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Dossier "La résidence aristocratique rurale de Montbaron (Levroux, Indre), fin XIe-début XIIIe siècle" sous la direction d'Armelle Querrien.

La résidence aristocratique rurale de Montbaron (Levroux, Indre) : conclusion générale

Armelle Querrien
p. 165-174

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Texte intégral

  • 1 Nous avions mené une étude du même type pour la motte de Moulins-sur-Céphons, proche mais dans un (...)

1Les fouilles menées dans la résidence aristocratique rurale de Montbaron se sont révélées riches d’enseignements méthodologiques et historiques. La stratégie de fouille, fondée sur les prospections électriques et magnétiques, a démontré l’intérêt et la fiabilité de ces dernières. Sans elles, jamais nous n’aurions pu mener à bien cette étude dans les délais et dans les conditions qui nous étaient imposées : trois campagnes entre récolte et labours sur près de 2 hectares, avec des moyens limités. L’ensemble du site a pu être traité et les vestiges localisés précisément, même si tout n’a pas été fouillé et si les comblements et remises en culture obligés entre chaque campagne supprimaient tous les repères de fouille. Par ailleurs, le recours à la palynologie et à l’anthracologie, trop peu souvent mis en œuvre pour les sites médiévaux, a abouti à bien cerner le milieu dans lequel a été installé l’établissement1. Enfin l’étude systématique du mobilier mis au jour, complétée pour les objets en métal par les observations faites lors de leur restauration et par des analyses métallographiques, a permis non seulement de différencier et dater les phases de l’occupation médiévale du site, mais aussi de constituer un catalogue utile vu le peu de matériel de référence publié jusqu’ici pour cette période, que ce soit en région Centre ou ailleurs. Des éléments nouveaux pour l’histoire de la métallurgie médiévale ont été mis en évidence. La combinaison des différentes recherches entreprises à Montbaron éclaire non seulement l’histoire d’un site et de la mise en valeur du territoire avoisinant, mais aussi, à travers un cas particulier, celle des résidences aristocratiques et maisons fortes médiévales.

  • 2 L’étude de la faune est en cours sous la direction de Marie-Christine Marinval-Vigne (Université d (...)

2Les aménagements médiévaux de Montbaron ne sont pas liés à un défrichement ou à une extension des territoires cultivés autour de Levroux, contrairement à ce que sa situation en limite de paroisse aurait pu suggérer si nous n’avions tenté d’appréhender l’histoire de ce site dans la plus longue durée possible. La proximité de sites gallo-romains laissait d’ailleurs supposer une mise en valeur ancienne au moins partielle de ce secteur du plateau. Mais, grâce à la découverte de structures protohistoriques parmi celles du Moyen Âge, les analyses palynologiques pratiquées dans les différentes structures ont clairement établi la progression de l’exploitation agricole de ce secteur depuis la protohistoire jusqu’au Moyen Âge, marquée par un net recul des espaces boisés et l’avancée des champs cultivés et des prairies. En revanche, on ne note pas d’évolution entre le xie-xiie siècle et le début du xiiie siècle. Le déboisement est, dès le début de l’occupation médiévale, quasi général sur le plateau qui ne conserve, aux alentours de Montbaron, que quelques bosquets, des arbres le long de la Trégonce, et d’autres dans des haies qui pouvaient délimiter les chézeaux voisins, dans des ouches ou potagers, ou dans des pièces de vigne. L’examen des charbons de bois a en effet mis en évidence, outre la présence d’espèces attestées par leurs pollens, celle de pommiers et/ou de poiriers, de merisiers et/ou de prunelliers, et de vigne. La faune, d’après un premier examen, est composée en majorité d’espèces domestiques ; elle présente l’association habituelle du bœuf, du mouton et du porc, ainsi que de nombreux os d’oiseaux, poules, oies, canards dont certains sont peut-être sauvages2. Tout concourt à souligner la vocation agricole du site aux xie et xiie siècles, non seulement les pollens et les os animaux recueillis, mais aussi la présence de plusieurs silos et de différents outils utilisés pour les labours, les récoltes et la viticulture. La mise au jour de fusaïoles et d’un templet pour le tissage, de scories de forge, indique que des activités artisanales s’y déroulaient. Mais la présence dans le mobilier recueilli d’un étrier, de boucles de ceinture en bronze, de pointes de flèches, montre que, dès la première période d’occupation médiévale, les habitants n’étaient pas que des paysans. Il est vraisemblable, bien qu’on n’ait pu l’établir avec certitude, que le grand enclos pentagonal fut creusé lors de cette première période d’occupation pour délimiter le centre du domaine. Le fossé, de dimensions modestes puisque sa profondeur devait être inférieure à 2 m et sa largeur à 5 m, ne constituait pas une ligne de défense de valeur militaire, mais il était suffisant, comme celui de l’enclos trapézoïdal pourtant encore plus réduit, pour signaler l’emprise de l’habitat et de ses dépendances et pour parquer les animaux.

