Navigation – Plan du site

AccueilNuméros22La mer en partageÉléments de bateaux recyclés à Na...

La mer en partage

Éléments de bateaux recyclés à Naples entre le ier et le début du ve siècle apr. J.-C.

Recycled ship components from Naples: between the 1st and the early 5th century AD
Giulia Boetto, Pierre Poveda et Chiara Zazzaro
p. 77-87

Résumés

Cet article présente la collection d’éléments de bateaux trouvés sous la Piazza Municipio lors des fouilles préventives entreprises en 2014‑2015 avant la construction du métro de Naples. Ces mâts, espars, avirons et, peut-être, gouvernails ont été recyclés en pieux, une pratique qui devait être courante dans l’Antiquité.

Haut de page

Entrées d’index

Mots-clés :

aviron, espar, gouvernail, mât, Naples

Keywords:

oar, spar, rudder, mast, Naples
Haut de page

Texte intégral

Nous tenons à remercier : les archéologues qui ont travaillé à Naples et qui nous ont signalé que les pieux étaient constitués de pièces de bateaux recyclées ; le photographe Marcello Merenda qui a réalisé avec Chiara Zazzaro la documentation de terrain ; Daniela Giampaola et Vittoria Carsana pour toutes les informations qui nous ont été gentiment fournies.

1Les fouilles archéologiques préventives de 2014‑2015 à l’emplacement du bassin portuaire antique de Naples à Piazza Municipio ont porté à la découverte d’un certain nombre d’éléments relatifs à la navigation. Notre modeste contribution au volume d’hommages dédié à notre amie et collègue Marie-Brigitte Carre, qui a consacré sa thèse à l’étude du gréement et de l’équipement des navires antiques (Carre 1983) et a publié de nombreux articles sur ces sujets (Carre, Jézégou 1984 ; Carre 2007 et 2018), portera donc sur l’étude de cette collection exceptionnelle et inédite.

2Inutile ici de rappeler les nombreuses découvertes qui ont permis d’esquisser un tableau assez complet du paysage littoral et portuaire napolitain et de ses évolutions depuis l’installation au viie siècle av. J.-C. sur le promontoire de Pizzofalcone d’un avant-poste de Cumes, Parthenope, et la fondation de Neapolis, entre la fin du vie et le début du ve siècle av. J.-C. Nous invitons le lecteur à se rapporter à l’ouvrage de 2022 de Daniela Giampaola et Emanuele Greco (Giampaola, Greco 2022). La bibliographie relative aux découvertes d’épaves est résumée dans Boetto, Poveda 2018.

1. La collection

  • 1  Deux numéros d’inventaire ont été attribués à chaque pièce lors de la fouille : le premier se réfè (...)

3Notre étude concerne une collection de 32 pieux1 qui ont été façonnés en recyclant des pièces en provenance de petites embarcations. Ces pieux ont été mis au jour dans la zone A, une longue tranchée permettant de relier la station de la ligne 6 du métro de Naples à la station maritime (fig. 1).

Fig. 1 : L’emprise de fouille à Piazza Municipio avec la position des infrastructures portuaires, des édifices et des épaves d’époque romaine

Fig. 1 : L’emprise de fouille à Piazza Municipio avec la position des infrastructures portuaires, des édifices et des épaves d’époque romaine

L’encadré orange indique la zone où les pieux ont été découverts.

(Giampaola 2017, fig. 64)

4La plupart des pieux se rapportent à la phase tardive de l’anse du port (fin ive-début ve siècle apr. J.-C.), lorsque le comblement progressif du bassin a conduit à sa transformation en zone lagunaire et marécageuse. Seulement un petit nombre de pieux (7) ont été installés des siècles plus tôt, entre la période augustéenne et le iie siècle apr. J.-C.

5Selon une opinion communément admise, ces pieux auraient pu servir à amarrer de petits bateaux ou à fixer des engins de pêche, des filets ou des pièges. Enfin, certains présentent une extrémité retaillée à former une pointe et ainsi faciliter leur enfoncement dans les sédiments (fig. 2).

Fig. 2 : Piazza Municipio, Naples

Fig. 2 : Piazza Municipio, Naples

Vue de la zone A en cours de fouille. Au premier plan, contrepoids d’aviron utilisé comme pieu.

(cliché Soprintendenza ABAP par l’Area Metropolitana di Napoli)

1.1. Les mâts

6Deux pieux (no 36 et no 39) peuvent être attribués avec certitude à des fragments de petits mâts (tab. 1 ; fig. 3 et 5).

Tab. 1 : Les mâts (les dimensions sont en cm)

N° id.

N° pieux

Identification

L. cons. (cm)

Diam. max. (cm)

Datation du remploi (T.A.Q.)

