Gisors (Eure). Chemin d’Inval
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Année de l'opération :
2009Numéro d’opération :
172086Sujets :
habitat, fond de cabane, bâtiment sur poteaux, grenier, céramique, matériaux de construction, terre cuite architecturale, céramique peinte, four, citerne, sépulture, artisanat, tisserand, agriculture, outil agricole, élevage, éperon (harnachement), fossé défensifNature de l'opération :
fouille préventiveTexte intégral
1Le contournement nord et ouest de la ville de Gisors a permis de localiser un habitat carolingien étiré sur une terrasse dominant d’environ 6 m le cours actuel de l’Epte. Son occupation est datée des ixe et xe s. par une abondante céramique, homogène, en grande partie beauvaisienne, mais aussi francilienne, souvent peinte (étude Delphine Théolas). Organisée en îlots plus ou moins denses, cette occupation rassemble des bâtiments sur poteaux, des fonds de cabane, un petit grenier (?) en torchis clayonné (importante réserve de pois carbonisés), neuf fours culinaires, une citerne cylindrique et deux sépultures isolées. Les habitants avaient récupéré localement de nombreux matériaux de construction gallo-romains (blocs calcaires et terres cuites architecturales). Le mobilier témoigne de l’artisanat (poinçons de tisserand), de l’agriculture (outillage en fer), de l’élevage (triade domestique, équidés) mais aussi d’un certain niveau social (éperon, gibier dont cervidés).
2Côté Epte, le bord de la terrasse est fossilisé à une date postérieure par le talus d’un imposant fossé en V, creusé en contrebas, accusant une ouverture de près de 10 m et une profondeur de 3 m. Les sources écrites, la toponymie et l’existence d’une même fortification au SE de la Normandie (étudiée par Denis Lepla) permettent d’identifier le fossé royal que Henri II Plantagenêt fit creuser entre 1161 et 1189 en certains points du duché. Le fossé royal pourrait lier Gisors à Neaufles-Saint-Martin (à 2 km), protégeant ainsi les campagnes en pente douce du Vexin normand d’une trop facile conquête française. Ici, le « fossé du roi » fut très progressivement comblé dans les siècles qui suivirent.
Table des illustrations
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|---|---|
| Titre | Gisors, Chemin d’Inval, céramique granuleuse grésée et peinte, à double collerette, production du Beauvaisis du xe s. (Inv. AP.001-105.799f). |
| Crédits | Dessin et mise au net : Delphine Théolas |
| URL | http://journals.openedition.org/archeomed/docannexe/image/14369/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 237k |
Pour citer cet article
Référence papier
Gilles Deshayes, « Gisors (Eure). Chemin d’Inval », Archéologie médiévale, 40 | 2010, 190.
Référence électronique
Gilles Deshayes, « Gisors (Eure). Chemin d’Inval » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 40 | 2010, mis en ligne le 07 septembre 2018, consulté le 15 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/14369 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.14369
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Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
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