  • 3 Bur 1986, p. 7-11 ; Pesez 1986, p. 331-339.
  • 4 Voir notamment Pesez, Piponnier 1972 ; Bur 1972-1997 ; Aberg et Brown 1981 ; Affolter, Pégeot, Voi (...)
  • 5 Un inventaire des fortifications et résidences aristocratiques médiévales a été mené par Armelle Q (...)

3La deuxième période est marquée par la création de plates-formes quadrangulaires, entourées de fossés plus importants (plus de 2 m de profondeur et de 5 m de largeur), bien que de dimensions trop limitées pour être très efficaces d’un point de vue militaire. Ces caractères renvoient à la définition archéologique des maisons fortes3. Les comparaisons avec d’autres sites sont difficiles en raison du petit nombre d’établissements de ce type fouillés en France ou à l’étranger, mais la consultation des inventaires faits dans diverses régions4 montre que Montbaron, avec ses deux petites plates-formes fossoyées accolées et son grand enclos, ne ressemble que partiellement aux maisons fortes répertoriées jusqu’ici. Le site est plus ancien que la plupart de ceux qui sont analysés, et diffère par sa composition et par la dimension de ses éléments. De la même manière, sur les cent vingt maisons fortes répertoriées dans l’Indre5 d’après leur dénomination dans les archives ou leur analyse dans les cadastres et sur le terrain, rares sont celles que l’on peut rapprocher de Montbaron. Parmi elles, une quarantaine présente des structures fossoyées mesurables sur le terrain ou sur les cadastres du xixe siècle. Trois seulement ont une plate-forme de même taille que la première plate-forme de Montbaron (25 m de côté), et trois une plate-forme de dimensions proches. Les autres sont toutes plus grandes (entre 35 et 60 m de côté). Une seule comporte deux plates-formes, mais de taille et de disposition différentes. En outre, aucune des basses-cours repérées au sol ou sur le cadastre n’a la forme de l’enceinte pentagonale de Montbaron, ni sa taille (90 m x 80 m). Toutefois la plupart des sites repérés ont été occupés longtemps et ont connu des remaniements importants. Leur forme originelle nous échappe souvent. Leurs fossés sont totalement ou partiellement comblés ; seule leur largeur reste parfois visible (entre 4 et 23 m), non leur profondeur. Les bâtiments ont été reconstruits et les vestiges en place sont rarement antérieurs au xve siècle. Les édifices conservés sont de construction plus élaborée qu’à Montbaron, où on ne note pas de différence avec les modes de construction de ­l’habitat rural médiéval. Le bâtiment de la plate-forme 1 est en effet de taille modeste et ses murs sont faits de petits moellons liés à la terre, même si un soin certain se remarque dans leur agencement. Ces murs ne sont pas très épais et n’ont peut-être formé qu’une base supportant des parois en pans de bois et torchis. Si cette technique de construction a été utilisée, il est possible qu’il y ait eu un étage résidentiel et que le bas ait été destiné à entreposer des réserves (silo) et à pratiquer des activités domestiques.

  • 6 Buchsenschutz 1990, p. 285-298 ; Querrien 1994, cartes 3 (h.t.) et 17, p. 342-343.
  • 7 Querrien 1998 c.