36

10

Pieds de mât

118

8

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

39

90

Tête de mât

80

6,2

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

Fig. 3 : Le pied de mât no 36

Fig. 3 : Le pied de mât no 36

(dessin Ch. Zazzaro et P. Poveda ; cliché M. Merenda)

Fig. 4a : Vues de détail du tenon et des trous à la base du mât no 36

Fig. 4a : Vues de détail du tenon et des trous à la base du mât no 36

(clichés M. Merenda)

Fig. 4b : Vues de détail du tenon et des trous à la base du mât no 36

Fig. 4b : Vues de détail du tenon et des trous à la base du mât no 36

(clichés M. Merenda)

7Le pieu no 36, découvert en deux fragments et d’un diamètre maximal de 8 cm, est conservé sur 118 cm (fig. 3). Cette pièce, qui se termine en un tenon large de 2,5 cm taillé sur toute la longueur suivant l’axe antéropostérieur, correspond au pied d’un petit mât (fig. 4). La partie arrière du tenon prolonge la face arrière du mât et mesure à cet endroit 6 cm de hauteur. Vers l’avant, cette hauteur diminue progressivement, la face inférieure du tenon ayant un profil curviligne. Deux trous de 2,7 et 2,2 cm de diamètre, espacés de 6,2 cm, sont percés à une distance de 7 cm de la base du mât. On peut supposer que ces deux trous faisaient partie d’un système de maintien du mât, mais il est impossible d’en savoir plus dans l’état actuel des connaissances. Le profil du tenon de notre petit mât devait s’adapter parfaitement à la forme d’une mortaise creusée dans l’emplanture placée sur la charpente transversale du bateau. Un pied de mât avec un tenon au profil proche du nôtre, mais de dimensions bien plus importantes, provient du navire Dramont E qui a fait naufrage sur la côte varoise près de Saint-Raphaël entre la fin du ive et le début du ve siècle apr. J.-C. (Santamaria 1984, p. 110, fig. 3‑5). Quoi qu’il en soit, la partie postérieure droite et allongée du tenon de notre mât no 36 venait se caler contre le bord postérieur, plus profondément creusé, de la mortaise de l’emplanture. La forme curviligne du tenon vers l’avant permettait de faire pivoter le pied du mât dans la mortaise de l’emplanture et, ainsi, d’abattre le mât vers l’arrière, comme attesté dans un certain nombre de documents figurés antiques (Basch 1987, fig. 1035, 1036, 1096, 1106 et 1108).

Fig. 5 : La tête du mât no 39

Fig. 5 : La tête du mât no 39

(dessin Ch. Zazzaro et P. Poveda ; cliché M. Merenda)

Fig. 6a : Vues de détail de l’extrémité supérieure du mât no 39

Fig. 6a : Vues de détail de l’extrémité supérieure du mât no 39

(clichés M. Merenda)

Fig. 6b : Vues de détail de l’extrémité supérieure du mât no 39

Fig. 6b : Vues de détail de l’extrémité supérieure du mât no 39

(clichés M. Merenda)

8Le pieu no 39, conservé sur 80 cm de longueur et d’un diamètre maximal de 6,2 cm, correspond à la tête d’un mât (fig. 5). L’extrémité supérieure est échancrée (h. 4 cm ; diam. 4,5 cm) et percée d’une mortaise rectangulaire perpendiculaire qui mesure 7,5 cm de haut et 2,1 cm de large (fig. 6). Une pièce de bois de couleur plus foncée que le mât, plus haute d’un côté que de l’autre et épaisse de 2 cm, est insérée à la base de la mortaise. Cette cale, arrondie sur sa partie supérieure, est maintenue en place par une cheville (diam. 1 cm) qui traverse de part en part la tête du mât. Dans cette mortaise devait passer une manœuvre courante, probablement la drisse de vergue. La cale, sans doute fabriquée dans une essence plus dure que le mât, permettait de protéger la base de la mortaise du frottement. Elle facilitait également le passage de la drisse. La seule comparaison connue provient du complexe portuaire de Fizine en Istrie nord-occidentale, actuellement en Slovénie. Il s’agit, comme à Naples, d’un pieu issu du recyclage d’un petit mât à l’époque tardive. Ici la mortaise pour l’étai est munie d’une poulie (Gaspari et al. 2024, p. 655, fig. 4b).

9Morphologiquement, les deux fragments de mât no 36 et no 39 pourraient appartenir au même élément dont la hauteur peut être restituée entre 3,5 m et 5 m (fig. 7). Toutefois, nous n’avons pas les résultats des identifications xylologiques qui seraient en mesure de confirmer cette hypothèse.

