A. Konestra (dir.), Pottery Production, Landscape and Economy of Roman Dalmatia Interdisciplinary approaches, Oxford, Archaeopress (Roman Archaeology, 47), p. 7-13 (avec S. Pesavento Mattioli).
1342018 « Croatia’s mid-Late Holocene (5200-3200 BP) coastal vegetation shaped by human societies », Quaternary Science Reviews, 200, p. 334-350 (avec D. Kaniewski, N. Marriner, Ch. Morhange, D. Rius, S. Faivre et E. Van Campo).
1352019 « Piantarella. Une luxueuse villa maritime ?», Archéologia, 580, p. 24-29 (avec G. Brkojewitsch, L. Borel, F. Cibecchini, S. Clerbois, M. Ghilardi, N. Mattielli et P. Neaud).
1362019 « Le système portuaire du golfe de Fos et le canal de Marius : un état des lieux », RAN, 52, p. 15-55 (avec S. Fontaine, F. Marty. M. El-Amouri, C. Rousse. L. Borel, N. Carayon, S. Greck et S. Marlier).
1372019 « Le niveau moyen de la mer en Istrie à l’époque romaine », dans S. C. Fiorello, F. Tassaux (dir.), AdriAtlas e i paesaggi costieri dell’Adriatico tra Antichità e Altomedioevo, Atti della Tavola Rotonda, Bari, 2017, Bordeaux, Ausonius Éditions, p. 15-24 (avec S. Faivre, V. Dumas, T. Bakran-Petricioli, V. Kovačić).
1382020 « Les propriétaires des ateliers de dolia de Minturnes », dans C. Carrato, F. Cibecchini (dir.), Nouvelles recherches sur les dolia : l’exemple de la Méditerranée nord-occidentale à l’époque romaine (ier s. av. J.-C. – iiie s. apr. J.-C.), Actes de la table ronde, Aspiran, 26 et 27 septembre 2013, Montpellier, Éditions de l’Association de la Revue archéologique de Narbonnaise (Revue archéologique de Narbonnaise Supplément, 50), p. 197-205.
1392021 « To the memory of Patrice Pomey (1943-2021) », Archaeonautica, 21, p. 4-5.
1402021 « Les Bouches de Bonifacio à l’époque romaine : approches archéologique et géoarchéologique, Projet collectif de recherche (2018) », Archéologie de la France – Informations (avec G. Brkojewitsch, S. Blin, L. Borel, F. Cibecchini, S. Clerbois, M. Ghilardi et L. Nonne). https://journals-openedition-org.lama.univ-amu.fr/adlfi/47906
1412021 « Coastal submersions in the north-eastern Adriatic during the last 5200 years », Global and Planetary Change 204 (avec D. Kaniewski, N. Marriner, R. Cheddadi, Ch. Morhange, M. Vacchi, A. Rovere, S. Faivre, T. Otto, F. Luce, G. Benčić et E. Van Campo). https://doi.org/10.1016/j.gloplacha.2021.103570
1422021 « Marchands antiques », dans V. Baby-Collin, S. Mourlane, S. Bouffier (dir.), Atlas des migrations en Méditerranée de l’Antiquité à nos jours, Arles, Actes Sud, p. 110-111 (avec S. Bouffier).
1432021 « Occupation humaine, ressources et échanges dans l’Antiquité », dans B. Marin (dir.), Petites îles de la Méditerranée occidentale, histoire, culture, patrimoine, Marseille Gaussen, p. 33-43.
1442021 « Transports de matières premières par voie maritime. Les données des épaves antiques dans la Méditerranée occidentale », dans D. Boisseuil, Ch. Rico, S. Gelichi (dir.), Le marché des matières premières dans l’Antiquité et au Moyen Âge, Rome, École française de Rome (CEFR, 563), p. 9-32.
1452021 « L’économie des grands domaines d’Istrie : une approche multidisciplinaire », p. 49-51 (avec C. Rousse, G. Piquès et N. Rovira Buendia, M. Tillier, C. Caschalde, F. Guibal, A. Ferreira Domínguez, D. Kaniewski, B. Ephrem, A. Bardot, C. Machebeuf, G. Benčić, D. Munda et V. Kovačić) ; « Les installations portuaires dans le Parentin », p. 52-55 (avec G. Benčić, V. Kovačić, V. Dumas, I. Koncani Uhač, S. Faivre, E. Fouache et Ch. Morhange) ; « Les viviers à poisson du Parentin », p. 56-59 (avec V. Kovačić), dans M. Čaušević-Bully, I. Radman-Livaja (dir.), 50 ans d’archéologie Franco-Croate = 50 Godina Hrvatsko-Francuske suradnje u arheologiji, Catalogue de l’exposition, Zagreb, Musée archéologique de Zagreb.