4La situation géographique de cet habitat correspond bien à ses deux fonctions fondamentales. La première est le rôle de centre de domaine agricole qui a perduré jusqu’à l’abandon du site. Montbaron appartient en effet au réseau des villae et établissements agricoles du plateau de Champagne dont la répartition régulière a été mise en évidence au sud de Levroux pour l’Antiquité6 et se retrouve à l’époque médiévale, avec de faibles déplacements des habitats. Ainsi Montbaron, la Teurace, Trégonce sont occupés aux époques protohistorique, gallo-romaine et médiévale, et on y voit encore aujourd’hui de grandes fermes isolées caractéristiques de la Champagne berrichonne. Les premiers signes d’une intensification du réseau d’habitat dans cette zone remonte au xiie siècle, notamment du fait des cisterciens qui installent une grange à Ferrières, secteur de bois et de mauvaises terres qui a pu faire l’objet d’une exploitation de minerai dès l’Antiquité mais où aucun vestige autre que des scories non datées n’a été mis au jour, et une autre à Grouard dont dépendaient deux moulins sur la Trégonce7. La deuxième fonction du site de Montbaron est la surveillance du gué de la Trégonce. Ce gué est le seul entre Levroux et Déols sur l’ancienne voie romaine reliant ces deux agglomérations et allant vers Orléans au nord et Limoges au sud, voie mentionnée en 1231 comme via publica. Cette voie passe à 120 m à l’ouest, et, du site, on surveille facilement les alentours et tout ce qui approche du gué. Ce rôle stratégique de contrôle de la voirie semble avoir été déterminant dans la modification sur place de cet habitat, malgré l’absence d’eau et donc la nécessité de laisser les fossés des plates-formes à sec. En effet, ce lieu, proche de la limite sud de la paroisse de Levroux, ne s’inscrit sur aucune frontière politique et seigneuriale durant presque toute la période de son occupation. La principauté de Déols englobe Levroux depuis sa fondation au début du xe siècle jusqu’au début du xiiie siècle. Le détachement de Levroux remonte seulement à 1218 où Guillaume de Chauvigny, prince de Déols, donne Levroux en apanage à son frère André, date qui nous paraît postérieure à la transformation du site en « maison forte ». D’après nos connaissances documentaires actuelles, cette transformation ne s’est pas accompagnée de la création d’une seigneurie de Montbaron. Le domaine appartenait vraisemblablement, à l’origine, aux seigneurs de Déols, comme un grand nombre d’autres dans ce secteur de Champagne. Il dut être occupé par un membre de leur famille ou par un proche. Le fossoiement de l’habitat à la fin du xiie siècle a pu être fait sous l’égide des seigneurs de Déols pour qui cet endroit présentait un intérêt stratégique évident. Mais on ne sait si ce lieu leur appartenait encore ou s’il était passé au chapitre de Levroux. En effet, ce dernier avait de nombreuses possessions à Montbaron dès avant 1240, dont seize chezeaux, tout ou partie du moulin Rebil, des terres et des prés. Aucune information ne permet à ce jour de préciser quels étaient le seigneur et le détenteur de ce site au cours de son occupation.

  • 8 Un troisième denier de Raoul VI de Déols (1160-1176) a été trouvé en surface par le propriétaire.
  • 9 Raynal 1844 ; Devailly 1973.

5En revanche, il est possible d’établir des relations entre l’histoire de Montbaron et celle de la seigneurie de Déols à la lumière des découvertes faites en fouille. La fin de la première phase d’occupation du site est éclairée par la trouvaille de deux monnaies du xiie siècle, un denier de Raoul de Déols (1160-1176) et une obole de Melle, en Poitou, dans des niveaux antérieurs à l’aménagement des plates-formes. En outre, un deuxième denier de Raoul de Déols8 et un autre de Louis VII roi de France (1137-1180) ont été trouvés dans des niveaux qui peuvent aussi bien se rattacher à la première période d’occupation du site qu’à la seconde, l’un étant à la base de la couche étalée sur le bâtiment détruit de la plate-forme 1, et l’autre dedans. L’histoire de Montbaron et de sa transformation en « maison forte » à la fin du xiie siècle correspond à une période de troubles qui touchent alors le Berry, et en particulier la seigneurie de Déols. De 1168 à 1170, la lutte entre Louis VII et Henri II Plantagenêt s’intensifie, et des mouvements de troupes ont lieu entre le Poitou et Bourges, au cours desquels Montbaron a pu subir des destructions. Mais surtout, une nouvelle période de troubles s’ouvre en 1176, à la suite de la mort de Raoul VI de Déols qui laisse pour seule héritière sa fille Denise, âgée de trois ans. L’oncle paternel de Denise, qui veut préserver le patrimoine de sa nièce face aux prétentions de son seigneur, Henri II, ­l’emmène à la Châtre, dans le sud de l’Indre. Les châteaux et villes fortes de la seigneurie de Déols sont fortifiés, et en 1177 des combats ont lieu pour résister au fils d’Henri II et à ses troupes. Le comblement du puits et des silos et la transformation du site seraient concomitants de ce mouvement général de fortification. Cette hypothèse cadre particulièrement bien avec les monnaies trouvées. Toutefois, on peut, dans l’absence de certitude, rapprocher ces modifications d’autres événements qui touchèrent la région dans les années suivantes. En 1187, Philippe Auguste est dans le Berry aquitain ; il y prend Issoudun, Graçay, et un grand nombre de châteaux, et ravage les environs de Châteauroux avant de faire le siège de la ville. La même année, il prend Buzançais et Argenton, et fait le siège de Levroux. Le roi et son armée sont donc à plusieurs reprises tout près de Montbaron, et sont même sans doute passés par le gué de Montbaron. Les combats entre Philippe Auguste et Richard Cœur-de-Lion, fils d’Henri II, continuent jusqu’en 1188, et en 1189 Denise de Déols se marie avec André de Chauvigny, proche de Richard Cœur de Lion, qui conserve Châteauroux9. Les occupants de Montbaron ont été témoins de ces différents conflits et ont pu y prendre part, mais leur rôle militaire ne dut pas être très important, sauf à garder le gué sur la Trégonce et à signaler tout mouvement de troupe ou de population anormal.