Fig. 7 : Restitution hypothétique d’un mât à partir des deux éléments no 36 et no 39

Fig. 7 : Restitution hypothétique d’un mât à partir des deux éléments no 36 et no 39

(dessin P. Poveda)

1.2. Les avirons

10Vingt-un pieux ont été fabriqués en recyclant des avirons, notamment les parties qui correspondent à la poignée, au manche mais aussi, parfois, au fût ou à la pelle (tab. 2 ; fig. 8, 10 et 11).

Tab. 2 : Les avirons (les dimensions sont en cm)

No id.

No pieu

Identification

L. cons.

Poignée

Manche

Fût

Pelle

Datation du remploi (T.A.Q.)

24

70

Poignée et manche

82,5

L. 12,5 ; diam. 3

L. 68 (cons.) ; L. 6,5 ; ép. 4,4

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

26

78

Poignée et manche

82,5

L. 10 ; l. 3,5 ; ép. 2,3

L. 23 (cons.) ;
l. 6,5 ; ép. 5,5

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

29

63

Poignée et manche
avec marque N

86

L. 9,5 ; l. 3 ; ép. 2

L. 76 (cons.) ;
l. 7 ; ép. 5

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

30

47

Poignée et manche

90

L. 9,5 (cons.) ;
l. 3,4 ; ép. 2

L. 75 (cons.) ;
l. 7 ; ép. 4,6

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

31

118

Poignée et manche avec encoche

80

L. 16 ; l. 3,4 ; ép. 3

L. 65 (cons.) ;
l. 6,2 ; ép. 5,2

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

32

105

Poignée et manche

46

L. 9,5 (cons.) ; diam. 3

L. 38 (cons.) ;
l. 7,5 ; ép. 5

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

40

8

Poignée, manche et fût

120

L. 12 ; l. 3,5 ; ép. 3

L. 104 ; l. 7,5 ; ép. 4,9

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

41

155

Fût

95

l. 6,5 ; ép. 2,2

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

50

36

Poignée, manche
avec marque X et fût

120

L. 6,5 (cons.) ;
l. 4,3 ; ép. 2

L. 104 ; l. 7,4 ; ép. 4,3

L.10 (cons.) ;
l. 5.5 ; ép. 3

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

51

35

Poignée et manche

46

L. 8,5 (cons.) ; diam. 3,8

L. 37,5 (cons.) ;
l. 7 ; ép. 3,7

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

54

199

Pelle

40,5

l. 6,2 ; ép. 1,9

iie s. apr. J.-C.

55

60

Poignée et manche

122

L. 16 ; l. 4 ; ép. 3

L. 107 ; l. 7,2 ; ép. 4,6

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

57

149

Poignée et manche
avec marque X

124

L. 12 (cons.) ;
l. 6,4 ; ép. 4

L. 112 ; l. 9,3 ; ép. 5,5

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

61

112

Poignée et manche

115

L. 19 ; diam. 1,8

l. 6,5 ; ép. 4,2

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

84

262

Manche

112

l. 8 ; ép. 7,5

ier s. apr. J.-C.

92

293

Pelle

60,5

fût souligné par deux lignes gravées

L. 57,5 (cons.) ; l. 12,5 ; ép. max. 2,5

iie s. apr. J.-C.

94

319

Manche avec marque X au milieu, et fût

92

l. 9 ; ép. 8

l. 6,5 ; ép. 3,5

Époque augustéenne

104

214

Manche et fût

132

l. 8,5 ; ép. 6,5

diam. 6

ier s. apr. J.-C.

106

291

Fût

62

diam. 5,2

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

107

346

Fût et pelle

122

l. 8,3 ; ép. 4

Époque augustéenne

116

268

Fût et pelle

129

diam. 4,3

L. 29 (cons.) ; ép. 2,9

ier s. apr. J.-C.

Fig. 8 : Poignées et manches

Fig. 8 : Poignées et manches

(dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda ; clichés M. Merenda)

11Les poignées mesurent entre 19 cm (no 61) et 12 cm (no 40) de longueur. Elles affichent soit une section circulaire de 2 à 4 cm de diamètre, soit une section ovale avec une largeur maximale de 4,3 cm et une épaisseur de 2‑3 cm. Les manches, de section rectangulaire, mesurent, en moyenne, 7,4 cm de large et 5,3 cm d’épaisseur. Agissant comme un contrepoids qui déplace le centre de gravité de l’aviron vers le tolet, le manche permet de faciliter le maniement de l’aviron lors de la nage. Seuls deux avirons (no 55 et 57) conservent la longueur d’origine de leurs manches, respectivement 107 cm et 112 cm.

