Lorraine, Alsace. Archéologie des enceintes urbaines et leurs abords en Lorraine et en Alsace (xie-xve s.)
Texte intégral
1Le projet collectif de recherche est né de la volonté de favoriser les échanges interinstitutionnels entre des chercheurs travaillant de façon parallèle sur la question des enceintes urbaines médiévales en Lorraine et en Alsace. Il a pour principal objectif de mettre en commun et de publier le résultat de travaux récents et inédits. Il réunit ainsi une vingtaine de chercheurs provenant de l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), de l’université Nancy 2, UMR 7002, Moyen Âge (Laboratoire d’Archéologie Médiévale de l’Est : LAMEst), des services d’Archives municipales de Strasbourg et de Colmar, du Service régional de l’Inventaire de Lorraine et du Centre Départemental d’Archéologie du Bas-Rhin.
2Les villes sélectionnées ont toutes fait l’objet de fouilles archéologiques préventives récentes, principalement réalisées par l’INRAP. D’un point de vue thématique, la décision a été prise de porter une attention particulière aux petites agglomérations et aux villes de dimension moyenne. 18 villes ont ainsi été retenues, dont 12 en Lorraine (Commercy, Épinal, Liverdun, Mirecourt, Neufchâteau, Saint-Avold, Saint-Mihiel, Sarrebourg, Sarreguemines, Vaucouleurs, Verdun et Vic-sur-Seille) et 6 en Alsace (Haguenau, Kaysersberg, Molsheim, Ribeauvillé, Sélestat et Thann). Les limites chronologiques s’étendent du xie au xve s. Abstraction faite des rares exemples de villes médiévales issues du réseau urbain antique, le xie s. correspond aux plus anciennes mentions connues d’enceintes urbaines. La limite basse a été arbitrairement arrêtée au xve s. (fin du Moyen Âge). Le choix d’étudier les enceintes en Lorraine et en Alsace est, quant à lui, né de la volonté de confronter des résultats archéologiques de deux régions situées dans une zone de transition entre le royaume de France et l’Empire.
3Définie dès 2003, la problématique de recherche était orientée selon trois directions : l’enceinte dans sa dimension architecturale, l’impact de l’enceinte sur la ville et ses abords, les origines et le développement topo-chronologique des enceintes.
4Après deux années de fonctionnement (2003-2004), le collectif s’est réuni, en 2005, au rythme de cinq séminaires, ayant pour objectif de compléter le corpus documentaire et d’amorcer un travail de synthèse en rapport avec les principaux axes de la problématique. Les sites présentés à cette occasion sont au nombre de trois. Il s’agit des villes de Molsheim (Bas-Rhin), de Saint-Avold (Moselle) et de Thann (Haut-Rhin). Les groupes de travail ont par ailleurs œuvré à l’élaboration de grilles d’analyse et de tableaux de synthèse qui ont ensuite été discutés puis validés lors des réunions plénières. Parallèlement, l’équipe du LAMEst a procédé au relevé des enceintes de Saint-Mihiel (Meuse).
5Au terme de cette troisième année consacrée à l’étude des enceintes urbaines médiévales en Lorraine et en Alsace, le collectif envisage de poursuivre ses activités afin de proposer, en novembre 2006, un manuscrit destiné à être soumis à publication. (Responsable de l’opération : Amaury Masquilier.)
Pour citer cet article
Référence électronique
Amaury Masquilier, « Lorraine, Alsace. Archéologie des enceintes urbaines et leurs abords en Lorraine et en Alsace (xie-xve s.) » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 36 | 2006, mis en ligne le 15 mai 2023, consulté le 06 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/48954 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.48954
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