Aquitaine (Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques), Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon. Forts villageois du bas Moyen Âge
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Année de l'opération :
2011Nature de l'opération :
projet collectif de rechercheTexte intégral
1Les recherches sur les forts villageois et églises fortifiées du bas Moyen Âge en Midi aquitain et méditerranéen se sont poursuivies dans des secteurs géographiques où cette enquête était déjà entamée, les résultats ont alimenté une base de données destinée à renseigner une fiche-type pour chacun des sites étudiés.
2Les contributions de l’année 2011 ont permis de présenter un essai de synthèse sur les réduits fortifiés de l’Albigeois (Tarn), d’esquisser un premier repérage des forts villageois du Comminges (Haute-Garonne), et de proposer une monographie sur une église forte, celle d’Inières (commune de Sainte-Radegonde, Aveyron).
3En Albigeois, entre les cours du Dadou et du Cérou, l’enquête poussée a révélé la présence de 22 sites parmi lesquels prédominent des enclos ecclésiaux réaménagés et à nouveau fortifiés au bas Moyen Âge. La plupart du temps, l’église participe à la mise en fortification des lieux. D’autres sites, moins nombreux, renvoient à des créations de forts ex-nihilo. Le plus souvent, ces réduits n’ont laissé subsister que peu de vestiges de leurs périmètres fortifiés (Cédric Trouche-Marty). Dans la région de l’ancien Comminges (sud de la Haute-Garonne pour l’essentiel), le phénomène des forts villageois semble apparaître avec plus d’évidence que dans la région limitrophe du Couserans, zone déjà prospectée. En Comminges, cette première approche, à partir des plans cadastraux napoléoniens, permet de pointer une douzaine de sites à la physionomie très variable : espaces rétractés au sein de bastides, réinvestissement d’espaces ecclésiaux, créations ex-nihilo… (Pascal Audabram). En Aveyron, une étude de l’église fortifiée d’Inières, édifice du xve s., exceptionnel notamment par la conservation de ses structures internes supérieures, rend compte de l’organisation de l’espace au-dessus des voûtes. Il s’agit d’une organisation en cambras (chambres), unités de refuge dévolues aux habitants du village et de villages voisins, structures attestées dans d’autres églises fortes de l’ancien Rouergue mais la plupart du temps non conservées (Jacynth Crozier).
4Afin de faire le point sur l’état de la documentation rassemblée depuis le début du PCR, la constitution d’une base de données a été entreprise. Chacun des sites étudiés fait l’objet d’une fiche qui permet de proposer un texte monographique, de préciser les données morphologiques, archéologiques et historiques, de rassembler les références bibliographiques et les documents planimétriques. L’ensemble de ces données doit permettre l’élaboration d’une synthèse visant à caractériser l’ampleur et la signification historique des réduits collectifs fortifiés de la fin du Moyen Âge à l’échelle de la région Midi-Pyrénées et de ses marges.
Pour citer cet article
Référence papier
Dominique Baudreu, « Aquitaine (Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques), Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon. Forts villageois du bas Moyen Âge », Archéologie médiévale, 42 | 2012, 323.
Référence électronique
Dominique Baudreu, « Aquitaine (Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques), Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon. Forts villageois du bas Moyen Âge » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 42 | 2012, mis en ligne le 05 juin 2018, consulté le 13 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/11134 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.11134
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