12Le manche de l’aviron no 31 est percé d’une mortaise de forme quadrangulaire de 3 cm de côté, profonde de 3,5 cm. L’évidement est traversé d’une cheville (diam. 1,2 cm), légèrement en saillie sur un côté. Cette cheville semble avoir maintenu en place une pièce de bois dont un petit fragment est encore visible à l’intérieur de l’encoche (fig. 9). La fonction de cet aménagement demeure incertaine : éventuellement, il pourrait s’agir du point de fixation d’une poignée placée transversalement au manche afin de faciliter la rotation de la rame dans certains usages.

Fig. 9 : Vue de détail de l’encoche creusée dans le manche de l’aviron no 31

Fig. 9 : Vue de détail de l’encoche creusée dans le manche de l’aviron no 31

(cliché M. Merenda)

13On notera aussi que des marques à la pointe sèche sont visibles sur une des faces des manches de trois avirons. Les avirons no 50 et no 57 portent le numéral X, alors que sur l’aviron no 29 a été gravée une marque en forme de N qui pourrait se développer dans le numéral IV avec ligature (fig. 8 et 11). Ces chiffres pourraient avoir indiqué la position des avirons sur le bateau.

14Le pieu no 107, brisé aux extrémités et conservé sur 122 cm de longueur, correspond au fût de l’aviron (fig. 10). Plus large (8,3 cm) qu’épais (4 cm), cette pièce montre bien que les fûts de nos avirons tendent à s’aplanir en direction de la pelle. Le passage entre le fût et la pelle n’est pas marqué par un fort collet comme dans les avirons modernes mais continu sur la longueur.

Fig. 10 : Le fût n° 107 et la pelle n° 92

Fig. 10 : Le fût n° 107 et la pelle n° 92

(dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda ; clichés M. Merenda)

Fig. 11 : Manches dont l’extrémité a été retaillée en forme de pointe pour faciliter l’insertion dans les sédiments

Fig. 11 : Manches dont l’extrémité a été retaillée en forme de pointe pour faciliter l’insertion dans les sédiments

(dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda)

15Dans notre collection, les pelles ne sont conservées que dans trois cas. La pelle no 54, large de 6,2 cm et épaisse de 1,9 cm, n’est pas complète mais elle est seulement conservée sur 40,5 cm de longueur. La pelle no 92 est conservée sur 60 cm (fig. 10). Large de 12,5 cm, elle présente une section de forme ogivale (ép. max. 2,5 cm). Enfin, la pelle no 116, conservée sur 129 cm, a une épaisseur maximale de 2,9 cm. Le collet et une partie du fût (ép. 4,3 cm) sont conservés.

  • 2  D’un point de vue morphologique, ces trois éléments fonctionnent bien ensemble, mais ils ne provie (...)
  • 3  À titre d’exemple, sur la réplique navigante Gyptis, d’une longueur de 9,85 m et d’une largeur de (...)

16Une tentative de restitution à partir de trois pièces (no 40, no 107 et no 922) permet de “réassembler” un aviron d’environ 3,35 mètres qui devait être utilisé sur des embarcations de taille modeste (fig. 12)3.

Fig. 12 : Reconstruction d’un aviron à partir de trois éléments découverts à Naples, Piazza Municipio

Fig. 12 : Reconstruction d’un aviron à partir de trois éléments découverts à Naples, Piazza Municipio

(dessin P. Poveda)

17Malgré leur préservation très partielle, les avirons objet de cette étude témoignent d’une homogénéité morphologique certaine : les poignées, de section circulaire, précèdent les manches de section rectangulaires. Au niveau de l’attache au tolet, le manche s’amenuise à former le fût de l’aviron et change de forme passant à une section ovale. Le fût maintient une forme plus large qu’épaisse jusqu’à la pelle. La transition entre le fût et la pelle n’est pas marquée par un collet.

  • 4  C’est ici qu’a été découverte la deuxième barque d’Herculanum.
  • 5  Dans ce pavillon est également conservée l’épave Ercolano 1, mise au jour en 1982 sur la plage prè (...)

18Les avirons de Naples sont très similaires aux six avirons qui ont été découverts entre la fin des années 1990 et le début des années 2000 à proximité des thermes de l’Insula nord-occidentale de la ville d’Herculanum. Au moment de l’éruption de 79 apr. J.-C., ces thermes étaient désaffectés et étaient utilisés pour l’entretien et l’entreposage de bateaux et de matériel lié aux activités maritimes (Guidobaldi et al. 2009, p. 96, fig. 52 ; Camardo et al. 2014, p. 76‑77 ; De Simone, Ruffo 2017, p. 817)4. Les six avirons, avec les autres objets issus des fouilles, sont actuellement exposés dans un pavillon à l’intérieur du parc archéologique d’Herculanum5.

