Glaizil (Le) (Hautes-Alpes). Château de Lesdiguières
Entrées d’index
Année de l'opération :
2011Numéro d’opération :
2110063Sujets :
château, porte monumentale, chapelle, écurie, parement, logis, courtine, pont-levis, remploi, pontChronologie :
époque moderneTexte intégral
1Le château de Lesdiguières (INSMH 1978), construit à partir de 1571 par le duc du même nom, chef des huguenots du Dauphiné et dernier connétable de France, a été acquis en 2001 par le département des Hautes-Alpes, qui en souhaite la sauvegarde. Pour ce faire, des études historiques et architecturales ont été complétées par des sondages archéologiques sur une sélection d’éléments distinctifs de l’édifice, en particulier la porte centrale. Le site, actuellement ruiné et pris par la végétation, comporte un logis, des courtines, des murs d’escarpe, une place d’arme et une chapelle Renaissance. Le projet patrimonial est de conserver l’aspect de « ruine romantique ».
2Les travaux de 2011 visaient à mieux connaître la nature et l’évolution de l’architecture à proximité immédiate de la porte centrale. La documentation mentionne d’anciennes écuries à cet emplacement situé dans le prolongement des éléments identifiés plus au nord. L’objectif était de dégager les vestiges en place afin de les laisser visibles ; leur confortement et leur consolidation devaient constituer une seconde phase de travaux en concertation avec la CRMH.
3Le décapage rectangulaire, d’une superficie de 40 m2, orienté N-S (11 x 3,5 m), a été implanté en limite sud de la porte centrale. Son emprise s’étendait de part et d’autre du mur parapet oriental, faisant la jonction entre les anciennes écuries, à l’ouest, et la banquette externe, à l’est.
4Cette opération a permis de documenter : le parement oriental du mur parapet ; le réaménagement occidental de ce mur – matérialisé par un double parement dont des blocs, disposés en boutisse, sont intégrés au premier parement (le ressaut ayant pu supporter des voûtes à l’emplacement des anciennes écuries) – ; le phénomène de prélèvements, sur l’édifice tombé en déshérence, de blocs réemployés dans les constructions du village voire jusqu’au château de Picomtal à Crots; l’effondrement du mur parapet formant un talus d’environ 1,20 m de hauteur.
5L’ensemble de la stratigraphie ne comportait aucun élément de datation. Pour autant, la chronologie relative s’accorde aux grandes étapes de l’histoire du site repérées dans les textes ; elle confirme les deux états d’aménagement repérés archéologiquement en 2005 avec la transformation d’un pont levis initial en pont fixe, probablement au xviie s.
Pour citer cet article
Référence papier
Laurence Pinet, « Glaizil (Le) (Hautes-Alpes). Château de Lesdiguières », Archéologie médiévale, 42 | 2012, 292-293.
Référence électronique
Laurence Pinet, « Glaizil (Le) (Hautes-Alpes). Château de Lesdiguières » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 42 | 2012, mis en ligne le 05 juin 2018, consulté le 12 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/11064 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.11064
Haut de pageDroits d’auteur
Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
Haut de page



