Dugny-sur-Meuse (Meuse). Église Notre-Dame
Entrées d’index
Année de l'opération :
2009Numéro d’opération :
137677Sujets :
église, édifice religieux fortifié, architecture romane, remblai, espace funéraire, sarcophage, incendie, fortificationTexte intégral
1Les sondages réalisés à l’occasion des travaux de restauration et d’aménagement de l’église Notre-Dame de Dugny-sur-Meuse ont mis au jour des niveaux d’occupation antérieurs à la construction de l’église romane. Ils attestent l’existence d’un édifice maçonné plus ancien mis en évidence dans un sondage réalisé dans la nef centrale, au droit d’un des piliers. La base du pilier de la nef repose en effet sur un mur dérasé constitué de gros blocs calcaires maçonnés d’une largeur minimum de 0,50 m. Du mobilier daté de la période romaine et du haut Moyen Âge a été retrouvé dans les couches de comblement qui recouvrent ce mur, elles-mêmes scellées par les niveaux d’occupation en terre battue de l’église médiévale.
2Un sondage, implanté au droit du mur sud de la tour-porche, dans le bas-côté sud, a révélé une phase d’inhumation marquée par la présence d’un sarcophage en pierre qui pourrait également être attribué au haut Moyen Âge. Ces découvertes s’inscrivent dans un contexte archéologique déjà riche pour cette commune puisqu’une nécropole mérovingienne (274 tombes fouillées) et un édicule antique associé à cette nécropole ont été fouillés à 500 m à l’ouest de l’église entre 1977 et 1980 au lieu-dit La Redoute. Cette nécropole avait livré une douzaine de sarcophages en calcaire du Perthois.
3Les sondages ont de plus mis en évidence toute la séquence d’occupation de l’église romane depuis sa construction, avec notamment une succession de plusieurs niveaux de sol en terre battue, des traces d’incendie et des niveaux de démolition, une phase d’inhumation à l’intérieur de l’édifice, enfin une phase importante de remblais. Des indices d’aménagement ou de réfection à l’intérieur de l’église ont également été rencontrés. Les aménagements défensifs de la fin du Moyen Âge qui en font une des églises fortifiées de la Meuse parmi les plus emblématiques sont à l’origine de nombreux remaniements de l’architecture initiale, encore bien lisibles à l’heure actuelle. Les sondages mettent en évidence un très bon état de conservation des niveaux de sol depuis l’époque de sa construction.
Pour citer cet article
Référence papier
Marie Frauciel, « Dugny-sur-Meuse (Meuse). Église Notre-Dame », Archéologie médiévale, 40 | 2010, 224-225.
Référence électronique
Marie Frauciel, « Dugny-sur-Meuse (Meuse). Église Notre-Dame » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 40 | 2010, mis en ligne le 07 septembre 2018, consulté le 06 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/14784 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.14784
Haut de pageDroits d’auteur
Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
Haut de page