19Une autre comparaison provient de la fresque du Porto Fluviale découverte à Rome dans les années 1940 et actuellement conservée au Museo Nazionale Romano (fig. 13). Les avirons figurés sur cette fresque présentent toutes les caractéristiques décrites dans les lignes précédentes, notamment le manche et l’absence de collet entre le fût et la pelle (Tella 1998, fig. 52). Ce modèle d’aviron typiquement méditerranéen, n’a finalement que peu évolué et demeure encore en usage sur de nombreux bateaux traditionnels provençaux (Vence 1897, p. 54‑55).

Fig. 13 : La barque de droite figurée sur la fresque du Porto Fluviale

Fig. 13 : La barque de droite figurée sur la fresque du Porto Fluviale

(dessin P. Poveda)

1.3. Les espars

20Cinq pieux (no 25, no 27, no 47, no 56 et no 60) présentent une échancrure plus ou moins marquée au niveau de l’extrémité conservée (tab. 3 ; fig. 14). Ces éléments allongés et droits ne présentent pas d’autres caractéristiques particulières. L’échancrure à section circulaire de 2,2 cm à 4 cm et d’une longueur allant de 4,3 cm à 7,8 cm, est trop courte pour pouvoir y identifier la poignée d’un aviron. Par ailleurs, toutes les pièces ne sont pas munies de manche et affichent une section circulaire uniforme allant de 3 cm à 7 cm, alors que les fûts des avirons sont plus larges qu’épais.

Tab. 3 : Les espars (les dimensions sont en cm)

No id.

No pieu

Identification

Long. cons.

Diam. max.

Échancrure

Datation du remploi (T.A.Q.)

25

95

Espar muni d’une échancrure

98

4,5

L. 4,3 ; diam. 2,5

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

27

80

Espar muni d’une échancrure

77

5

L. 7,8 ; diam. 2,7

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

47

16

Espar muni d’une échancrure

90

4,4

L. 4,5 ; diam. 2,2

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

56

69

Espar muni d’une échancrure

227

3,1

L. 7,5 ; diam. 4,5

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

60

125

Espar muni d’une échancrure

79

7

L. 6 ; diam. 4

iie s. apr. J.-C.

Fig. 14 : Les espars

Fig. 14 : Les espars

(dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda ; cliché M. Merenda)

21Le seul exemple antique comparable provient de Fizine qui a été identifié, de façon générique, avec le terme d’espar (Gaspari et al. 2024, p. 655, fig. 4a). Ce terme indique une longue pièce de bois servant « à faire des mâts, des vergues d’embarcations, des bouts-dehors, des mâts de bôme, etc. » (Bonnefoux, Pâris 1999, p. 299). Nos cinq éléments pourraient également entrer dans cette catégorie. Il se pourrait qu’ils aient servi à établir des voiles à livarde (Bonnefoux, Pâris 1999, p. 417). Les livardes sont des voiles de forme carrée, tenues au mât par l’un de leurs côtés et déployées à l’aide d’une perche grée à 45°, le baleston (Cadoret et al. 2009, p. 82). Ce type de gréement est figuré sur quelque relief d’époque gréco-romaine et devait être assez communément employé pour des barques de petites dimensions (Basch 1987, p. 473‑474, fig. 1078, 1079, 1081 et 1082).

1.4. Les éléments d’identification incertaine

22Entrent dans cette catégorie quatre pieux (no 37, no 38, no 49 et no 58) de difficile attribution (tab. 4).

Tab. 4 : Les éléments d’identification incertaine (les dimensions sont en cm)

No id.

No pieu

Identification

Long. cons.

Diam. max.

Caractéristiques

Datation du remploi (T.A.Q.)

37

9

Tête de mât ?

116

6,5

Extrémité à pans recoupés ; mortaise rectangulaire ouverte : H. 5,5 ; ép. 2,5

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

38

180

Mèche de rame-gouvernail ?

56

7

Extrémité en forme de pommeau : L. 6,9 ; diam. 4,4/6 ; mortaise ouverte : H. 3,3 ; ép. 3,4

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

49

100

Tête de mât ou tangon ?

115

6,4

Extrémité en forme de pommeau : L. 6 ; diam. 5,5/6,5

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

58

65

Tête de mât ou tangon ?

107

6,5

Extrémité en forme de pommeau : L. 6,4 ; diam. 6/6,6

Fin ive-début ve s. apr. J.-C.