1462021 « Introduction », p. 5-9 (avec P. Excoffon) ; « Les hangars du Cavaou : reprise du dossier des “navalia” de Fossae Marianae (Fos-sur-Mer, Bouches-du-Rhône) », p. 245-270 (avec K. Baika), dans M.-B. Carre, P. Excoffon (dir.), Les ports dans l’espace méditerranéen antique, Fréjus et les ports maritimes, Actes du 12e Colloque historique de Fréjus, Fréjus, 16-17 novembre 2018, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence (Bibliothèque d’archéologie méditerranéenne et africaine, 30).
1472021 « The content of amphorae from Adriatic Italy », dans D. Bernal Casasola, M. Bonifay, A. Pecci, V. Leitch (eds), Roman Amphora Contents Reflecting on the Maritime Trade of Foodstuffs in Antiquity, In honour of Miguel Beltrán Lloris, Proceedings of the Roman Amphora Contents International Interactive Conference (RACIIC), Cadiz, 5-7 October 2015, Cadiz, Archaeopress (Roman and Late Antique Mediterranean Pottery, 17), p. 273-280 (avec S.Pesavento Mattioli).
1482021 « Introduction », dans V. Blanc-Bijon, J.-P. Bracco, M.-B. Carre, S. Chaker, X. Lafon et M. Ouerfelli (dir.), L’homme et l’animal au Maghreb de la Préhistoire au Moyen Âge, explorations d’une relation complexe, Actes du XIe Colloque international Histoire et archéologie de l’Afrique du Nord, Marseille, Aix-en-Provence, 8-11 octobre 2014, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence (Archéologies méditerranéennes), p. 5-7. (avec V. Blanc-Bijon, J.-P. Bracco, S. Chaker, X. Lafon et M. Ouerfelli).
1492022 « Les hangars du Cavaou : deux immenses structures dont la fonction reste mystérieuse », dans D’un port à l’autre, Voyage en Méditerranée romaine entre Arles et Rome = Da un porto all’altro : Viaggio nel Mediterraneo romano tra Arles e Roma, Catalogue de l’exposition, Istres, Métropole Aix Marseille Provence, Territoire Istres Ouest Provence, p. 101-103 (avec K. Baika).
1502022 « L’épave romaine de la Madrague de Giens », dans S. Marlier, M. L’Hour, A. Charron, D. Djaoui (dir.), Trésors du fond des mers. Un patrimoine archéologique en danger, catalogue de l’exposition, Arles, Musée départemental Arles antique, p. 55-58 (avec L. Cavassa et P. Poveda).
1512022 « Les Bouches de Bonifacio durant l’Antiquité », dans F. Leandri, C. Leandri (dir.), Archéologie en Corse, vingt années de recherche, Arles, Errance-Actes Sud, p. 165-178 (avec G. Brkojewitsch, A. Bergeret, S. Blin, L. Cavassa , F. Cibecchini, S. Clerbois, V. Forest, M. Ghilardi, N. Mattielli, L. Nonne, P. Neaud, S. Raux, E. Tomas, A. Triantafyllou, L. Vidal).
1522023 « Nouvelles données sur la chronologie d’implantation des structures immergées d’Olbia de Provence (Var, Ier s. apr. J.-C.) », dans L. Rivet (dir.), SFÉCAG, Actes du Congrès d’Hyères, Marseille, SFÉCAG, p. 243-244 (avec L. Borel et A. Sabastia).
1532024 « Provenance of the ballast stones from the Roman Republican ship Ilovik-Paržine 1: A hypothesis about its place of construction », Journal of Archaeological Science : Reports 57, https://doi.org/10.1016/j.jasrep.2024.104580 (avec F. Fournier, Ph. Léonide, L. Marié, F. Quillévéré, J.-P. Margerel, I. Miholjek, P. Dugonijć, L. Cavassa, M. Morsilli, G. Boetto).
1542024 « Les villae maritimae et l’exploitation des ressources maritimes en Istrie », dans G. Ciucci, B. Davidde Petriaggi, C. Rousse (dir.), Villae maritimae del Mediterraneo occidentale. Nascita, diffusione e trasformazione di un modello architettonico, Rome, École française de Rome (CEFR, 614), p. 159-174.
