Île-de-France. PCR DYNARIF : « Dynamique et résilience des réseaux routiers et parcellaires en région Île-de-France »
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Année de l'opération :
2010Numéro d’opération :
108393Chronologie :
Protohistoire, âge du Fer, Second âge du Fer, Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, Empire romain, Haut-Empire romain, Bas-Empire romain, époque médiévale, Haut Moyen Âge, Moyen Âge classique, Bas Moyen ÂgeNature de l'opération :
projet collectif de rechercheTexte intégral
1Le PCR Dynarif, coordonné par Sandrine Robert et Nicolas Verdier, associe des archéologues, des historiens, et des géographes du CNRS, des universités de Paris I et Paris X, du SRA Île-de-France, de l’Inrap et des collectivités territoriales. Il est destiné à mieux comprendre les conditions d’émergence et de transmission des réseaux routiers qui se fixent à la période médiévale mais puisent leur origine dans des périodes plus anciennes. Le Moyen Âge semble ainsi hériter d’une partie du réseau des grandes voies arpentées antiques mais également d’un chevelu de cheminements dont certains sont déjà attestés à la fin de la période gauloise.
2La comparaison systématique d’indicateurs recueillis sur les voies fouillées en Île-de-France permet de dégager des éléments de synthèse sur leur typologie et de proposer des protocoles d’étude. Pour une meilleure prise en compte de ces vestiges sur le terrain, des outils ont été mis au point : élaboration d’un vocabulaire descriptif pour l’enregistrement, bases de données cartographiques et bibliographiques géoréférencées pour faciliter le croisement des sources, base de données sur la construction des voies. Les concepts utilisés pour l’analyse de ce type de structures ont été discutés et ont alimenté un dossier spécial de la revue Les Nouvelles de l’archéologie en mars 2009 (n° 115).
3Il est essentiel de raisonner en réseaux et non plus en collection d’objets. Le croisement des sources et l’observation multiscalaire, grâce à l’archéogéographie, permettent d’accéder à ce niveau de compréhension. Ces dernières années, la pratique des diagnostics préventifs a multiplié les découvertes corrigeant l’image stéréotypée que l’on se fait de la voie antique. La plupart des voies ne se manifestent que par de simples ornières qu’encadrent ou non un ou deux fossés bordiers ; la voie construite est rare. La largeur et la construction des différents axes recoupés, liées au contexte topographique rencontré, ne permettent pas de déduire l’importance d’une voie : les routes régionales ne sont pas systématiquement construites en dur. La présence d’une zone humide amène de nombreuses recharges voire la pose de nouvelles couches de fondation, de base et de circulation. Ces vestiges souvent peu spectaculaires et mal datés ne dépassent guère l’état d’inventaire dans les rapports finaux d’opération.
Pour citer cet article
Référence papier
Sandrine Robert, « Île-de-France. PCR DYNARIF : « Dynamique et résilience des réseaux routiers et parcellaires en région Île-de-France » », Archéologie médiévale, 41 | 2011, 363.
Référence électronique
Sandrine Robert, « Île-de-France. PCR DYNARIF : « Dynamique et résilience des réseaux routiers et parcellaires en région Île-de-France » » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 41 | 2011, mis en ligne le 18 juin 2018, consulté le 12 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/13362 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.13362
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