23Trois se terminent en pommeau (fig. 15), mais seulement l’élément no 38 présente près de l’extrémité conservée une mortaise traversante de forme quadrangulaire (3,3 × 3,4 cm). Toutes proportions gardées, la comparaison la plus immédiate provient de la tête de la mèche du rame-gouvernail du premier navire de Nemi (Ucelli 1950, fig. 72). Toutefois, à Nemi l’encoche pour insérer le clavus (la barre transversale) est en pente (Ucelli 1950, fig. 179), alors que dans notre élément l’encoche est perpendiculaire à son axe. L’identification possible avec un gouvernail semble confortée par la présence de mortaises similaires à la nôtre sur les gouvernails axiaux découverts à Bevaix dans le lac de Neuchâtel (Arnold 1974, p. 138, 1992, p. 95) et dans le Rhône (Marlier 2014, p. 215, fig. 270‑271), et sur les rames-gouvernails de Zwammerdam (De Weerd 1978, p. 17‑20, fig. 24), Bruges et Newstead (Marsden 1994, p. 74‑75, fig. 67‑68).

Fig. 15 : Les éléments d’identification incertaine

Fig. 15 : Les éléments d’identification incertaine

(dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda)

24Les autres deux éléments avec pommeau (no 49 et no 58) sont dépourvus de mortaises et pourraient très bien entrer dans la catégorie d’espars (cf. supra).

25Enfin, l’élément no 37 montre une extrémité à pans recoupés et est percé à 12 cm du sommet d’une mortaise rectangulaire ouverte (5,5 × 2,5 cm). Il pourrait s’agir d’un petit mât, à l’image de la tête de mât no 39, ou alors d’une mèche de rame-gouvernail.

2. Conclusions

26L’étude des pieux mis au jour lors des fouilles à Naples, Piazza Municipio, nous offre un aperçu d’une catégorie d’éléments de marine rarement attestés par l’archéologie. Pour certains d’entre eux, l’identification demeure incertaine et il est possible que d’autres recherches ou découvertes puissent apporter de nouvelles informations en mesure de valider ou infirmer nos hypothèses.

Haut de page

Bibliographie

Arnold B.
1974 « La barque gallo-romaine de la baie de Bevaix (lac de Neuchâtel, Suisse) », Cahiers d’archéologie subaquatique III, p. 133‑150.

Arnold B.
1992 Batellerie Gallo-Romaine sur le lac de Neuchâtel, Saint-Blaise, Éditions du Ruau, t. 1 (Archéologie neuchâteloise, 12).

Ballu J.-M.
2017 Bois de marine. Les bateaux naissent en forêt, Paris, CNPF – Institut pour le développement forestier (1re édition 2014).

Basch L.
1987 Le musée imaginaire de la marine antique, Athènes, Institut hellénique pour la préservation de la tradition nautique.

Boetto G., Poveda P.
2018 Napoli A, un voilier abandonné dans le port de Neapolis à la fin du ier siècle : architecture, fonction, restitution et espace de navigation, dans G. Boetto, É. Rieth (dir.), De re navali. Pérégrinations nautiques entre Méditerranée et océan Indien. Mélanges en l’honneur de Patrice Pomey, Paris, CNRS Éditions (Archaeonautica, 20), p. 19‑56.

Bonnefoux de P.-M.-J., Pâris F.-E.
1999 Dictionnaire de la Marine à voile, Marseille, Éditions du Layeur (1re édition 1847).

Cadoret B., Maho Cl., Cadoret M.
2009 Le grand livre des voiles et gréements, Grenoble, Chasse-marée/Glénat.

Camardo D., Court S., Guidobaldi M. P., Notomista M.
2014 « Ercolano e il mare », Archeo. Attualità del passato 354, p. 70‑79.

Carre M.-B.
1983 Gréement et équipement des navires gréco-romains d’après les documents archéologiques, thèse de 3e cycle sous la direction d’André Tchernia. Université de Provence, Aix-en-Provence [non publiée].

Carre M.-B.
2007 « Les pompes de cale et l’évacuation de l’eau de sentine sur les navires antiques », dans J.-P. Brun, J.-L. Fiches (éds.), Énergie hydraulique et machines élévatrices d’eau dans l’Antiquité, Actes du Colloque International, Vers – Pont du Gard 2006, Naples, Centre Jean Bérard (Collection du Centre Jean Bérard, 27), p. 51‑66.

Carre M.-B.
2018 « Quelques pièces de manœuvre des voiles découvertes sur l’épave de la Madrague de Giens (Hyères, Var, 70‑45 av. J.-C.) », dans G. Boetto, É. Rieth (dir.), De re navali. Pérégrinations nautiques entre Méditerranée et océan Indien. Mélanges en l’honneur de Patrice Pomey, Paris, CNRS Éditions (Archaeonautica, 20), p. 57‑65.

Carre M.-B., Jézégou M.-P.
1984 « Pompes à chapelet sur des navires de l’Antiquité et du début du Moyen Âge », Archaeonautica 4, p. 115‑143.

