Montreuil-Bonnin (Vienne). Château
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Année de l'opération :
2006Numéro d’opération :
204079Sujets :
château, fortification, atelier monétaire, fossé défensif, four, pont, creuset, scorie, monnaie, géochimieNature de l'opération :
prospection archéologiqueTexte intégral
1Pour la deuxième année consécutive, un programme de recherche a été organisé autour du château de Montreuil-Bonnin et de l’atelier monétaire qui lui est associé. Les nouvelles données d’archives mises au jour par M. Bompaire permettent de localiser l’atelier hors les murs du château, sur un replat relié à la fortification par un pont mobile. À l’aide de ces informations, nous avons entamé une série de sondages dans les fossés afin de préciser l’emplacement de cette activité. Sur les six sondages ouverts, un seul s’est révélé positif livrant une grande quantité de fragments de creusets, des parois de four et quelques scories vitreuses. Ce sondage se trouve au pied d’une passerelle moderne reliant, via une porte percée dans la tour d’angle, le château à un ancien jardin d’agrément qui s’étend sur une surface plane de plus de 4000 m². Afin de valider ces résultats très prometteurs, une prospection géochimique a pu être menée. Elle affine les données de fouilles mais soulève d’autres questions. Si l’on considère l’anomalie associée à la découverte des creusets, l’espace dans lequel pourrait s’inscrire l’atelier est un quadrilatère de 30 m par 30 m, défini par des enrichissements du sol en plomb et cuivre. Alors que les résultats des sondages comme ceux de la géophysique permettaient d’exclure la zone NO, les données de la géochimie montrent également une accumulation de métaux lourds dans cet espace que nous associons à l’heure actuelle à des opérations d’affinage ponctuelles mais très polluantes, puisqu’elles utilisent le plomb en grande quantité. Parallèlement, l’étude du mobilier issu de l’activité monétaire se poursuit dans le cadre de la thèse d’Adrien Arles sur les techniques de fabrication de la monnaie à la période médiévale à partir principalement d’exemples picto-charentais. L’atelier de Montreuil-Bonnin fournit à cette recherche à la fois le matériel issu de la fouille mais aussi les creusets et monnaies conservés dans les différentes collections des musées. Enfin, la durée d’activité de l’atelier est en question. Si sa date de fermeture est bien connue – 1346 – son ouverture semble ne pas devoir remonter au-delà de 1247. Pour une archéologie des techniques, il s’agit d’un exemple d’activité monétaire particulièrement intéressant car relativement réduit dans le temps.
Pour citer cet article
Référence électronique
Florian Téreygeol, « Montreuil-Bonnin (Vienne). Château » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 37 | 2007, mis en ligne le 12 juin 2019, consulté le 06 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/47705 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.47705
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