Carnet photographique
155Fig. 1 : Photo prise lors d'une randonnée dan le Var
156Fig. 2 : La Madrague de Giens : Marie-Brigitte et Bruno (à droite, avec le t-shirt blanc)
157Fig. 3 : Marie-Brigitte avec Marie-Pierre Jézégou lors d'une campagne sur l'épave de la Madrague de Giens
158Fig. 4 : Anse des Laurons, carte archéologique des épaves
159Fig. 5 : Marie-Brigitte (à droite) avec Christian Goudineau (au centre) et Chérine Gébara (à gauche)
160Fig. 6 : Aquilée : l’équipe de fouille au début des années 2000
De gauche à droite : Bruno Raffone, Corinne Rousse, Brunella Germini, Michela Urban, Marie-Brigitte Carre, Carlo Pellegris, Paola Maggi, Matteo Dolci, Sara Comelli, Grazia Maria Facchinetti ; au premier plan, Andrea Marensi (à gauche) et Massimo Braini (à droite).
161Fig. 7 : Session de travail avec Françis Tassaux, campagne de 2009 du programme « L’Istrie et la mer »
162Fig. 8 : Marie-Brigitte avec Bruno et leur fille Domitille en Istrie
163Fig. 9 : L’équipe de fouille en Istrie en 2016
Marie-Brigitte avec, au premier plan, Vincent Dumas, Erica Florido, Guilhem Chapelin, Alessandra Dell’Anna, Maurizio Di Bartolo et, au deuxième plan, Loïc Damelet, Antoine Boisson, Alberto Bravo Morata, Anaïs Di Meglio, Vladimir Kovačić.
Cliché L. Damelet, CNRS/CCJ
164Fig. 10 : Dernière campagne de 2021 sur le vivier de Busuja en Istrie
165Fig. 11 : Avec Martine Sciallano en 2019 à la sortie d’une plongée sur le chantier-école du master MoMArch dans le port antique de Fos (programme Fossae Marianae)
166Fig. 12 : Navigation sur le Gyptis, réplique navigante de Jules-Verne 9, bateau cousu gréco-archaïque découvert à Marseille
Table des illustrations
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| Crédits | Cliché M. Pasqualini |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 665k |
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| Crédits | Cliché CNRS, CCJ |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 473k |
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| Crédits | Cliché Ph. Foliot, CNRS, CCJ |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-3.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 379k |
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| Crédits | Cliché Ph. Foliot, CNRS, CCJ |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-4.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 517k |
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| Crédits | Cliché M. Pasqualini |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-5.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 647k |
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| Légende | De gauche à droite : Bruno Raffone, Corinne Rousse, Brunella Germini, Michela Urban, Marie-Brigitte Carre, Carlo Pellegris, Paola Maggi, Matteo Dolci, Sara Comelli, Grazia Maria Facchinetti ; au premier plan, Andrea Marensi (à gauche) et Massimo Braini (à droite). |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-6.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 518k |
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| Crédits | Cliché L. Damelet, CNRS/CCJ |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-7.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 573k |
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| Crédits | Cliché L. Damelet, CNRS/CCJ |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-8.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 724k |
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| Légende | Marie-Brigitte avec, au premier plan, Vincent Dumas, Erica Florido, Guilhem Chapelin, Alessandra Dell’Anna, Maurizio Di Bartolo et, au deuxième plan, Loïc Damelet, Antoine Boisson, Alberto Bravo Morata, Anaïs Di Meglio, Vladimir Kovačić. |
| Crédits | Cliché L. Damelet, CNRS/CCJ |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-9.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 555k |
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| Crédits | Cliché L. Damelet, CNRS/CCJ |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-10.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 413k |
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| Crédits | Cliché S. Fontaine, Drassm |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-11.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 331k |
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| Légende | Marie-Brigitte, alors directrice du Centre Camille Jullian, a accompagné le programme d’archéologie expérimentale porté par Patrice Pomey. |
| Crédits | Cliché L. Damelet CNRS/CCJ |
| URL | http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/3886/img-12.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 500k |
Pour citer cet article
Référence papier
Emmanuel Botte, Souen Fontaine et Corinne Rousse, « Par-delà les mers de Gaule et d’Italie. Mélanges en l’honneur de Marie-Brigitte Carre », Archaeonautica, 22 | 2024, 7-17.
Référence électronique
Emmanuel Botte, Souen Fontaine et Corinne Rousse, « Par-delà les mers de Gaule et d’Italie. Mélanges en l’honneur de Marie-Brigitte Carre », Archaeonautica [En ligne], 22 | 2024, mis en ligne le 16 septembre 2025, consulté le 05 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archaeonautica/3886 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14o8w
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Le texte seul est utilisable sous licence CC BY 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
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