De Simone A., Ruffo F.
2017 « Ercolano e il mare. Breve nota su una lunga stagione di studi, ipotesi, ricerche », dans L. Cicala, B. Ferrara (éds.), Kithon Lydios. Studi di storia e archeologia con Giovanna Greco, Naples, Naus Editoria (Quaderni del Centro Studi Magna Grecia, 22), p. 811‑826.

Gaspari A., Masaryk R., Draksler M., Perko M., Koren S., Mitrova D., Merela M.
2024 « Roman coastal settlement at Fizine in the north-western Istria (Slovenia); recent research of harbour complex with fishponds », dans M. Urteaga, A. Pizzo (eds), Entre Mares. Emplazamiento, infraestructuras y organización de los puertos romanos, vol. II, Rome, L’Erma di Bretschneider, p. 649‑656.

Giampaola D.
2017 « Napoli antica », dans I. Ferraro (dir.), Napoli. Atlante della città storica. Centro Antico, Naples, Oikos edizioni, 2e éd., p. 10‑37.

Giampaola D., Greco E.
2022 Napoli prima di Napoli. Mito e fondazione della città di Partenope, Rome, Salerno editrice.

Guidobaldi M. P., Esposito D., Formisano E.
2009 « L’Insula I, l’Insula nord-occidentale e la Villa dei Papiri di Ercolano: una sintesi delle conoscenze alla luce delle recenti indagini archeologiche », Vesuviana 1, p. 43‑180.

Marlier S. (dir.)
2014 Arles-Rhône 3, un chaland gallo-romain du ier siècle après Jésus-Christ, Paris, Éditions du CNRS (Archaeonautica, 18).

Marsden P.
1994 Ships of the Port of London: First to Eleventh Centuries, London, English Heritage.

Pomey P., Poveda P.
2018 « Gyptis: sailing Replica of a 6th-century-BC Archaic Greek Sewn Boat », IJNA, 47, 1, p. 45-56.

Santamaria C.
1984 « Le pied du mât de l’épave “E” du cap Dramont (Saint-Raphaël – Var) », Archaeonautica 4, p. 107‑114.

Steffy J. R.
1985 « The Herculaneum Boat: Preliminary Note on Hull Details », AJA 89, 3, p. 519‑521.

Tella F.
1998 « Affreschi dal porto fluviale di San Paolo, località Pietra Papa, a Roma », dans A. Donati (dir.), Romana pictura. La pittura romana dalle origini all’età bizantina, Milan, Electa, p. 283‑284.

Vence J.
1897 Construction et manœuvre des bateaux et embarcations à voilure latine, Paris, Édition Augustin Challamel.

Ucelli G.
1950 Le navi di Nemi, Rome, Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato.

Weerd de M.
1978 « Ships of the Roman Period at Zwammerdam/Nigrum Pullum, Germania Inferior », dans J. Du Plat Taylor, H. Cleere (eds), Roman Shipping and Trade, Britain and the Rhine Provinces, London, Council for British Archaeology (Report, 24), p. 15‑21.

Haut de page

Notes

1  Deux numéros d’inventaire ont été attribués à chaque pièce lors de la fouille : le premier se réfère à l’inventaire des pieux, le seconde à l’inventaire des mêmes éléments après leur identification. Les deux références sont listées dans nos tableaux. Dans notre étude manquent les identifications des bois. Des échantillons ont été prélevés systématiquement mais, à l’heure où nous écrivons ces lignes, les analyses n’ont pas encore été effectuées. Enfin, nous avons omis des considérations concernant la position des pieux en relation avec la stratigraphie et les structures portuaires. Elles feront l’objet de publications ultérieures par les équipes qui ont réalisé les fouilles archéologiques sous la direction de Daniela Giampaola et Vittoria Carsana.

2  D’un point de vue morphologique, ces trois éléments fonctionnent bien ensemble, mais ils ne proviennent pas du même aviron, car nous avons des pièces de bois et de dates différents. L’examen des photographies nous permet de reconnaître que la majorité des avirons semblent avoir été façonnés dans du hêtre. C’est surtout le cas des pieux correspondant aux poignées/manches (no 24, no 26, no 29‑30, no 32, no 40, no 50‑51, no 57, no 60, no 94 et no 104). Le bois de hêtre se distingue assez facilement à l’œil nu par sa maillure très caractéristique puisqu’en face tangentielle les rayons ligneux forment des tâches très visibles. Il est intéressant de noter que les avirons étaient souvent en hêtre (Bonnefoux, Pâris 1999, p. 64 ; Ballu 2017, p. 60, 62‑63). Pour ce qui est de la pelle no 92 et du fût no 107, ils semblent avoir été fabriqués en bois de conifère.

