Limoges (Haute-Vienne). 36, rue du Pont-Saint-Étienne
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Année de l'opération :
2012Numéro d’opération :
123169Sujets :
milieu urbain, sépulture, sarcophage, cercueil, coffrage (sépulture), réduction de corps, cimetière, linceul, atelier de potier, porcelaineTexte intégral
1Une découverte fortuite (2011) a entraîné la prescription par le SRA d’une opération en septembre 2012 en deux volets : une tranchée effectuée dans le cadre d’une opération de réparation sur le réseau d’assainissement devait être observée dans le but d’obtenir une coupe stratigraphique complète jusqu’au substrat ; un suivi de travaux, dans le cadre d’interventions sur le réseau d’eau potable, permettait d’établir un bilan du potentiel stratigraphique tout au long de la rue.
2La fouille se situe au cœur de la Cité de Limoges, à proximité immédiate de la façade de l’église Saint-André édifiée anciennement et rasée à la fin du xviiie s. Bien que les études notamment les datations 14C soient toujours en cours, trois grandes phases de vestiges ont été distinguées. La première est représentée par un niveau de sépultures comprenant un fragment de sarcophage et des coffrages en pierre. Ces inhumations ont des orientations diverses (NO-SE ou SO-NE). Les premières conclusions de l’étude anthropologique montrent une hétérogénéité de la population représentée (adultes et immatures). La présence de réductions atteste une certaine densité du cimetière. Aucun mobilier datant pour cette phase n’a été mis au jour. La deuxième phase est constituée d’un autre niveau d’inhumations en grande majorité orientées NO-SE. Les individus ont été ensevelis dans des cercueils et la présence de linceul a pu être mise en évidence. Le mobilier céramique retrouvé au sein de cette phase date des xiiie-xive s. Enfin, la troisième phase marque l’abandon de l’espace funéraire au profit de l’aménagement de l’espace de circulation actuel dont différents états ont été observés en coupe. Cette transformation date, d’après le mobilier céramique et les monnaies, des xvie-xviie s., ce qui correspond bien au paysage urbain actuel composé de maisons du xviie s. Le dernier niveau de circulation est quant à lui constitué de gazettes issues de l’industrie porcelainière. Il est le témoin des réfections de la chaussée datant de la fin du xixe ou du début du xxe s.
3Le suivi de travaux a mis en évidence des données topographiques intéressantes car le niveau d’apparition du substrat a été aperçu tout le long de la rue. De plus, des sépultures appartenant vraisemblablement à la deuxième phase d’inhumation observée lors de la fouille ont été vues vers l’ouest, au niveau du numéro 37.
4Les dernières analyses à venir vont permettre d’inscrire dans le temps la première phase d’inhumation. De plus, il est nécessaire de replacer ces découvertes dans le contexte du quartier, notamment pour étayer nos connaissances sur l’église Saint-André et explorer l’évolution urbaine avec le percement de la rue au xviie s.
Pour citer cet article
Référence papier
Peggy Poulain, « Limoges (Haute-Vienne). 36, rue du Pont-Saint-Étienne », Archéologie médiévale, 43 | 2013, 292-293.
Référence électronique
Peggy Poulain, « Limoges (Haute-Vienne). 36, rue du Pont-Saint-Étienne » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 43 | 2013, mis en ligne le 15 mai 2018, consulté le 11 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/10237 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.10237
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