6Quoi qu’il en fût, la fin de la « maison forte » de Montbaron n’a pas été causée par des événements guerriers. C’est bien plutôt les effondrements naturels qui eurent lieu, en particulier sur la plate-forme 2, dans les premières décennies du xiiie siècle, qui provoquèrent son abandon. Le site, en partie dévasté, ne paraît plus sûr. Il est détruit et les fossés sont comblés avant le milieu du siècle. Lorsqu’un nouveau bâtiment est construit en ce lieu, la localisation des effondrements paraît oubliée, puisque nous devons la conservation de la base des murs du four en hémicycle à son établissement sur un sous-sol meuble, fait de remblais jetés avant le milieu du xiiie siècle pour combler la cavité sous-jacente. On ne peut ni dater avec précision cette construction, ni savoir de quelle autorité relevait le four à pain édifié après le nivellement du site fossoyé, le seigneur de Levroux comme le chapitre étant susceptible d’avoir eu en ce lieu un four banal. Le reste du bâtiment a été emporté par les labours, qui ont depuis longtemps repris possession de cette zone du plateau.

  • 10 La première hypothèse formulée à partir des photographies aériennes était celle d’une demeure aris (...)

7Cet abandon ancien du site a permis la fossilisation partielle de ses structures. Après une découverte par avion lors de la sécheresse de 1976, la fouille a donné des réponses que ni les photographies aériennes10 ni la documentation écrite n’avaient laissé pressentir. Malgré une forte érosion agricole récente et destructrice, l’étude archéologique de Montbaron apporte des renseignements importants sur un type de site mal connu : les petites résidences aristocratiques rurales des xiie-xiiie siècles. Nombre d’entre elles n’ont pas été conservées, d’autres ont pu être identifiées comme de simples habitats ruraux, et beaucoup ont subi des réaménagements au bas Moyen Âge et à l’époque moderne qui ont détruit les traces des phases antérieures. Ce type de demeure aristocratique, souvent absent des sources écrites en raison de leur rang subalterne dans l’organi­sation des seigneuries, est resté jusqu’ici un des domaines les moins développés de la recherche sur les résidences aristocratiques médiévales.

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Notes

1 Nous avions mené une étude du même type pour la motte de Moulins-sur-Céphons, proche mais dans un milieu naturel différent : Bui Thi Maï 1988, 1996 et 1998 ; Querrien 1988, 1998 a et b ; Ruas 1988.

2 L’étude de la faune est en cours sous la direction de Marie-Christine Marinval-Vigne (Université de Paris I, Maison de l’archéologie, Nanterre).

3 Bur 1986, p. 7-11 ; Pesez 1986, p. 331-339.

4 Voir notamment Pesez, Piponnier 1972 ; Bur 1972-1997 ; Aberg et Brown 1981 ; Affolter, Pégeot, Voisin 1986 ; Demolon, Louis, Ropital 1988 ; Demolon 1991 ; Giuliato 1992 ; Kernevez 1997 ; Mouillebouche 2002.

5 Un inventaire des fortifications et résidences aristocratiques médiévales a été mené par Armelle Querrien dans dix sept cantons du département de l’Indre. Cet inventaire montre que la majorité des plates-formes repérées étaient de plain pied (84 %).

6 Buchsenschutz 1990, p. 285-298 ; Querrien 1994, cartes 3 (h.t.) et 17, p. 342-343.

7 Querrien 1998 c.

8 Un troisième denier de Raoul VI de Déols (1160-1176) a été trouvé en surface par le propriétaire.

9 Raynal 1844 ; Devailly 1973.

10 La première hypothèse formulée à partir des photographies aériennes était celle d’une demeure aristocratique rurale gauloise, rapidement contredite par les quelques indices livrés par les sondages (Buchsenschutz 1980). La comparaison avec les résultats des fouilles menées par les protohistoriens nous a d’ailleurs été utile. Voir notamment Bersu 1940, et Malrain, Matterne, Méniel 2002.

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Pour citer cet article

Référence papier

Armelle Querrien, « La résidence aristocratique rurale de Montbaron (Levroux, Indre) : conclusion générale »Archéologie médiévale, 34 | 2004, 165-174.

Référence électronique

Armelle Querrien, « La résidence aristocratique rurale de Montbaron (Levroux, Indre) : conclusion générale »Archéologie médiévale [En ligne], 34 | 2004, mis en ligne le 15 septembre 2023, consulté le 16 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/48249 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.48249

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Auteur

Armelle Querrien

Ingénieur de recherche au CNRS, UMR 8589

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