3  À titre d’exemple, sur la réplique navigante Gyptis, d’une longueur de 9,85 m et d’une largeur de 1,88 m, les avirons mesurent 3,2 m (Pomey, Poveda 2018, p. 54).

4  C’est ici qu’a été découverte la deuxième barque d’Herculanum.

5  Dans ce pavillon est également conservée l’épave Ercolano 1, mise au jour en 1982 sur la plage près des arcades situées sous la Zona Sacra et la terrasse de M. Nonio Balbo (Steffy 1985).

Haut de page

Table des illustrations

Titre Fig. 1 : L’emprise de fouille à Piazza Municipio avec la position des infrastructures portuaires, des édifices et des épaves d’époque romaine
Légende L’encadré orange indique la zone où les pieux ont été découverts.
Crédits (Giampaola 2017, fig. 64)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-1.png
Fichier image/png, 106k
Titre Fig. 2 : Piazza Municipio, Naples
Légende Vue de la zone A en cours de fouille. Au premier plan, contrepoids d’aviron utilisé comme pieu.
Crédits (cliché Soprintendenza ABAP par l’Area Metropolitana di Napoli)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 2,2M
Titre Fig. 3 : Le pied de mât no 36
Crédits (dessin Ch. Zazzaro et P. Poveda ; cliché M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-3.png
Fichier image/png, 421k
Titre Fig. 4a : Vues de détail du tenon et des trous à la base du mât no 36
Crédits (clichés M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 713k
Titre Fig. 4b : Vues de détail du tenon et des trous à la base du mât no 36
Crédits (clichés M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 580k
Titre Fig. 5 : La tête du mât no 39
Crédits (dessin Ch. Zazzaro et P. Poveda ; cliché M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-6.png
Fichier image/png, 484k
Titre Fig. 6a : Vues de détail de l’extrémité supérieure du mât no 39
Crédits (clichés M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-7.jpg
Fichier image/jpeg, 657k
Titre Fig. 6b : Vues de détail de l’extrémité supérieure du mât no 39
Crédits (clichés M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-8.jpg
Fichier image/jpeg, 555k
Titre Fig. 7 : Restitution hypothétique d’un mât à partir des deux éléments no 36 et no 39
Crédits (dessin P. Poveda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-9.png
Fichier image/png, 84k
Titre Fig. 8 : Poignées et manches
Crédits (dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda ; clichés M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-10.png
Fichier image/png, 687k
Titre Fig. 9 : Vue de détail de l’encoche creusée dans le manche de l’aviron no 31
Crédits (cliché M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-11.jpg
Fichier image/jpeg, 596k
Titre Fig. 10 : Le fût n° 107 et la pelle n° 92
Crédits (dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda ; clichés M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-12.png
Fichier image/png, 377k
Titre Fig. 11 : Manches dont l’extrémité a été retaillée en forme de pointe pour faciliter l’insertion dans les sédiments
Crédits (dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-13.png
Fichier image/png, 244k
Titre Fig. 12 : Reconstruction d’un aviron à partir de trois éléments découverts à Naples, Piazza Municipio
Crédits (dessin P. Poveda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-14.png
Fichier image/png, 88k
Titre Fig. 13 : La barque de droite figurée sur la fresque du Porto Fluviale
Crédits (dessin P. Poveda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-15.png
Fichier image/png, 166k
Titre Fig. 14 : Les espars
Crédits (dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda ; cliché M. Merenda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-16.png
Fichier image/png, 358k
Titre Fig. 15 : Les éléments d’identification incertaine
Crédits (dessins Ch. Zazzaro et P. Poveda)
URL http://journals.openedition.org/archaeonautica/docannexe/image/4291/img-17.png
Fichier image/png, 203k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence papier

Giulia Boetto, Pierre Poveda et Chiara Zazzaro, « Éléments de bateaux recyclés à Naples entre le ier et le début du ve siècle apr. J.-C. »Archaeonautica, 22 | 2024, 77-87.

Référence électronique

Giulia Boetto, Pierre Poveda et Chiara Zazzaro, « Éléments de bateaux recyclés à Naples entre le ier et le début du ve siècle apr. J.-C. »Archaeonautica [En ligne], 22 | 2024, mis en ligne le 15 septembre 2025, consulté le 11 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/archaeonautica/4291 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14o93

Haut de page

Auteurs

Giulia Boetto

CNRS, Aix Marseille Université, Centre Camille Jullian, Aix-en-Provence, France (giulia.boetto[at]univ-amu.fr)

Articles du même auteur

Pierre Poveda

CNRS, Aix Marseille Université, Centre Camille Jullian, Aix-en-Provence, France (pierre.poveda[at]univ-amu.fr)

Articles du même auteur

Chiara Zazzaro

Università di Napoli L’Orientale, Italie (czazzaro[at]unior.it)

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search