Saint-Raphaël (Var). Vieille église de Saint-Raphaël
Texte intégral
1Une dernière campagne de vérification a fait suite aux nombreux sondages et fouilles qui se sont succédé dans l’église depuis 1994, date de démarrage de l’opération de restauration de l’édifice décidée par la mairie de Saint-Raphaël et le service des Monuments Historiques. Les premières opérations menées de 1994 à 1997 par Michel Piskorz (Afan) avec l’aide de Yann Codou (maître de conférences à l’Université de Nice, alors étudiant en thèse) ont permis de mettre au jour sur plus de la moitié du sous-sol de l’église une succession d’édifices depuis l’Antiquité : bâtiment antique indéterminé, premier monument chrétien de l’antiquité tardive, reconstruction partielle au haut Moyen Âge, première église romane à cryptes et reconstruction au second âge roman. Les travaux ont repris en 2003 avec un nouvel Architecte en Chef des Monuments Historiques (Francesco Flavigny) et une nouvelle équipe Inrap (Nathalie Molina et Aurélie Dumont). Une dalle de sol a été réalisée sur l’ensemble des vestiges, le projet de mise en valeur prévoyant la visite des fondations découvertes dans une crypte archéologique. En 2003 et 2004, les fouilles se sont poursuivies dans les parties sud et sud ouest qui n’avaient pas encore été explorées.
2La campagne de 2005 (5 semaines) a permis de dégager sous surveillance archéologique les vestiges trouvés dans les années 1990 et protégés depuis, et d’effectuer des sondages complémentaires. Ils ont permis d’affiner les interprétations des structures datées du premier et du second âge roman (rares niveaux de sol, murs latéraux E-O, « escalier » central, etc.) et de répondre à certaines questions concernant les états antérieurs, notamment dans l’espace des absides ve-xe s. (phasage des niveaux de sol, caractérisation des reprises des fondations de l’abside, etc.).
3Enfin, Anne Richier (anthropologue Inrap) a fouillé la dizaine de sépultures sous tuiles ou coffrages de pierres partiellement fouillées depuis 1994. Ces tombes appartenaient à deux phases distinctes d’inhumation. Elles n’ont pas révélé de mobilier particulier.
4L’ensemble de toutes les données de terrain devrait être exploité courant 2006 dans le cadre du travail de post-fouille.
5D’autre part, un Programme collectif de recherche intitulé « Vieille église de Saint-Raphaël (83) - Étude monumentale et documentaire », regroupant une dizaine de personnes a été lancé afin de compléter les données issues de fouille. L’objectif de cette première année de PCR était surtout de réunir la documentation écrite et graphique. Les recherches se sont donc articulées autour de trois axes : études documentaires (bibliographie, archives communales et départementales et analyse des archives publiées), relevés de terrain (relevé topographique exhaustif, relevé pierre à pierre et travail à partir de photos redressées), et début d’analyse du bâti sur place.
6Tous ces résultats seront immédiatement exploités à l’occasion de la présentation de l’édifice et du musée de site fin 2006.
Pour citer cet article
Référence électronique
Nathalie Molina, « Saint-Raphaël (Var). Vieille église de Saint-Raphaël » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 36 | 2006, mis en ligne le 15 mai 2023, consulté le 08 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/49223 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.49223
Haut de pageDroits d’auteur
Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
Haut de page



