Giberville (Calvados). Delle de derrière l’Église
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Année de l'opération :
2008Numéro d’opération :
162266Sujets :
église paroissiale, sépulture, coffrage (sépulture), fossé parcellaire, cimetière, datation au radiocarbone, violation de sépultureChronologie :
Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, Empire romain, Bas-Empire romain, époque médiévale, Haut Moyen ÂgeNature de l'opération :
fouille préventiveTexte intégral
1Le site se trouve en bordure immédiate de l’agglomération et de l’église paroissiale de Giberville dont l’origine peut être attribuée à l’époque mérovingienne sur la foi de sa dédicace à saint Martin. Un ensemble de vestiges funéraires ont été mis au jour à l’extrémité nord de la fouille, à l’opposé du site antique (voir dans la rubrique Constructions et habitats civils), aux abords immédiats de l’église Saint-Martin de Giberville. En limite du décapage et en bordure du parking qui jouxte actuellement l’église, une vingtaine de sépultures disposées en rangées parallèles, pour la plupart situées immédiatement au-delà d’un fossé de délimitation E-O qui matérialise la limite sud du cimetière ecclésial, ont été dégagées. Plusieurs d’entre elles ont manifestement été violées. Dépourvues de tout mobilier datant, ces inhumations ont été déposées dans des fosses anthropomorphes creusées sur mesure, fréquemment aménagées de coffrages globalement soignés, appareillés au moyen de dalles calcaires prélevées sur place. Quatre datations 14C effectuées sur des squelettes répartis à l’extérieur et à l’intérieur des limites du cimetière ont permis de préciser leur chronologie. Le plus ancien, déposé à quelques dizaines de mètres au sud du fossé délimitant l’espace funéraire, remonte à la fin du viie ou au viiie s. La fosse qui le contient recoupe le remplissage final d’un fossé parcellaire gallo-romain, confirmant ainsi la chronologie relative de l’ensemble. Les autres sépultures s’échelonnent de l’époque carolingienne au xive s., confirmant la durée d’utilisation du cimetière déjà connue par les travaux de Christian Pilet et al. (Archéologie médiévale, t. 20, 1990, p. 3-140). La présence de plusieurs tombes précoces situées hors de ses limites conduit à penser que la limite sud de l’ensemble funéraire n’est devenue effective que postérieurement à la fin du viie ou au viiie s., soit vraisemblablement quelque temps (un siècle ?) après la fondation du cimetière primitif mérovingien.
Pour citer cet article
Référence papier
Vincent Carpentier, « Giberville (Calvados). Delle de derrière l’Église », Archéologie médiévale, 39 | 2009, 310.
Référence électronique
Vincent Carpentier, « Giberville (Calvados). Delle de derrière l’Église » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 39 | 2009, mis en ligne le 08 mars 2019, consulté le 05 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/20577 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.20577
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