Régina (Guyane). Fort hollandais de la Jamaïque
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Année de l'opération :
2017Sujets :
division administrative, colonie, artisanat, artisanat alimentaire, sucrerie, défense, bâtiment militaire, fortification, mort, espace funéraire, cimetière, enceinteChronologie :
époque moderneNature de l'opération :
fouille programméeNotes de la rédaction
Organisme porteur de la fouille : association Aimara
Texte intégral
1En 2010, un programme de recherche a été mis en place pour comprendre la présence hollandaise en Guyane à travers les archives conservées au Pays-Bas. Martijn van den Bel et Lodewijk Hulsman ont procédé au dépouillement de centaines de documents qui ont permis de réviser l’historiographie de la Guyane au début du xviie s. Trois colonies néerlandaises (Cajane, Aremire et Apperwak) se sont installées en Guyane au début des années 1660 pour produire du sucre et des vivres. Les colonies de Cayenne (gérées par Jan-Claes Langedijk) et Rémire (gérées par David Nassy) sont mieux connues dans l’historiographie mais la colonie de l’Approuague s’avère être un chapitre presque inédit de l’histoire de la Guyane pour cette période. En 2012, Martijn van den Bel et Lodewijk Hulsman ont mené des prospections sur l’Approuague afin de retrouver des indices de la présence du fort hollandais implanté en 1659 par Balthazar Gerbier. Depuis 2016, des campagnes de fouilles sont menées sur la rive droite du fleuve sur le site supposé de l’implantation de la colonie. Outre le fort hollandais, une partie du plateau a été réoccupée en partie entre 1855 et 1975 par les habitants du Guisambourg afin de servir de cimetière au village de Régina lors de la haute saison des pluies. Les premiers sondages semblent montrer que le fort et le cimetière se trouvent sur un site amérindien fossoyé, ou « montagne couronnée », dont la surface de l’enceinte représenterait environ 2 à 3 ha. Les prochaines campagnes de fouilles tenteront de comprendre l’organisation de ces différents espaces entre eux et dans le temps (occupation amérindienne, fort hollandais, cimetière moderne). L’équipe, menée par Martijn van den Bel, est internationale, y participent des étudiants de l’université de São Paulo au Brésil, de l’université Antom de Kom au Suriname, de l’université de Leyde au Pays-Bas et des étudiants des universités de Paris 1, de Nantes et de Montpellier.
Pour citer cet article
Référence papier
Martijn Van den Bel et Nathalie Cazelles, « Régina (Guyane). Fort hollandais de la Jamaïque », Archéologie médiévale, 48 | 2018, 225.
Référence électronique
Martijn Van den Bel, Nathalie Cazelles, « Régina (Guyane). Fort hollandais de la Jamaïque » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 48 | 2018, mis en ligne le 01 mars 2019, consulté le 16 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/16693 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.16693
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